Blessée à bout portant par un soldat russe, cette Ukrainienne témoigne
(2022-03-30_12-15-00 (BBC))
- Reference: 2022-03-30_12-15-00_blessee-a-bout-portant-par-un-soldat-rus
- News link: https://www.7sur7.be/monde/blessee-a-bout-portant-par-un-soldat-russe-cette-ukrainienne-temoigne~add814cb/
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Natalia ne remarchera peut-être jamais. La mère de famille affirme avoir été la victime d’une attaque ciblée de la part d’un soldat russe. L’homme lui aurait tiré dessus, de la taille jusqu’aux pieds. Selon ses médecins, quelques millimètres plus à côté et la quadragénaire mourrait.
Tandis que la Russie affirme ne pas cibler la population ukrainienne, les images des bombardements qui nous parviennent, à l’instar de l’attaque du théâtre de Marioupol, semblent indiquer le contraire. Selon les Nations unies, depuis le début du conflit, pas moins de 1.035 civils auraient été tués.
Le récit de Natalia, une Ukrainienne installée à Polohy, à l’est du pays, fait froid dans le dos. La quadragénaire affirme avoir été victime d’une attaque à l’arme à feu dirigée contre elle. “Ce jour-là, je suis sortie de chez moi pour aller voir ma mère, qui habite dans la rue à côté de la mienne”, explique l’Ukrainienne. Pour pouvoir s’y rendre, elle a dû passer par un premier checkpoint, où on l’a autorisée à poursuivre sa route. Alors qu’elle se rapprochait de la maison de sa mère, Natalia est passée par un autre checkpoint, mais les choses ont très vite mal tourné. Montrant patte blanche, l’Ukrainienne a indiqué au soldat qui lui faisait face qu’elle était autorisée à passer. Mais celui-ci ne l’a pas entendu de cette oreille. “Le soldat a fait feu avec son arme. “Il m’a touchée à plusieurs reprises, depuis la taille jusqu’à mes pieds”, se souvient la quadragénaire.
Natalia ne se rappelle pas du visage du soldat russe, pour la simple et bonne raison qu’il portait une cagoule. Elle n’a pas non plus entendu le son de sa voix. Elle assure, cependant, que l’homme était russe. “Il se tenait debout à côté d’un tank sur lequel était peinte la lettre Z”, précise-t-elle. Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer ce symbole. Selon certains experts, il servirait aux Russes pour distinguer leurs chars de ceux appartenant aux Ukrainiens, et ainsi éviter les tirs alliés - les chars des deux camps étant identiques -.
Gravement blessée, Natalia a été évacuée vers l’hôpital de Zaporijjia. Selon ses docteurs, la quadragénaire l’a échappé belle. Quelques millimètres et l’une des balles qui l’a touchée lui aurait été fatale. “Les médecins n’ont pas voulu me dire combien ils avaient trouvé de balles en moi. L’un d’elles a touché mon estomac. Tout a été détruit, même mes parties intimes”, explique Natalia, qui a également eu la jambe et le genou cassés. Elle ne marchera plus jamais bien.
[1]“Une Ukrainienne violée par un soldat russe qui avait abattu son mari quelques minutes plus tôt”
[1] https://www.7sur7.be/monde/une-ukrainienne-violee-par-un-soldat-russe-qui-avait-abattu-son-mari-quelques-minutes-plus-tot~a31c83b3/
Tandis que la Russie affirme ne pas cibler la population ukrainienne, les images des bombardements qui nous parviennent, à l’instar de l’attaque du théâtre de Marioupol, semblent indiquer le contraire. Selon les Nations unies, depuis le début du conflit, pas moins de 1.035 civils auraient été tués.
Le récit de Natalia, une Ukrainienne installée à Polohy, à l’est du pays, fait froid dans le dos. La quadragénaire affirme avoir été victime d’une attaque à l’arme à feu dirigée contre elle. “Ce jour-là, je suis sortie de chez moi pour aller voir ma mère, qui habite dans la rue à côté de la mienne”, explique l’Ukrainienne. Pour pouvoir s’y rendre, elle a dû passer par un premier checkpoint, où on l’a autorisée à poursuivre sa route. Alors qu’elle se rapprochait de la maison de sa mère, Natalia est passée par un autre checkpoint, mais les choses ont très vite mal tourné. Montrant patte blanche, l’Ukrainienne a indiqué au soldat qui lui faisait face qu’elle était autorisée à passer. Mais celui-ci ne l’a pas entendu de cette oreille. “Le soldat a fait feu avec son arme. “Il m’a touchée à plusieurs reprises, depuis la taille jusqu’à mes pieds”, se souvient la quadragénaire.
Elle l’a échappé belle
Natalia ne se rappelle pas du visage du soldat russe, pour la simple et bonne raison qu’il portait une cagoule. Elle n’a pas non plus entendu le son de sa voix. Elle assure, cependant, que l’homme était russe. “Il se tenait debout à côté d’un tank sur lequel était peinte la lettre Z”, précise-t-elle. Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer ce symbole. Selon certains experts, il servirait aux Russes pour distinguer leurs chars de ceux appartenant aux Ukrainiens, et ainsi éviter les tirs alliés - les chars des deux camps étant identiques -.
Gravement blessée, Natalia a été évacuée vers l’hôpital de Zaporijjia. Selon ses docteurs, la quadragénaire l’a échappé belle. Quelques millimètres et l’une des balles qui l’a touchée lui aurait été fatale. “Les médecins n’ont pas voulu me dire combien ils avaient trouvé de balles en moi. L’un d’elles a touché mon estomac. Tout a été détruit, même mes parties intimes”, explique Natalia, qui a également eu la jambe et le genou cassés. Elle ne marchera plus jamais bien.
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[1]“Une Ukrainienne violée par un soldat russe qui avait abattu son mari quelques minutes plus tôt”
[1] https://www.7sur7.be/monde/une-ukrainienne-violee-par-un-soldat-russe-qui-avait-abattu-son-mari-quelques-minutes-plus-tot~a31c83b3/