“Il fallait qu’on meure ensemble”, les révélations d’Adeline Blondieau sur son mariage avec Johnny Hallyday
(2022-03-29_08-49-47 (avec AFP))
- Reference: 2022-03-29_08-49-47_il-fallait-quon-meure-ensemble-les-revel
- News link: https://www.7sur7.be/people/il-fallait-quon-meure-ensemble-les-revelations-dadeline-blondieau-sur-son-mariage-avec-johnny-hallyday~a02c1714/
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Succès, échecs, rebonds, addictions, vie en excès de vitesse permanent: loin des hagiographies habituelles, la série documentaire "Johnny par Johnny" de Netflix dresse un portrait captivant de l'ex-idole des jeunes. Parmi les nombreux témoignages de proches présents dans le documentaire, on retrouve celui d’Adeline Blondieau, son ex-épouse. La femme, aujourd'hui âgée de 51 ans, raconte qu’il y a eu beaucoup de violence au sein de leur relation.
Le 9 juillet 1990, Adeline Blondieau, 19 ans à l’époque, et Johnny Hallyday, 47 ans, se sont mariés à Ramatuelle devant pas moins de 500 invités. Les deux tourtereaux se connaissaient depuis de nombreuses années déjà. Le père d’Adeline Blondieau était un grand ami du chanteur depuis les années 1950. Dans son interview pour le documentaire Netflix, la femme raconte avoir perdu une grande partie de sa liberté après ce mariage.
“Une fois que nous nous sommes retrouvés en tant que mari et femme, il fallait que j’accepte beaucoup plus que ce que j’aurais pensé. J’ai perdu une grande, grande partie de ma liberté. Mon métier, c’était Johnny”, se souvient Adeline Blondieau. Elle raconte également que plus les années passaient, plus l’alcool avait une place importante dans leur couple. “Je me suis retrouvée à boire, moi aussi, pour comprendre l’autre.”
L’ex-actrice admet que leur relation était particulièrement toxique et violente. Lorsqu'ils n’allaient pas bien, les époux envisageaient même le pire. “Quand ça allait mal, il fallait qu’on meure. Mais il fallait qu’on meure ensemble. Moi, je me suis jetée par la fenêtre une fois et il m’a rattrapée par les cheveux; lui, il s’est jeté en arrière d’un escalier et je le tenais par les bottes... C’était du drama très, très souvent.” Adeline Blondieau conclut: “À force, ça m’a épuisée parce que j’avais l’impression de me battre contre un démon qui est à l’intérieur de lui, et j’étais toute petite en face de lui. Donc je suis partie. Je n’en pouvais plus, j’étais par terre.” Le couple s’est définitivement séparé en 1995, un an après s’être remarié à Las Vegas.
Une idée reçue veut que Johnny Hallyday, disparu en décembre 2017, n'ait pas dit grand-chose dans les innombrables interviews télé données en plus de 50 ans de carrière. Faux. Son franc-parler fait la saveur de ces cinq épisodes de 35 minutes chacun, diffusés à partir de mardi, basés sur des archives, souvent tirées de l'oubli et accompagnées de témoignages en voix-off, sans langue de bois, comme Pascal Obispo qui travailla avec lui.
Il y a des pépites. "Je suis assez menteur (...) je ne peux pas m'en empêcher", lâche ainsi un jour le "Taulier" face caméra. "À chaque fois qu'on a exhumé une interview, on a été frappé par sa franchise, ce qui fait que le récit tient par la voix de Johnny, même si on a parfois des témoins pour aller un peu plus loin", décortique pour l'AFP Eric Hannezo, patron de Black Dynamite (société du groupe Mediawan) qui produit la série-documentaire en association avec Universal Music France.
Il en résulte un portrait entier de celui qui fut le rockeur préféré des Français, entre coup d'éclat et face sombre. "Il n'y a pas eu de calcul pour le protéger ou non, lui-même étant tellement cash en interview, ce qui n'empêche pas l'empathie", développe Eric Hannezo.
