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Pour David Clarinval, la crise Ukrainienne sera plus grave que celle du Covid

(2022-03-29_11-12-00 (Sudinfo, Belga))


David Clarinval, le ministre des PME, des Indépendants et de l’Agriculture, a fait part de son inquiétude face à la crise économique que va provoquer la guerre en Ukraine. Selon lui, celle-ci sera plus grave que celle du Covid, a-t-il confié à nos confrères de Sud Info.

Avec la pandémie, “on savait cibler plus précisément et rapidement ceux qui étaient impactés. Cette crise-ci est plus diffuse et transversale”, a déclaré David Clarinval sur Sud Info. “La hausse des prix de l’énergie touche tout le monde, mais l’impact est plus difficile à cerner pour certains secteurs. (...) Toute une série de secteurs vont être touchés par le manque de matières premières ou la hausse terrible de leurs prix. (...) On a des manques qui ne viennent pas directement à l’esprit, mais qui sont bien réels comme tout ce qui concerne les bocaux ou l’emballage en aluminium.”

Une taskforce pour anticiper les pénuries dans l’industrie agro-alimentaire



Plusieurs dizaines de fédérations actives de près ou de loin dans l’industrie agro-alimentaire ont pris part mardi matin à une première réunion de la taskforce “Ukraine” au SPF Economie à Bruxelles. La guerre en Ukraine entraîne une forte hausse du prix de certaines matières premières, outre l’inflation des prix de l’énergie. “On ne parle pas de pénurie aujourd’hui, mais la taskforce a pour but d’anticiper les conséquences à venir du conflit”, explique Pierre-Yves Dermagne, ministre de l’Économie.

Le SPF Économie effectue un monitoring quotidien des prix depuis un mois, en étant en lien notamment avec le Centre de crise pour faire face à une éventuelle pénurie de biens de première nécessité. La taskforce doit permettre d’aller plus loin et d’élaborer notamment des solutions destinées à répondre à la pénurie d’huile de tournesol par exemple. Celle-ci pourrait survenir dans deux semaines pour l’industrie agro-alimentaire. Des alternatives au soja ou à l’arachide peuvent être envisagées, mais l’étiquetage devra alors être modifié, comme l’explique le ministre de l’Agriculture David Clarinval. “Modifier une étiquette, ça prend six mois. La présence d’allergènes doit être clairement mentionnée.”

Ne pas mettre en danger la santé du consommateur



Eva De Bleecker, secrétaire d’État à la Protection des consommateurs, a indiqué avant le début de la réunion qu’elle attendait de l’Inspection sociale un peu plus de flexibilité sur les règles en matière d’étiquetage pendant une certaine période. “Il faudra se concentrer sur l’essentiel, tout en veillant à ce que les modifications éventuelles ne mettent pas en danger la santé du consommateur.”

La problématique des étiquettes pourrait prendre une envergure internationale dans la mesure où bon nombre de sociétés agro-alimentaires belges sont tournées vers l’exportation, pointe le ministre Clarinval.

Des dizaines d’organisations prenaient part à cette première réunion, comme le Boerenbond, la Confédération des Betteraviers, Belgapom (transformation de la pomme de terre), la fédération du commerce (Comeos), la fédération de l’industrie alimentaire belge (Fevia)...

La guerre en Ukraine est clairement liée à cette hausse soudaine des prix de certaines matières premières, mais le ministre Dermagne rappelle que les conditions climatiques défavorables qui ont touché l’Amérique du Nord, autre zone riche en matières premières, rendent la situation encore plus complexe.



Confess your sins to the Lord and you will be forgiven;
confess them to man and you will be laughed at.
-- Josh Billings