Vingt bébés GPA, sans parents, dorment dans un bunker de Kiev
(2022-03-22_10-12-00 (Figaro, France inter, AFP))
- Reference: 2022-03-22_10-12-00_vingt-bebes-gpa-sans-parents-dorment-dan
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Ces bébés n’ont encore jamais vu la lumière du jour. Ils dorment dans un bunker, à Kiev, et n’existent pas, juridiquement, conséquence impitoyable de la guerre sur la gestation pour autrui (GPA). Explications.
Kiev, 20 mars © Photo News
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Ils sont veillés par six puéricultrices qui leur ont donné des prénoms provisoires, Remma, Anton, Yvan, Yachka..., dans l’attente d’un choix définitif et d’une existence réelle désormais compromise par la guerre. Ce sont des enfants conçus par gestation pour autrui (GPA), une quasi-exception ukrainienne. Issus de mères porteuses juste avant ou juste après le début du conflit, ils n’ont pas d’état-civil, pas de nationalité, pas de parents: ils n’existent tout simplement pas, juridiquement, relatent [1]Le Figaro , dans son édition du 21 mars, et [2]France inter .
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De retour d’Ukraine, Mathieu Kassovitz craque sur le plateau de BFMTV
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À Lviv, 109 poussettes alignées dans le centre-ville pour représenter le nombre d’enfants morts depuis le début de la guerre
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Des orphelinats plaident pour une zone d’exclusion aérienne
Quand les bombardements ont commencé, les bébés et les puéricultrices du centre BioTexCom ont été transférés dans un bunker souterrain de 20m². Ils sont protégés par une "milice d’extrême-droite”, affirme le Figaro. L’entreprise est l’une des principales (sur les 14) à proposer en Ukraine des services de GPA. Avant la guerre, elle se contentait de prendre en charge l’enfant jusqu’à l’arrivée de ses parents biologiques, au terme de la procédure juridique. L'invasion russe a tout bouleversé. Les six infirmières et les vingt bébés n’ont pas quitté leur refuge de fortune depuis le 26 février.
Ludmila, l’une des infirmières, veille sur eux nuit et jour depuis plus de trois semaines. Son époux et leurs deux fils, Artur, 30 ans, et Bogdan, 22, sont au front: “Ils me supplient de quitter le pays, de me réfugier à l’étranger comme certaines de mes amies. Mais je m’y refuse. Eux ont pris les armes, mais moi aussi j’ai un rôle: je protège ces bébés, confie-t-elle à l’envoyée spéciale du Figaro, à Kiev, Margaux Benn.
L’Ukraine est l’un des seuls pays au monde à autoriser la GPA pour des clients étrangers. Un secteur florissant et controversé. Selon des estimations, 2.500 à 3.000 enfants y naissent en effet chaque année pour des clients en provenance, majoritairement, de Chine, des Etats-Unis et de l’Union européenne. Une mère porteuse gagne environ 13.500 euros par grossesse. La loi exige toutefois que les deux parents soient présents pour récupérer l’enfant. Or, l’accès au pays est devenu très compliqué et dangereux: “Ils sont devenus comme nos propres enfants”, sourit Svetlana, une autre infirmière de l’équipe. Le plus âgé des nourrissons a 6 mois: “Ses parents, chinois, n’ont pas pu se déplacer à cause de la pandémie. Puis la guerre a éclaté ici”, explique-t-elle.
Le 16 mars dernier, la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, a plaidé pour l’évacuation de tous les bébés nés de mères porteuses en Ukraine. “Pendant la pandémie, beaucoup de ces nouveaux-nés n’ont pas pu être récupérés, se sont retrouvés coincés et pris en charge dans des orphelinats”, a déclaré Mme Johansson devant des eurodéputés. “S’agissant des mères porteuses qui accouchent en ce moment, les bébés ne peuvent pas non plus être récupérés et se retrouvent dans une situation incertaine”, a-t-elle averti. “Donc, de mon point de vue, il y a un besoin énorme d’évacuer ces enfants”, a ajouté la commissaire suédoise. Elle s’est aussi inquiétée du sort des enfants placés dans les orphelinats. “Certains orphelinats sont vidés par les Russes et personne ne sait vraiment où se retrouvent les enfants”, a-t-elle indiqué.
Les photos à découvrir ci-dessous.
