Ce médecin met en garde contre l'augmentation du nombre de cancers du pancréas
(2022-03-25_14-47-53 (HLN))
- Reference: 2022-03-25_14-47-53_ce-medecin-met-en-garde-contre-l-augment
- News link: https://www.7sur7.be/sante/ce-medecin-met-en-garde-contre-l-augmentation-du-nombre-de-cancers-du-pancreas~a870dd241/
- Source link:
Chaque année, quelque 1.800 Belges, [1]comme le chanteur Arno , sont touchés par le cancer du pancréas, l’un des types de cancer les plus agressifs. Quels sont les symptômes? Que peut-on faire pour y remédier? Et qui est le plus souvent touché? Le docteur Aude Vanlander explique: “En cas de symptômes persistants, de vagues de douleurs abdominales et de perte de poids inexpliquée, il faut toujours consulter son médecin.”
Le docteur Aude Vanlander est la cheffe adjointe du centre de transplantation et du département de chirurgie générale et hépatobiliaire de l’hôpital universitaire de Gand. La chirurgie pancréatique est l’une de ses spécialités au sein de ce département.
“Le pancréas est un organe relativement petit qui se trouve à l’arrière du corps, derrière l’estomac”, explique le Dr Aude Vanlander. “Cet organe, d’une taille de 10 à 12 centimètres, a deux fonctions importantes. La fonction hormonale est la plus connue: le pancréas produit de l’insuline et du glucagon, deux hormones importantes qui régulent notre taux de sucre dans le sang. La fonction exocrine est moins connue: le pancréas produit des enzymes digestives qui se chargent de la digestion des graisses principalement présentes dans notre alimentation. C’est un petit organe dont vous avez besoin pour jouir d’une bonne qualité de vie.”
[2]
Quasi tous les jours à l’hôpital, Arno travaille encore sur un ultime album: “Ma dernière volonté”
Le cancer du pancréas est un terme générique pour désigner diverses tumeurs. Le cancer du pancréas survient lorsque les cellules pancréatiques se multiplient trop rapidement et forment une tumeur maligne. “Chez environ 70% des patients, la tumeur se développe dans la tête du pancréas. On parle alors d’un carcinome de la tête. Mais une tumeur peut aussi se développer dans la queue ou le corps du pancréas”, précise Aude Vanlander.
À partir de 60 ans, le risque de cancer du pancréas augmente. “Nous l’observons un peu plus chez les hommes que chez les femmes”, déclare le Dr Vanlander. “Malheureusement, le cancer du pancréas figure parmi les dix cancers les plus fréquents dans notre pays. Nous savons qu’un mode de vie malsain joue souvent un rôle. L’alcool et le surpoids sont les principaux facteurs de risque classiques. Il est important d’avoir une alimentation saine, avec beaucoup de fruits et de légumes et aussi peu de viande rouge que possible. Plus récemment, il est également apparu que le tabagisme pouvait être déterminant dans le développement du cancer du pancréas, au même titre que l’alcool ou le surpoids.” L’aspect génétique joue également un rôle. “Des antécédents familiaux et certaines mutations génétiques augmentent le risque de cancer du pancréas, mais ne se produisent que chez une minorité de nos patients.”
Citation
Le cancer du pancréas s'accompagne souvent de symptômes vagues. Les patients souffrent de douleurs abdominales ou stomacales et perdent du poids sans raison apparente. Docteur Aude Vanlander
“Le cancer du pancréas s’accompagne souvent de plaintes vagues”, explique le Dr Vanlander. “Les patients souffrent de douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen - entre la poitrine et le nombril - ou dans le haut du dos. De même, une perte de poids sans raison claire est un signal d’alarme important, même s’il ne s’agit que de deux kilos. Bien souvent, les patients pensent qu’ils ont un ulcère. Dans le cas des carcinomes de la tête et du cou, le patient présente également une jaunisse à un moment donné: le blanc des yeux devient jaune, l’urine devient foncée et les selles blanches. Par ailleurs, chez les personnes âgées qui développent soudainement un diabète, nous examinerons toujours le pancréas.”
“Le gros problème du cancer du pancréas est que la tumeur est généralement déjà assez grande, lorsque les symptômes apparaissent. Par conséquent, si vous souffrez de douleurs abdominales vagues et persistantes ou d’une perte de poids inexpliquée, vous devez toujours consulter votre médecin. Une simple prise de sang et une échographie fourniront une première indication. Si nécessaire, d’autres examens peuvent suivre. Le dépistage préventif pour les personnes du groupe à risque (plus de 60 ans, personnes présentant des symptômes vagues ou des antécédents familiaux), comme pour le cancer colorectal, n’existe pas encore, bien que nous y travaillions.”
