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L’infidélité serait héréditaire: “Cela arrive souvent entre 40 et 49 ans”

(2022-03-23_10-10-28)


“Un groupe de chercheurs a identifié le gène de l’infidélité, tandis qu’une autre enquête révèle que ça arrive surtout entre 40 et 49 ans”, déclare Alex Fantini, fondateur du portail ExtraConjugales.com. Il explique que selon ces études, six hommes et quatre femmes sur dix seraient infidèles à cause de leur patrimoine génétique. Explications.

Les champions de la monogamie? “Ce sont les souris californiennes(peromyscus californicus) et les grenouilles du Pérou (ranitomeya imitator)”, explique Alex Fantini. Cela a été démontré par l’étude “ [1]Conserved transcriptomic profiles underpin monogamy across vertebrates ”, menée par des chercheurs des universités du Texas, de Bristol et de Stanford.

Les tilapias tanzaniens, les océanites tempêtes et les campagnols des prairies - de petits rongeurs “qui sont capables d’empathie” - sont également très fidèles, ont déterminé les chercheurs, en révélant le rôle clé joué dans ce comportement par l’ocytocine, l’hormone de l’amour, comme chez les humains. “Pourtant, chez d’autres espèces — étroitement liées à celles-ci — ce ‘kit génétique’ est absent”, remarque le fondateur d’ExtraConjugales.com se référant à la recherche dirigée par Rebecca L. Young et Hans A. Hofmann, publiée dans la revue scientifique pluridisciplinaire américaine “PNAS” éditée par l’Académie Nationale des Sciences des États-Unis d’Amérique.

Un gène responsable de l’infidélité



D’après une autre étude australo-suédoise qui s’intitule “ [2]Genetic analysis of human extrapair mating: heritability, between-sex correlation, and receptor genes for vasopressin and oxytocin ”, basée sur un échantillon de 7.378 jumeaux âgés de 18 à 49 ans en couple depuis plusieurs années, les scientifiques ont réussi à identifier un gène spécifique — le gène Avpr1A —responsable de l’infidélité. La recherche, menée par Brendan P. Zietsch (Université du Queensland), Lars Westberg(Université de Gothenburg), et Pekka Santtila et Patrick Jern (Université Åbo Akademi), a été publiée dans le journal scientifique “Evolution And Human Behavior”, édité par Elsevier, l’un des plus gros éditeurs mondiaux de littérature scientifique.

“Le gène en question permet la production de l’arginine-vasopressine, une hormone qui influe sur le comportement social et impacte l’attachement entre les partenaires sexuels”, précise Alex Fantini. Donc, selon les chercheurs, l’adultère serait héréditaire: 63% des hommes et 40% des femmes infidèles le seraient à cause de leur patrimoine génétique. Dans l’échantillon examiné, 9,8% des hommes et 6,4% des femmes avaient été infidèles, c’est-à-dire qu’ils avaient eu au moins un rapport sexuel avec quelqu’un qui n’était pas leur conjoint, au cours de l’année précédente.

“Entre 40 et 49 ans”



“Les chercheurs se sont intéressés aux gènes du récepteur de la vasopressine et de l’ocytocine, connus pour modifier la sociosexualité des campagnols des prairies et des montagnes, modèles des études sur la biologie de l’infidélité”, ajoute le fondateur d’ExtraConjugales.com. “L’étude australo-suédoise est la première à chiffrer la responsabilité de l’ADN dans l’infidélité masculine.” Selon cette étude, 63% de l’infidélité masculine est imputable à la génétique — surtout entre 40 et 49 ans — et 37% à l’environnement et l’éducation. Du côté des femmes, 40% d’entre elles succomberaient à l’adultère à cause de leur génétique.

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[3]L’infidélité féminine est toujours moins bien perçue que celle des hommes



[1] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30617061/

[2] https://psycnet.apa.org/record/2014-53021-001

[3] https://www.7sur7.be/sexe-et-relations/linfidelite-feminine-est-toujours-moins-bien-percue-que-celle-des-hommes~a5d69578/



So this is it. We're going to die.