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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

“Je vais te jeter par terre, j’en ai marre”: un contrôle dégénère dans un bus De Lijn à Gand

(2022-04-15_17-16-00 (HLN))


La police de Gand a ouvert une enquête après une rixe entre des contrôleurs de la société de transports publics De Lijn et trois usagères sans ticket valable.

Jeudi en fin d’après-midi, trois sœurs étaient à bord d’un bus De Lijn lorsque des contrôleurs sont montés, dans le quartier gantois de Gentbrugge, pour vérifier les billets des voyageurs. Aucune d’entre elles n’ayant de ticket valide, elles ont pris leur téléphone à la hâte et payé leur trajet par SMS. Or, comme l’explique Marco Demerling, porte-parole de De Lijn, un billet, pour être valide, doit être acheté avant de monter dans le bus. Elles ont donc reçu une amende, puis une dispute a éclaté entre les contrôleurs et les trois sœurs, qui a rapidement dégénéré.

“Je ne pouvais littéralement pas respirer”



“Les contrôleurs m’ont poussée dans un coin du bus parce que je ne voulais pas leur donner ma carte d’identité. J’ai ce droit”, explique Dorentina, 19 ans, à HLN. “Je me suis sentie très mal à l’aise et j’ai demandé un peu d’espace. Ils n’ont pas voulu m’en donner. Alors j’ai essayé de les repousser. Comme la porte était encore ouverte, ils ont pensé que je voulais m’enfuir, mais ce n’était absolument pas le cas”, assure la jeune femme. Ses sœurs ont sorti leurs smartphones pour filmer la scène. Dans l’une des vidéos, on voit clairement l’un des contrôleurs perdre son sang-froid et crier qu’il en a “marre” et qu’il va “jeter” la jeune femme au sol.

“Le plus grand des contrôleurs m’a soulevé et m’a poussé contre le plafond, puis son second collègue l’a imité. Ils se sont ensuite assis sur moi avec leurs genoux et j’ai été étouffée parce que l’un d’entre eux a également appuyé sur ma gorge avec son coude. Je ne pouvais littéralement pas respirer. Mes sœurs sont alors intervenues et ont repoussé les deux hommes. Dans la main de l’un des contrôleurs se trouvait une grosse touffe de cheveux qu’il avait arrachée de ma tête”, raconte la jeune femme.

“Je n’ai utilisé aucune violence”



La police a été appelée sur les lieux et a recueilli les dépositions de Dorentina et des contrôleurs. Selon ces derniers, les trois passagères ont aussi fait preuve de violence et donné plusieurs coups de pied, ce que Dorentina dément. “Je n’ai utilisé aucune violence. La police a pris des photos de mes blessures aux poignets, au cou et des cheveux qu’ils ont arrachés. Ce n’est qu’en rentrant chez moi que j’ai réalisé ce qui m’était arrivé. Ce n’est quand même pas normal, n’est-ce pas? C'est comme si nous étions en Amérique”, compare enfin la jeune femme.

La société De Lijn attend les conclusions de l’enquête de la police avant de prendre des mesures en interne.



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