(la suite ci-dessous)
Le fameux entretien de Johnny accordé au journal Le Monde en 1998 a fait grand bruit à l'époque, car il y parlait sans détour de ses relations avec la drogue. Mais dans la série de Netflix, on entend aussi l'interprète de "Allumer le feu" se livrer sur le rythme à conserver en tournée, en évitant de se présenter sur scène avec les "narines dilatées", référence à la cocaïne.
La frontière entre légende et réalité se dessine au fil des épisodes. Non, il n'a jamais serré la main d'Elvis Presley en sortie de scène comme il l'a laissé croire, établit le documentaire réalisé par Alexandre Danchin et Jonathan Gallaud. Oui, en revanche, Charles Aznavour l'a pris sous son aile et l'a cornaqué pour se construire une image.
"Johnny par Johnny" happe le spectateur avec une dramaturgie servie par une B.O futée: outre des extraits des concerts, on entend des riffs de guitare quand l'artiste se relance et des morceaux électro annoncent les revers. De quoi attirer les puristes et les autres, notamment un jeune public qui pourra appréhender "la dimension romanesque du dernier monstre sacré" du show-biz français, comme le résume Eric Hannezo.
(la suite ci-dessous)
Johnny lors d'un concert en 1967. © AFP
Johnny, au fil des interviews, ouvre consciemment ou non les différents tiroirs de sa vie. Les images d'archives naviguent entre un chanteur aux spectacles insensés (combats de kung-fu et main géante sur scène), un acteur passé par le cinéma d'action et d'auteur, une mégastar au train de vie fou et un homme lucide au moment du bilan des vies conjugales/familiales.
On réalise sur la longueur que Johnny a très vite vécu non-stop sous l'œil des fans - telles ces jeunes filles récoltant les mégots jetés autour de chez lui - et des caméras de télé. Dans la balance, l'artiste s'est intelligemment servi des médias, s'est montré honnête et s'est aussi fait piéger.
Les images de son père, qui l'avait abandonné à peine né, revenu renouer le contact avec lui lors de son service militaire, ne sont ainsi qu'une mise en scène de paparazzi avec un géniteur vénal. "Il le dit lui-même, il a toujours été plus heureux en tant que Johnny sur scène qu'en tant que Jean-Philippe Smet (son nom à l'état civil, ndlr), individu cherchant sa place", conclut Eric Hannezo.
[1]Adeline Blondieau: “J’avais 6 ans et Johnny me promettait de m’épouser plus tard”
[1] https://www.7sur7.be/people/adeline-blondieau-javais-6-ans-et-johnny-me-promettait-de-m-epouser-plus-tard~ad1dd9e5/
Le 9 juillet 1990, Adeline Blondieau, 19 ans à l’époque, et Johnny Hallyday, 47 ans, se sont mariés à Ramatuelle devant pas moins de 500 invités. Les deux tourtereaux se connaissaient depuis de nombreuses années déjà. Le père d’Adeline Blondieau était un grand ami du chanteur depuis les années 1950. Dans son interview pour le documentaire Netflix, la femme raconte avoir perdu une grande partie de sa liberté après ce mariage.
“Une fois que nous nous sommes retrouvés en tant que mari et femme, il fallait que j’accepte beaucoup plus que ce que j’aurais pensé. J’ai perdu une grande, grande partie de ma liberté. Mon métier, c’était Johnny”, se souvient Adeline Blondieau. Elle raconte également que plus les années passaient, plus l’alcool avait une place importante dans leur couple. “Je me suis retrouvée à boire, moi aussi, pour comprendre l’autre.”
L’ex-actrice admet que leur relation était particulièrement toxique et violente. Lorsqu'ils n’allaient pas bien, les époux envisageaient même le pire. “Quand ça allait mal, il fallait qu’on meure. Mais il fallait qu’on meure ensemble. Moi, je me suis jetée par la fenêtre une fois et il m’a rattrapée par les cheveux; lui, il s’est jeté en arrière d’un escalier et je le tenais par les bottes... C’était du drama très, très souvent.” Adeline Blondieau conclut: “À force, ça m’a épuisée parce que j’avais l’impression de me battre contre un démon qui est à l’intérieur de lui, et j’étais toute petite en face de lui. Donc je suis partie. Je n’en pouvais plus, j’étais par terre.” Le couple s’est définitivement séparé en 1995, un an après s’être remarié à Las Vegas.