Le traitement dépend de l’étendue de la tumeur. “À l’aide d’un scanner, nous cartographions la lésion. La chirurgie est toujours la priorité et augmente les chances du patient. Nous essayons toujours d’épargner autant de tissu pancréatique sain que possible. Lorsque nous retirons la tumeur, il est important que nous puissions couper autour d’elle et retirer complètement la partie malade. Nous appelons cela une opération R0. Après examen microscopique, il ne reste aucun morceau de tumeur dans le corps", indique le Dr Vanlander.
“Dans le cas d’une lésion de la tête du pancréas, nous pouvons effectuer une opération de Whipple. Nous retirons la tête du pancréas, ainsi que la vésicule biliaire, le duodénum et une partie des voies biliaires. On relie ensuite le pancréas, les voies biliaires et l’estomac à l’intestin grêle. Il s’agit d’une opération majeure qui peut facilement prendre cinq à six heures et dont les patients doivent se remettre pendant environ trois mois.
Citation
Lors de l'opération, les patients perdent une partie importante du pancréas. Cela réduit leur capacité à absorber les graisses des aliments. Docteur Aude Vanlander
“L’ablation chirurgicale d’une lésion de la queue est moins invasive, mais même dans ce cas, les patients perdent une partie importante du pancréas. Cela réduit leur capacité à absorber les graisses des aliments. Certains patients ont déjà perdu beaucoup de poids avant l’opération, nous ne voulons pas qu’ils en perdent davantage. Si nécessaire, nous commençons une alimentation complémentaire ou administrons des enzymes pancréatiques supplémentaires qui favorisent l’absorption des graisses et aident à maintenir le poids stable. Dans les six semaines suivant l’opération, on commence la chimiothérapie: 18 cures, valables six mois. Car nous savons qu’il y a de toute façon encore des cellules tumorales microscopiques dans le sang.”
Dans certains cas, la tumeur est trop importante pour être retirée par voie chirurgicale. “Dans ce cas, nous préscrivons une chimiothérapie à l’avance et nous réévaluons après deux à quatre séances. Si la tumeur a suffisamment diminué et que le marqueur tumoral dans le sang - CA19.9 - a baissé, nous donnons une nouvelle chance au patient en salle d’opération. Mais la chirurgie n’est pas toujours une option. Chez 70% des patients, la tumeur est diagnostiquée comme étant trop grosse ou ayant formé des métastases et étant inopérable. Chez ces patients, nous mettons tous nos efforts dans la thérapie de confort. Nous plaçons alors un stent dans les voies biliaires pour que la couleur jaune disparaisse et nous administrons une chimiothérapie palliative pour ralentir la croissance de la lésion.”
“Le soulagement de la douleur joue alors également un rôle important. Ces patients présentent souvent des douleurs tumorales. La tumeur mord, en quelque sorte, les nerfs qui entourent le pancréas - le plexus cœliaque - ce qui peut provoquer d’énormes douleurs dorsales. Avoir mal est horrible. Par l’abdomen ou le dos, nous pouvons injecter un médicament qui paralyse le nerf afin que le patient ne ressente plus de douleur. Les patchs de morphine et les pompes à morphine en phase palliative permettent également de contrôler la douleur.”
Quel est le pronostic?
“Nous n’utilisons pas le mot “guérison” avec nos patients. Après l’opération, nous contrôlons nos patients tous les trois mois. Le taux de survie à cinq ans est d’environ 10%. Tôt ou tard, le cancer revient. C’est pourquoi nous ne pouvons malheureusement pas parler de guérison définitive. Chez les patients inopérables, l’espérance de vie est de neuf à douze mois en moyenne. Pour le groupe le plus important, nous ne pouvons donc malheureusement offrir que peu de perspectives. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour maintenir une qualité de vie aussi élevée que possible, mais nous sommes aussi là lorsque cela devient trop lourd pour nos patients.”
Citation
Pour les patients que nous ne pouvions pas opérer immédiatement, il nous arrive de commencer une chimiothérapie et de la terminer pendant l’opération. Docteur Aude Vanlander
La recherche scientifique apporte-t-elle un nouvel espoir?