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Kiev, 20 mars © Photo News
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[1] https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-a-kiev-dans-le-bunker-des-bebes-sans-parents-20220320
[2] https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-du-lundi-21-mars-2022
[3] https://www.7sur7.be/cinema/de-retour-dukraine-mathieu-kassovitz-craque-sur-le-plateau-de-bfmtv~aaf74f24/
[4] https://www.7sur7.be/monde/a-lviv-109-poussettes-alignees-dans-le-centre-ville-pour-representer-le-nombre-denfants-morts-depuis-le-debut-de-la-guerre~a0635ff8/
[5] https://www.7sur7.be/monde/des-orphelinats-plaident-pour-une-zone-dexclusion-aerienne~a4e3fddb/
Kiev, 20 mars © Photo News
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Ils sont veillés par six puéricultrices qui leur ont donné des prénoms provisoires, Remma, Anton, Yvan, Yachka..., dans l’attente d’un choix définitif et d’une existence réelle désormais compromise par la guerre. Ce sont des enfants conçus par gestation pour autrui (GPA), une quasi-exception ukrainienne. Issus de mères porteuses juste avant ou juste après le début du conflit, ils n’ont pas d’état-civil, pas de nationalité, pas de parents: ils n’existent tout simplement pas, juridiquement, relatent [1]Le Figaro , dans son édition du 21 mars, et [2]France inter .
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(3)
[3]
De retour d’Ukraine, Mathieu Kassovitz craque sur le plateau de BFMTV
[4]
À Lviv, 109 poussettes alignées dans le centre-ville pour représenter le nombre d’enfants morts depuis le début de la guerre
[5]
Des orphelinats plaident pour une zone d’exclusion aérienne
Un bunker de 20m²
Quand les bombardements ont commencé, les bébés et les puéricultrices du centre BioTexCom ont été transférés dans un bunker souterrain de 20m². Ils sont protégés par une "milice d’extrême-droite”, affirme le Figaro. L’entreprise est l’une des principales (sur les 14) à proposer en Ukraine des services de GPA. Avant la guerre, elle se contentait de prendre en charge l’enfant jusqu’à l’arrivée de ses parents biologiques, au terme de la procédure juridique. L'invasion russe a tout bouleversé. Les six infirmières et les vingt bébés n’ont pas quitté leur refuge de fortune depuis le 26 février.
“Je protège ces bébés”
Ludmila, l’une des infirmières, veille sur eux nuit et jour depuis plus de trois semaines. Son époux et leurs deux fils, Artur, 30 ans, et Bogdan, 22, sont au front: “Ils me supplient de quitter le pays, de me réfugier à l’étranger comme certaines de mes amies. Mais je m’y refuse. Eux ont pris les armes, mais moi aussi j’ai un rôle: je protège ces bébés, confie-t-elle à l’envoyée spéciale du Figaro, à Kiev, Margaux Benn.
L’Ukraine et la GPA
L’Ukraine est l’un des seuls pays au monde à autoriser la GPA pour des clients étrangers. Un secteur florissant et controversé. Selon des estimations, 2.500 à 3.000 enfants y naissent en effet chaque année pour des clients en provenance, majoritairement, de Chine, des Etats-Unis et de l’Union européenne. Une mère porteuse gagne environ 13.500 euros par grossesse. La loi exige toutefois que les deux parents soient présents pour récupérer l’enfant. Or, l’accès au pays est devenu très compliqué et dangereux: “Ils sont devenus comme nos propres enfants”, sourit Svetlana, une autre infirmière de l’équipe. Le plus âgé des nourrissons a 6 mois: “Ses parents, chinois, n’ont pas pu se déplacer à cause de la pandémie. Puis la guerre a éclaté ici”, explique-t-elle.
L’Europe plaide pour leur évacuation
Le 16 mars dernier, la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, a plaidé pour l’évacuation de tous les bébés nés de mères porteuses en Ukraine. “Pendant la pandémie, beaucoup de ces nouveaux-nés n’ont pas pu être récupérés, se sont retrouvés coincés et pris en charge dans des orphelinats”, a déclaré Mme Johansson devant des eurodéputés. “S’agissant des mères porteuses qui accouchent en ce moment, les bébés ne peuvent pas non plus être récupérés et se retrouvent dans une situation incertaine”, a-t-elle averti. “Donc, de mon point de vue, il y a un besoin énorme d’évacuer ces enfants”, a ajouté la commissaire suédoise. Elle s’est aussi inquiétée du sort des enfants placés dans les orphelinats. “Certains orphelinats sont vidés par les Russes et personne ne sait vraiment où se retrouvent les enfants”, a-t-elle indiqué.
Les photos à découvrir ci-dessous.
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[1] https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-a-kiev-dans-le-bunker-des-bebes-sans-parents-20220320
[2] https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-du-lundi-21-mars-2022
[3] https://www.7sur7.be/cinema/de-retour-dukraine-mathieu-kassovitz-craque-sur-le-plateau-de-bfmtv~aaf74f24/
[4] https://www.7sur7.be/monde/a-lviv-109-poussettes-alignees-dans-le-centre-ville-pour-representer-le-nombre-denfants-morts-depuis-le-debut-de-la-guerre~a0635ff8/
[5] https://www.7sur7.be/monde/des-orphelinats-plaident-pour-une-zone-dexclusion-aerienne~a4e3fddb/