Un expert sur le déclin de la fertilité: “Dans deux siècles, l’espèce humaine pourrait disparaître”
(2022-03-25_15-44-20 (Le Point))
- Reference: 2022-03-25_15-44-20_un-expert-sur-le-declin-de-la-fertilite-
- News link: https://www.7sur7.be/sexe-et-relations/un-expert-sur-le-declin-de-la-fertilite-dans-deux-siecles-lespece-humaine-pourrait-disparaitre~ab3a4a88/
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Selon un récent rapport remis au ministère français des Solidarités et de la Santé à la fin du mois de février, 3,3 millions de personnes seraient touchées par l’infertilité en France. Des résultats qui inquiètent le corps médical. Dans les colonnes du journal Le Point, le chef du service biologie de la reproduction au CHU de Montpellier, Samir Hamamah, tire la sonnette d’alarme. Selon lui, au rythme actuel, l’espèce humaine pourrait disparaître dans deux siècles.
L'infertilité continue de progresser à l’échelle mondiale. Selon un récent rapport remis au ministère français des Solidarités et de la Santé à la fin du mois de février 2022, 3,3 millions sont concernés par ce fléau. Le professeur Samir Hamamah, chef du service biologie de la reproduction au CHU de Montpellier, a coécrit ce rapport, rapporte Le Point. Interrogé par le journal français, le spécialiste met en garde contre les graves conséquences que peut entraîner cette augmentation de l’infertilité.
“Je savais déjà que notre santé reproductive était menacée, mais c’est plus que cela: l’espèce humaine dans son intégralité est en danger de disparition", affirme Samir Hamamah. “Les scénarios les plus pessimistes prévoient une extinction de l’espèce dans un siècle et demi. Deux siècles pour les plus optimistes.” La cause principale? Le déclin de la fertilité chez la femme.
L’expert rappel que pour qu'une société perdure, chaque famille doit concevoir en moyenne 2,6 enfants. Cependant, actuellement, “en France, le nombre d’enfants par femme est descendu à 1,83. Au Portugal, en Espagne ou en Italie, il est de 1,3", dévoile Samir Hamamah. La situation est encore plus catastrophique en Chine, un pays qui “pourrait perdre 50% de sa population” dans les 40 ou 50 prochaines années, selon le spécialiste français.
Dans 10 à 15% des cas, l’infertilité reste inexpliquée, mais pour le reste, des causes ont été mises en lumière par les spécialistes. Ils observent notamment une baisse notable de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes. De plus, les femmes ont des projets de famille à des âges de plus en plus avancés, ce qui peut aussi expliquer les problèmes reproductifs. “Aujourd’hui, une femme de 30 ans a un risque sur quatre de rencontrer des problèmes d’infertilité. À 40 ans, c’est une femme sur deux”, pointe le professeur.
D’autres facteurs peuvent également faire baisser la fertilité. “L’excès de poids, le stress, la consommation de tabac, d’alcool ou de café en excès, ou encore le manque de sommeil: tout cela nuit à la santé reproductive”, affirme Samir Hamamah. “On est exposé sans le savoir à une centaine de molécules par jour. Les perturbateurs endocriniens sont responsables d’une baisse de notre fertilité. Quand une jeune femme achète un rouge à lèvres, un fond de teint, un parfum, elle devrait savoir ce qu’il contient, et à quoi elle s’expose”, ajoute-t-il dans les colonnes du journal Ouest France.
Pour tenter de remédier à ce déclin de la fertilité, le professeur Samir Hamamah et Salomé Berlioux, présidente de l’association Chemins d’avenir, ont formulé 21 recommandations dans un plan d’action national. Ils demandent par exemple l’apposition d’un logo “reprotoxique” sur les produits du quotidien, ce qui permettrait de repérer les perturbateurs endocriniens. Ces molécules chimiques peuvent en effet avoir des effets néfastes sur le système de régulation hormonale. Dans les recommandations, on retrouve également la création d’un institut national de la fertilité.
Selon le professeur Samir Hamamah, il faut également faire de la prévention auprès des adolescents, en les informant le plus tôt possible “sur leur fertilité et en leur donnant des clés pour préserver leur santé reproductive”. Le spécialiste conclut en affirmant: “Il ne s’agit pas d'une politique nataliste. Il s’agit ni plus ni moins de préserver l’espèce humaine. Nous avons une responsabilité collective."