“Le cancer du pancréas fait l’objet d’études constantes, mais il n’y a pas de remède en vue. Ces dernières années, cependant, les options de traitement se sont améliorées. Pour les patients que nous ne pouvions pas opérer immédiatement, il nous arrive de commencer une chimiothérapie et de la terminer pendant l’opération. La chimiothérapie s’est également considérablement améliorée, de même que la procédure chirurgicale consistant à “brûler” la tumeur à l’aide d’aiguilles. Nous utilisons cette technique chez les patients inopérables pour réduire la charge tumorale active dans l’organisme. Bien que cette technique ne permette pas de guérir le patient, elle contribue à prolonger sa vie. L’âge, mais aussi l’état général du patient font qu’il y a droit ou non.”
Le coronavirus représente-t-il un danger supplémentaire?
“Le risque d’infection est le même pour tout le monde, mais ceux qui ont une résistance plus faible sont plus susceptibles de tomber malade à cause d’une infection au Covid-19. Cela s’applique certainement aussi aux patients atteints de cancer du pancréas. Ils doivent - comme tout le monde - suivre les précautions d’usage. Et lorsqu’une visite à l’hôpital n’est pas nécessaire, nous essayons de les aider par téléconsultation.”
[3]Quasi tous les jours à l’hôpital, Arno travaille encore sur un ultime album: “Ma dernière volonté”
[4]Une découverte médicale israélienne pourrait aider à stopper la propagation du cancer du pancréas
[5]Le mari de Lââm est décédé d’un cancer foudroyant: “Je l’ai vu mourir devant moi”
[1] https://www.7sur7.be/musique/quasi-tous-les-jours-a-lhopital-arno-travaille-encore-sur-un-ultime-album-ma-derniere-volonte~a2c59d34/
[2] https://www.7sur7.be/musique/quasi-tous-les-jours-a-lhopital-arno-travaille-encore-sur-un-ultime-album-ma-derniere-volonte~a2c59d34/
[3] https://www.7sur7.be/musique/quasi-tous-les-jours-a-lhopital-arno-travaille-encore-sur-un-ultime-album-ma-derniere-volonte~a2c59d34/
[4] https://www.7sur7.be/sante/une-decouverte-medicale-israelienne-pourrait-aider-a-stopper-la-propagation-du-cancer-du-pancreas-br~aeef507a/
[5] https://www.7sur7.be/people/le-mari-de-laam-est-decede-dun-cancer-foudroyant-je-lai-vu-mourir-devant-moi~aa82f8c2/
Le docteur Aude Vanlander est la cheffe adjointe du centre de transplantation et du département de chirurgie générale et hépatobiliaire de l’hôpital universitaire de Gand. La chirurgie pancréatique est l’une de ses spécialités au sein de ce département.
À quoi sert le pancréas?
“Le pancréas est un organe relativement petit qui se trouve à l’arrière du corps, derrière l’estomac”, explique le Dr Aude Vanlander. “Cet organe, d’une taille de 10 à 12 centimètres, a deux fonctions importantes. La fonction hormonale est la plus connue: le pancréas produit de l’insuline et du glucagon, deux hormones importantes qui régulent notre taux de sucre dans le sang. La fonction exocrine est moins connue: le pancréas produit des enzymes digestives qui se chargent de la digestion des graisses principalement présentes dans notre alimentation. C’est un petit organe dont vous avez besoin pour jouir d’une bonne qualité de vie.”
Lire aussi
[2]
Quasi tous les jours à l’hôpital, Arno travaille encore sur un ultime album: “Ma dernière volonté”
Qu’est-ce que le cancer du pancréas?
Le cancer du pancréas est un terme générique pour désigner diverses tumeurs. Le cancer du pancréas survient lorsque les cellules pancréatiques se multiplient trop rapidement et forment une tumeur maligne. “Chez environ 70% des patients, la tumeur se développe dans la tête du pancréas. On parle alors d’un carcinome de la tête. Mais une tumeur peut aussi se développer dans la queue ou le corps du pancréas”, précise Aude Vanlander.
Comment le cancer du pancréas apparaît-il?
