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Philippe promet 10.000 euros aux voleurs qui ont dérobé les sculptures de sa défunte épouse

(2022-03-31_11-38-18)


Entre le 17 et le 21 mars dernier, un vol a été commis à la Fonderie Francart, à Crisnée, en province de Liège. Plusieurs œuvres en bronze ont été volées, parmi lesquelles plusieurs sculptures de l’artiste bruxelloise Christine Jongen. Son mari, seul représentant de son œuvre depuis son décès en 2020, est prêt à tout pour retrouver ces sculptures qui “représentent le travail des six dernières années de sa vie”. Il offre 10.000 euros la tonne de bronze, soit deux fois plus que le prix du marché, aux malfrats, si ceux-ci lui ramènent les œuvres de son épouse.

Née à Bruxelles, Christine Jongen est une artiste bruxelloise qui est passée par le métier de journaliste avant de se consacrer pleinement à la sculpture. Pour réaliser ses œuvres en bronze, Christine Jongen travaillait exclusivement avec la Fonderie d’Art Francart, à Crisnée, en province de Liège. Mais celle-ci a été visitée il y a peu. Selon la plainte déposée par Gil Francart, les voleurs se sont introduits dans l’atelier entre le 17 mars et le 21 mars dernier. C’est son père, Henri Francart, qui a constaté les faits.

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J’estime le préjudice à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Gil Francart

D’après l’audition de M. Francart, le ou les malfrats se sont introduit dans la fonderie en escaladant une grille métallique donnant directement dans l’un des entrepôts, dans lequel, semble-t-il, rien n’a été dérobé. Depuis cet entrepôt, les voleurs (nous utiliserons le pluriel, dès à présent) se seraient directement dirigés vers la fonderie en passant pas une grande porte en bois qu’ils auraient fait céder à coups de pied. Là, ils auraient dérobé 70 kilos de cuivre et 120 kilos d’aluminium, a indiqué Gil Francart à la police. Ils se seraient ensuite dirigés vers deux autres pièces où étaient entreposé de l’outillage, ainsi que des bronzes. Les malfrats sont partis avec du matériel professionnel, du métal, mais aussi plusieurs sculptures, dont deux du Chat de Geluck, une de Rodin et une dizaine d’autres bronzes, parmi lesquels des œuvres de Christine Jongen, et enfin, des corniches en bronze destinées à la réalisation d’une fontaine. “J’estime le préjudice à plusieurs dizaines de milliers d’euros”, a indiqué M. Francart à la police.

Des pièces uniques dérobées



Christine Jongen est décédée, au tout début de l’année 2020, d’une forme rare de cancer gynécologique, faisant de son mari, Philippe Lebert, le seul héritier et représentant de son travail. Aujourd’hui, il lance un appel pour retrouver les œuvres de sa femme. “Les œuvres de mon épouse sont des pièces uniques, car elle travaillait directement la cire, laquelle est brûlée avant la fonte”, explique le veuf de la sculptrice. “Comme les tâches entre la cire finie et la sculpture en bronze finie sont multiples, les pièces en cours, ou inachevées, restaient à la fonderie, où mon épouse venait travailler les dernières étapes.”

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Sculpture "Cassandra", de l'artiste Christine Jongen. Ici, exemplaire unique en cire telle qu'avant la fonte. L'œuvre finale comprend un socle en bronze sur lequel la statue est déposée. © D.R.

Les œuvres volées qui se trouvaient encore à la fonderie, sont des éléments de la “Fontaine Métisse”, qui était en cours d’achèvement, à savoir huit sculptures, huit masques et un socle, le tout réalisé entre 2012 et 2019; ainsi que deux autres sculptures: Cassandra (2019) et Judith (2020).

Il offre 10.000 euros



Ce n’est pas la première fois que l’artiste bruxelloise est l’objet d’un vol. En 2009, trois des dix-sept sculptures en bronze, de 85 à 100 centimètres, exposées dans la ville de Tournai avaient été dérobées. Au bout d’un an et demi, la police avait finalement retrouvé les œuvres de Christine Jongen dans une cabane de jardin à Kain, près de Tournai. En 2017, dans la même ville, une autre de ses sculptures avait également été volée. Mais celle-ci est toujours portée disparue.

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Je suis disposé à offrir une récompense pour toute informati­on permettant de récupérer les dernières œuvres de mon épouse. Philippe Lebert

Pour ce dernier vol, Philippe Lebert espère vraiment que les réalisations de son épouse seront retrouvées. Et pour cela, il est prêt à tout: “Je suis disposé à offrir une récompense pour toute information permettant de récupérer les dernières œuvres de mon épouse.” En outre, l’homme a lancé un appel aux “visiteurs”, afin de leur racheter les œuvres au double du prix du bronze, à savoir 10.000 euros la tonne (contre 5.000 euros au prix actuel du marché), car il redoute profondément que les malfrats cassent les sculptures à la masse et revendent ensuite le bronze au poids. Il craint de ne plus jamais revoir les dernières créations de sa défunte épouse.

Si vous savez quelque chose à propos de ce vol, Philippe Lebert vous invite à le contacter anonymement au 0476/38.01.33 ou par email à l’adresse: christine.jongen@orange.fr .

Une vue partielle de la "Fontaine Métisse", et son socle, qui se trouvaient à la Fonderie Francart. © D.R.

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[1] https://www.7sur7.be/dossier/liege-et-sa-region~d1b8b0c27-6007-4c85-8c99-58803af59df3/



The work [of software development] is becoming far easier (i.e. the tools
we're using work at a higher level, more removed from machine, peripheral
and operating system imperatives) than it was twenty years ago, and because
of this, knowledge of the internals of a system may become less accessible.
We may be able to dig deeper holes, but unless we know how to build taller
ladders, we had best hope that it does not rain much.
-- Paul Licker