Un documentaire sans langue de bois
Une idée reçue veut que Johnny Hallyday, disparu en décembre 2017, n'ait pas dit grand-chose dans les innombrables interviews télé données en plus de 50 ans de carrière. Faux. Son franc-parler fait la saveur de ces cinq épisodes de 35 minutes chacun, diffusés à partir de mardi, basés sur des archives, souvent tirées de l'oubli et accompagnées de témoignages en voix-off, sans langue de bois, comme Pascal Obispo qui travailla avec lui.
Il y a des pépites. "Je suis assez menteur (...) je ne peux pas m'en empêcher", lâche ainsi un jour le "Taulier" face caméra. "À chaque fois qu'on a exhumé une interview, on a été frappé par sa franchise, ce qui fait que le récit tient par la voix de Johnny, même si on a parfois des témoins pour aller un peu plus loin", décortique pour l'AFP Eric Hannezo, patron de Black Dynamite (société du groupe Mediawan) qui produit la série-documentaire en association avec Universal Music France.
Il en résulte un portrait entier de celui qui fut le rockeur préféré des Français, entre coup d'éclat et face sombre. "Il n'y a pas eu de calcul pour le protéger ou non, lui-même étant tellement cash en interview, ce qui n'empêche pas l'empathie", développe Eric Hannezo.
(la suite ci-dessous)
“Dernier monstre sacré”
Le fameux entretien de Johnny accordé au journal Le Monde en 1998 a fait grand bruit à l'époque, car il y parlait sans détour de ses relations avec la drogue. Mais dans la série de Netflix, on entend aussi l'interprète de "Allumer le feu" se livrer sur le rythme à conserver en tournée, en évitant de se présenter sur scène avec les "narines dilatées", référence à la cocaïne.
La frontière entre légende et réalité se dessine au fil des épisodes. Non, il n'a jamais serré la main d'Elvis Presley en sortie de scène comme il l'a laissé croire, établit le documentaire réalisé par Alexandre Danchin et Jonathan Gallaud. Oui, en revanche, Charles Aznavour l'a pris sous son aile et l'a cornaqué pour se construire une image.
"Johnny par Johnny" happe le spectateur avec une dramaturgie servie par une B.O futée: outre des extraits des concerts, on entend des riffs de guitare quand l'artiste se relance et des morceaux électro annoncent les revers. De quoi attirer les puristes et les autres, notamment un jeune public qui pourra appréhender "la dimension romanesque du dernier monstre sacré" du show-biz français, comme le résume Eric Hannezo.
(la suite ci-dessous)
Johnny lors d'un concert en 1967. © AFP
Vie entre fans et caméras
Johnny, au fil des interviews, ouvre consciemment ou non les différents tiroirs de sa vie. Les images d'archives naviguent entre un chanteur aux spectacles insensés (combats de kung-fu et main géante sur scène), un acteur passé par le cinéma d'action et d'auteur, une mégastar au train de vie fou et un homme lucide au moment du bilan des vies conjugales/familiales.
On réalise sur la longueur que Johnny a très vite vécu non-stop sous l'œil des fans - telles ces jeunes filles récoltant les mégots jetés autour de chez lui - et des caméras de télé. Dans la balance, l'artiste s'est intelligemment servi des médias, s'est montré honnête et s'est aussi fait piéger.
Les images de son père, qui l'avait abandonné à peine né, revenu renouer le contact avec lui lors de son service militaire, ne sont ainsi qu'une mise en scène de paparazzi avec un géniteur vénal. "Il le dit lui-même, il a toujours été plus heureux en tant que Johnny sur scène qu'en tant que Jean-Philippe Smet (son nom à l'état civil, ndlr), individu cherchant sa place", conclut Eric Hannezo.
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[1]Adeline Blondieau: “J’avais 6 ans et Johnny me promettait de m’épouser plus tard”
[1] https://www.7sur7.be/people/adeline-blondieau-javais-6-ans-et-johnny-me-promettait-de-m-epouser-plus-tard~ad1dd9e5/