À partir de 60 ans, le risque de cancer du pancréas augmente. “Nous l’observons un peu plus chez les hommes que chez les femmes”, déclare le Dr Vanlander. “Malheureusement, le cancer du pancréas figure parmi les dix cancers les plus fréquents dans notre pays. Nous savons qu’un mode de vie malsain joue souvent un rôle. L’alcool et le surpoids sont les principaux facteurs de risque classiques. Il est important d’avoir une alimentation saine, avec beaucoup de fruits et de légumes et aussi peu de viande rouge que possible. Plus récemment, il est également apparu que le tabagisme pouvait être déterminant dans le développement du cancer du pancréas, au même titre que l’alcool ou le surpoids.” L’aspect génétique joue également un rôle. “Des antécédents familiaux et certaines mutations génétiques augmentent le risque de cancer du pancréas, mais ne se produisent que chez une minorité de nos patients.”
Citation
Le cancer du pancréas s'accompagne souvent de symptômes vagues. Les patients souffrent de douleurs abdominales ou stomacales et perdent du poids sans raison apparente. Docteur Aude Vanlander
Quels en sont les symptômes?
“Le cancer du pancréas s’accompagne souvent de plaintes vagues”, explique le Dr Vanlander. “Les patients souffrent de douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen - entre la poitrine et le nombril - ou dans le haut du dos. De même, une perte de poids sans raison claire est un signal d’alarme important, même s’il ne s’agit que de deux kilos. Bien souvent, les patients pensent qu’ils ont un ulcère. Dans le cas des carcinomes de la tête et du cou, le patient présente également une jaunisse à un moment donné: le blanc des yeux devient jaune, l’urine devient foncée et les selles blanches. Par ailleurs, chez les personnes âgées qui développent soudainement un diabète, nous examinerons toujours le pancréas.”
“Le gros problème du cancer du pancréas est que la tumeur est généralement déjà assez grande, lorsque les symptômes apparaissent. Par conséquent, si vous souffrez de douleurs abdominales vagues et persistantes ou d’une perte de poids inexpliquée, vous devez toujours consulter votre médecin. Une simple prise de sang et une échographie fourniront une première indication. Si nécessaire, d’autres examens peuvent suivre. Le dépistage préventif pour les personnes du groupe à risque (plus de 60 ans, personnes présentant des symptômes vagues ou des antécédents familiaux), comme pour le cancer colorectal, n’existe pas encore, bien que nous y travaillions.”
Comment le traitement fonctionne-t-il?
Le traitement dépend de l’étendue de la tumeur. “À l’aide d’un scanner, nous cartographions la lésion. La chirurgie est toujours la priorité et augmente les chances du patient. Nous essayons toujours d’épargner autant de tissu pancréatique sain que possible. Lorsque nous retirons la tumeur, il est important que nous puissions couper autour d’elle et retirer complètement la partie malade. Nous appelons cela une opération R0. Après examen microscopique, il ne reste aucun morceau de tumeur dans le corps", indique le Dr Vanlander.
“Dans le cas d’une lésion de la tête du pancréas, nous pouvons effectuer une opération de Whipple. Nous retirons la tête du pancréas, ainsi que la vésicule biliaire, le duodénum et une partie des voies biliaires. On relie ensuite le pancréas, les voies biliaires et l’estomac à l’intestin grêle. Il s’agit d’une opération majeure qui peut facilement prendre cinq à six heures et dont les patients doivent se remettre pendant environ trois mois.
Citation
Lors de l'opération, les patients perdent une partie importante du pancréas. Cela réduit leur capacité à absorber les graisses des aliments. Docteur Aude Vanlander
“L’ablation chirurgicale d’une lésion de la queue est moins invasive, mais même dans ce cas, les patients perdent une partie importante du pancréas. Cela réduit leur capacité à absorber les graisses des aliments. Certains patients ont déjà perdu beaucoup de poids avant l’opération, nous ne voulons pas qu’ils en perdent davantage. Si nécessaire, nous commençons une alimentation complémentaire ou administrons des enzymes pancréatiques supplémentaires qui favorisent l’absorption des graisses et aident à maintenir le poids stable. Dans les six semaines suivant l’opération, on commence la chimiothérapie: 18 cures, valables six mois. Car nous savons qu’il y a de toute façon encore des cellules tumorales microscopiques dans le sang.”
