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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Le ton monte entre Zelensky et Macron: “Il cherche une porte de sortie pour la Russie en vain”

(2022-05-14_07-51-00)


Le ton monte entre Paris et Kiev même si l'objectif reste le même, arrêter la guerre: le président ukrainien Volodymyr Zelensky reproche à Emmanuel Macron de vouloir ménager une "porte de sortie" à Vladimir Poutine et se montre réservé sur son projet de "communauté politique européenne".

"Il ne faut pas chercher une porte de sortie pour la Russie, et Macron le fait en vain", a-t-il regretté dans une interview à la chaîne italienne RAI 1, diffusée vendredi sur sa chaîne Telegram. "Je sais qu'il voulait obtenir des résultats dans la médiation entre la Russie et l'Ukraine, mais il n'en a pas eus", a-t-il asséné, en référence aux multiples échanges du président français avec son homologue russe et lui-même juste avant le début de l'invasion russe en Ukraine mais aussi depuis.

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[1]

“Vladimir Poutine entend annexer le sud et l'est de l'Ukraine à la Russie dans les prochains mois”

Le président français a insisté de son côté, lundi à Strasbourg, sur la nécessité de ne "jamais céder à la tentation ni de l'humiliation, ni de l'esprit de revanche". Une référence à l'humiliation des Allemands à l'issue de la Première guerre mondiale, qui conduisit tout droit au nazisme et au cataclysme de la Seconde guerre mondiale, selon la présidence française. Mais ces propos ont aussi été perçus comme une mise en garde voilée aux Etats-unis, qui aident massivement l'Ukraine au plan militaire et dont le ministre de la Défense, Llyod Austin, a souhaité "voir la Russie affaiblie" à jamais au retour d'un voyage à Kiev.

Macron trop indulgent envers Moscou?



"Poutine est un dictateur. Il n'a pas besoin de sauver la face devant qui que ce soit", a répliqué vendredi Michael McFaul, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Russie. Pour le président Zelensky, "Macron n'a pas besoin de faire des concessions diplomatiques (à la Russie) maintenant".

L'Elysée se défend de son côté de tout cavalier seul. Le chef de l'Etat "n'a jamais rien discuté avec Vladimir Poutine sans l'accord du président Zelensky", insiste la présidence française. "Il n'appartient qu'à l'Ukraine de définir les conditions des négociations avec la Russie", a également réitéré Emmanuel Macron dans son discours sur l'avenir de l'Europe à Strasbourg.

Depuis sa main tendue à Vladimir Poutine en 2019 - il avait alors plaidé en faveur d'un rapprochement entre l'UE et la Russie - Emmanuel Macron reste suspect d'une trop grande indulgence envers Moscou aux yeux des Européens de l'est même s'il a toujours défendu "un dialogue exigeant".

“Communauté politique”



Toujours à l'offensive sur l'Europe, Emmanuel Macron a proposé lundi de créer une "communauté politique européenne" pour permettre à l'Ukraine de rejoindre le projet européen sans attendre l'adhésion pleine et entière à l'UE qui prendra des "décennies".

Cette "communauté politique", destinée à accueillir des pays adhérant au "socle de valeurs" européennes, pourrait offrir un accès progressif au marché unique, voire à terme à la clause d'assistance mutuelle de l'UE (article 42.7), explique l'ancien Premier ministe italien Enrico Letta qui a planché sur l'idée. L'Ukraine serait ainsi à la table du Conseil européen, comme d'autres pays aspirants à l'UE - y compris la Géorgie et la Moldavie, théâtres de conflits gelés avec Moscou - note-t-il, en soulignant que cela peut "se mettre en place de façon très rapide et informelle, comme un G20".

“Pas de chaise à la table”



Volodymyr Zelensky et son chef de la diplomatie, Dmytro Kuleba, n'ont pas caché depuis leur préférence pour une adhésion directe à l'UE, à laquelle l'Ukraine est candidate depuis mars. "C'est comme une table où toute la famille est réunie, et on t'a invité, mais on ne t'a pas mis de chaise. Je pense que c'est injuste", a lancé le président ukrainien mercredi lors d'une viosioconférence avec des étudiants français.

"Il est très important pour nous de réserver cette place (dans l'UE) à l'Ukraine", a renchéri le lendemain son chef de la diplomatie à Berlin. Loin d'être inédite, l'idée s'inspire ouvertement de celle émise en 1989 par un autre président français, François Mitterrand, qui avait, juste après la chute du mur de Berlin, émis le souhait de réunir tous les pays du continent européen au sein d'une confédération.

"Les Européens d'Europe centrale et de l'est en ont gardé le plus mauvais souvenir parce qu'à leurs yeux Mitterrand avait trouvé cela pour essayer de les empêcher de prétendre entrer dans l'Union et dans l'Otan", rappelle François Heisbourg à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).



[1] https://www.7sur7.be/monde/vladimir-poutine-entend-annexer-le-sud-et-l-est-de-l-ukraine-a-la-russie-dans-les-prochains-mois~adff3785/



The more a man is imbued with the ordered regularity of all events, the firmer
becomes his conviction that there is no room left by the side of this ordered
regularity for causes of a different nature. For him neither the rule of
human nor the rule of divine will exists as an independent cause of natural
events. To be sure, the doctrine of a personal God interfering with natural
events could never be refuted, in the real sense, by science, for this
doctrine can always take refuge in those domains in which scientific knowledge
has not yet been able to set foot.

But I am persuaded that such behavior on the part of the representatives
of religion would not only be unworthy but also fatal. For a doctrine which
is able to maintain itself not in clear light, but only in the dark, will
of necessity lose its effect on mankind, with incalculable harm to human
progress. In their struggle for the ethical good, teachers of religion
must have the stature to give up the doctrine of a personal God, that is,
give up that source of fear and hope which in the past placed such vast
powers in the hands of priests. In their labors they will have to avail
themselves of those forces which are capable of cultivating the Good, the
True, and the Beautiful in humanity itself. This is, to be sure, a more
difficult but an incomparably more worthy task.
-- Albert Einstein