[1]Des substances nocives dans les parfums selon la fondation flamande contre le cancer
[2]Le Covid-19 aurait-il un impact sur l’appareil reproducteur des hommes? “Des troubles érectiles sévères, même après guérison”
[1] https://www.7sur7.be/sante-et-bien-etre/des-substances-nocives-dans-les-parfums-selon-la-fondation-flamande-contre-le-cancer~a15f790e/
[2] https://www.7sur7.be/sante-et-bien-etre/le-covid-19-aurait-il-un-impact-sur-lappareil-reproducteur-des-hommes-des-troubles-erectiles-severes-meme-apres-guerison~a26f1279/
L'infertilité continue de progresser à l’échelle mondiale. Selon un récent rapport remis au ministère français des Solidarités et de la Santé à la fin du mois de février 2022, 3,3 millions sont concernés par ce fléau. Le professeur Samir Hamamah, chef du service biologie de la reproduction au CHU de Montpellier, a coécrit ce rapport, rapporte Le Point. Interrogé par le journal français, le spécialiste met en garde contre les graves conséquences que peut entraîner cette augmentation de l’infertilité.
“Je savais déjà que notre santé reproductive était menacée, mais c’est plus que cela: l’espèce humaine dans son intégralité est en danger de disparition", affirme Samir Hamamah. “Les scénarios les plus pessimistes prévoient une extinction de l’espèce dans un siècle et demi. Deux siècles pour les plus optimistes.” La cause principale? Le déclin de la fertilité chez la femme.
L’expert rappel que pour qu'une société perdure, chaque famille doit concevoir en moyenne 2,6 enfants. Cependant, actuellement, “en France, le nombre d’enfants par femme est descendu à 1,83. Au Portugal, en Espagne ou en Italie, il est de 1,3", dévoile Samir Hamamah. La situation est encore plus catastrophique en Chine, un pays qui “pourrait perdre 50% de sa population” dans les 40 ou 50 prochaines années, selon le spécialiste français.
Différentes causes
Dans 10 à 15% des cas, l’infertilité reste inexpliquée, mais pour le reste, des causes ont été mises en lumière par les spécialistes. Ils observent notamment une baisse notable de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes. De plus, les femmes ont des projets de famille à des âges de plus en plus avancés, ce qui peut aussi expliquer les problèmes reproductifs. “Aujourd’hui, une femme de 30 ans a un risque sur quatre de rencontrer des problèmes d’infertilité. À 40 ans, c’est une femme sur deux”, pointe le professeur.
D’autres facteurs peuvent également faire baisser la fertilité. “L’excès de poids, le stress, la consommation de tabac, d’alcool ou de café en excès, ou encore le manque de sommeil: tout cela nuit à la santé reproductive”, affirme Samir Hamamah. “On est exposé sans le savoir à une centaine de molécules par jour. Les perturbateurs endocriniens sont responsables d’une baisse de notre fertilité. Quand une jeune femme achète un rouge à lèvres, un fond de teint, un parfum, elle devrait savoir ce qu’il contient, et à quoi elle s’expose”, ajoute-t-il dans les colonnes du journal Ouest France.
Recommandations
Pour tenter de remédier à ce déclin de la fertilité, le professeur Samir Hamamah et Salomé Berlioux, présidente de l’association Chemins d’avenir, ont formulé 21 recommandations dans un plan d’action national. Ils demandent par exemple l’apposition d’un logo “reprotoxique” sur les produits du quotidien, ce qui permettrait de repérer les perturbateurs endocriniens. Ces molécules chimiques peuvent en effet avoir des effets néfastes sur le système de régulation hormonale. Dans les recommandations, on retrouve également la création d’un institut national de la fertilité.
Selon le professeur Samir Hamamah, il faut également faire de la prévention auprès des adolescents, en les informant le plus tôt possible “sur leur fertilité et en leur donnant des clés pour préserver leur santé reproductive”. Le spécialiste conclut en affirmant: “Il ne s’agit pas d'une politique nataliste. Il s’agit ni plus ni moins de préserver l’espèce humaine. Nous avons une responsabilité collective."
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[1]Des substances nocives dans les parfums selon la fondation flamande contre le cancer
[2]Le Covid-19 aurait-il un impact sur l’appareil reproducteur des hommes? “Des troubles érectiles sévères, même après guérison”
[1] https://www.7sur7.be/sante-et-bien-etre/des-substances-nocives-dans-les-parfums-selon-la-fondation-flamande-contre-le-cancer~a15f790e/
[2] https://www.7sur7.be/sante-et-bien-etre/le-covid-19-aurait-il-un-impact-sur-lappareil-reproducteur-des-hommes-des-troubles-erectiles-severes-meme-apres-guerison~a26f1279/