Dans certains cas, la tumeur est trop importante pour être retirée par voie chirurgicale. “Dans ce cas, nous préscrivons une chimiothérapie à l’avance et nous réévaluons après deux à quatre séances. Si la tumeur a suffisamment diminué et que le marqueur tumoral dans le sang - CA19.9 - a baissé, nous donnons une nouvelle chance au patient en salle d’opération. Mais la chirurgie n’est pas toujours une option. Chez 70% des patients, la tumeur est diagnostiquée comme étant trop grosse ou ayant formé des métastases et étant inopérable. Chez ces patients, nous mettons tous nos efforts dans la thérapie de confort. Nous plaçons alors un stent dans les voies biliaires pour que la couleur jaune disparaisse et nous administrons une chimiothérapie palliative pour ralentir la croissance de la lésion.”
“Le soulagement de la douleur joue alors également un rôle important. Ces patients présentent souvent des douleurs tumorales. La tumeur mord, en quelque sorte, les nerfs qui entourent le pancréas - le plexus cœliaque - ce qui peut provoquer d’énormes douleurs dorsales. Avoir mal est horrible. Par l’abdomen ou le dos, nous pouvons injecter un médicament qui paralyse le nerf afin que le patient ne ressente plus de douleur. Les patchs de morphine et les pompes à morphine en phase palliative permettent également de contrôler la douleur.”
Quel est le pronostic?
“Nous n’utilisons pas le mot “guérison” avec nos patients. Après l’opération, nous contrôlons nos patients tous les trois mois. Le taux de survie à cinq ans est d’environ 10%. Tôt ou tard, le cancer revient. C’est pourquoi nous ne pouvons malheureusement pas parler de guérison définitive. Chez les patients inopérables, l’espérance de vie est de neuf à douze mois en moyenne. Pour le groupe le plus important, nous ne pouvons donc malheureusement offrir que peu de perspectives. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour maintenir une qualité de vie aussi élevée que possible, mais nous sommes aussi là lorsque cela devient trop lourd pour nos patients.”
Citation
Pour les patients que nous ne pouvions pas opérer immédiatement, il nous arrive de commencer une chimiothérapie et de la terminer pendant l’opération. Docteur Aude Vanlander
La recherche scientifique apporte-t-elle un nouvel espoir?
“Le cancer du pancréas fait l’objet d’études constantes, mais il n’y a pas de remède en vue. Ces dernières années, cependant, les options de traitement se sont améliorées. Pour les patients que nous ne pouvions pas opérer immédiatement, il nous arrive de commencer une chimiothérapie et de la terminer pendant l’opération. La chimiothérapie s’est également considérablement améliorée, de même que la procédure chirurgicale consistant à “brûler” la tumeur à l’aide d’aiguilles. Nous utilisons cette technique chez les patients inopérables pour réduire la charge tumorale active dans l’organisme. Bien que cette technique ne permette pas de guérir le patient, elle contribue à prolonger sa vie. L’âge, mais aussi l’état général du patient font qu’il y a droit ou non.”
Le coronavirus représente-t-il un danger supplémentaire?
“Le risque d’infection est le même pour tout le monde, mais ceux qui ont une résistance plus faible sont plus susceptibles de tomber malade à cause d’une infection au Covid-19. Cela s’applique certainement aussi aux patients atteints de cancer du pancréas. Ils doivent - comme tout le monde - suivre les précautions d’usage. Et lorsqu’une visite à l’hôpital n’est pas nécessaire, nous essayons de les aider par téléconsultation.”
LIRE AUSSI
[3]Quasi tous les jours à l’hôpital, Arno travaille encore sur un ultime album: “Ma dernière volonté”
[4]Une découverte médicale israélienne pourrait aider à stopper la propagation du cancer du pancréas
[5]Le mari de Lââm est décédé d’un cancer foudroyant: “Je l’ai vu mourir devant moi”
[1] https://www.7sur7.be/musique/quasi-tous-les-jours-a-lhopital-arno-travaille-encore-sur-un-ultime-album-ma-derniere-volonte~a2c59d34/
[2] https://www.7sur7.be/musique/quasi-tous-les-jours-a-lhopital-arno-travaille-encore-sur-un-ultime-album-ma-derniere-volonte~a2c59d34/
[3] https://www.7sur7.be/musique/quasi-tous-les-jours-a-lhopital-arno-travaille-encore-sur-un-ultime-album-ma-derniere-volonte~a2c59d34/
[4] https://www.7sur7.be/sante/une-decouverte-medicale-israelienne-pourrait-aider-a-stopper-la-propagation-du-cancer-du-pancreas-br~aeef507a/
[5] https://www.7sur7.be/people/le-mari-de-laam-est-decede-dun-cancer-foudroyant-je-lai-vu-mourir-devant-moi~aa82f8c2/