Drame de Strépy-Bracquegnies: le point sur l’enquête
(2022-03-22_10-01-00)
- Reference: 2022-03-22_10-01-00_drame-de-strepy-bracquegnies-le-point-su
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Deux jours après le drame ayant fait six morts et une dizaine de blessés à Strépy-Bracquegnies (Hainaut), les deux occupants de la voiture ayant foncé dans la foule ont été inculpés, non pas de meurtre, comme les faits avaient été qualifiés dans un premier temps, mais pour homicide involontaire et coups et blessures involontaires ayant entrainé la mort dans le cadre d’un accident de la route.
Ce que l’on sait
• Les faits ont été requalifiés en homicide involontaire et coups et blessures involontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner.
• Paolo F reconnaît être le conducteur responsable de l’accident.
• Le bilan provisoire fait toujours état de six morts.
• Le passager de la voiture a été libéré. Il est inculpé de non-assistance à personne en danger.
• Paolo F., le conducteur avait été déchu du droit de conduire en 2017. “Il n’est pas légalement récidiviste”
Seul le conducteur, Paolo F., originaire de l’entité louviéroise, a été placé sous mandat d’arrêt. Le passager, Antonino F., a quant à lui été inculpé de non-assistance à personne en danger. Il a été libéré sous conditions. Les instances judiciaires montoises, le procureur du Roi Christian Henry, le procureur général Ignacio de la Serna et le substitut Damien Verheyen, ont précisé mardi à Mons, que “le conducteur a reconnu la matérialité des faits qui lui sont reprochés, dont la vitesse excessive”.
“La qualification retenue dans le cadre de l’inculpation est provisoire et fondée sur les premiers éléments de l’enquête qui sont encore extrêmement parcellaires. Elle peut évoluer à tous les stades de la procédure y compris pendant l’enquête dans l’hypothèse de nouveaux éléments relatifs à une éventuelle intention homicide”, ont indiqué les instances judiciaires montoises mardi lors d’une conférence de presse sur l’accident qui a coûté la vie à six personnes et fait une dizaine de blessés dimanche à Strépy-Bracquegnies.
Le chauffeur, Paolo F., a été inculpé d’homicide involontaire et de coups et blessures involontaires résultant d’un accident de la route. Il a été placé sous mandat d’arrêt et écroué à la prison de Tournai. La chambre du conseil doit se prononcer dans les cinq jours sur son éventuel maintien en détention pour un mois.
Les infractions d’homicide involontaire et de coups et blessures involontaires dans le cadre d’un accident de la route sont respectivement punies par le code pénal de peines de 3 mois à 5 ans d’emprisonnement et de 8 jours à 1 an d’emprisonnement.
Le passager, Antonio F., a pour sa part été inculpé de non-assistance à personne en danger et remis en liberté sous conditions, notamment de s’abstenir de tout contact avec Paolo F., avec les victimes ou leurs proches ainsi qu’avec la presse.
Selon l’avocat du conducteur, Paolo F “a freiné très fort”. Cela apparaît clairement dans les éléments du dossier. Il roulait à une vitesse comprise entre 80 et 90 km/h."
Paolo F., le conducteur avait été déchu du droit de conduire en 2017. “Il n’est pas légalement récidiviste”, a indiqué le parquet de Mons mardi lors d’un point presse.
“La loi établit une récidive spécifique si, dans les trois ans d’une condamnation, on commet des infractions de même nature”, a précisé Christian Henry, procureur du Roi de Mons. “En l’espèce, il y a cinq ans qu’il a été condamné et donc, légalement, il n’y a pas de récidive. Tout ce que l’on peut dire c’est que, ce qui sera pris en compte par le juge est que l’intéressé a des antécédents spécifiques”.
Le conducteur se présente, par ailleurs, sur les réseaux sociaux comme étant un adepte de la vitesse. “Lorsque le juge devra indiquer la sanction, il prendra en compte tout ce qui se trouve dans le dossier, dont des extraits de réseaux sociaux parus dans la presse”, a précisé le procureur du Roi de Mons
Les instances judiciaires montoises ont précisé que de très nombreux devoirs, tant à charge qu’à décharge, doivent encore être effectués, notamment, l’extraction et l’analyse des données du véhicule, l’expertise en roulage, la vérification des conditions de visibilité ou encore l’analyse du dispositif de l’encadrement du carnaval dont les organisateurs avaient sollicité et obtenu une autorisation communale.
Le conducteur n’est pas récidiviste
Ce que l’on sait
• Les faits ont été requalifiés en homicide involontaire et coups et blessures involontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner.
• Paolo F reconnaît être le conducteur responsable de l’accident.
• Le bilan provisoire fait toujours état de six morts.
• Le passager de la voiture a été libéré. Il est inculpé de non-assistance à personne en danger.
• Paolo F., le conducteur avait été déchu du droit de conduire en 2017. “Il n’est pas légalement récidiviste”
Seul le conducteur, Paolo F., originaire de l’entité louviéroise, a été placé sous mandat d’arrêt. Le passager, Antonino F., a quant à lui été inculpé de non-assistance à personne en danger. Il a été libéré sous conditions. Les instances judiciaires montoises, le procureur du Roi Christian Henry, le procureur général Ignacio de la Serna et le substitut Damien Verheyen, ont précisé mardi à Mons, que “le conducteur a reconnu la matérialité des faits qui lui sont reprochés, dont la vitesse excessive”.
“Les éléments sont encore extrêmement parcellaires”
“La qualification retenue dans le cadre de l’inculpation est provisoire et fondée sur les premiers éléments de l’enquête qui sont encore extrêmement parcellaires. Elle peut évoluer à tous les stades de la procédure y compris pendant l’enquête dans l’hypothèse de nouveaux éléments relatifs à une éventuelle intention homicide”, ont indiqué les instances judiciaires montoises mardi lors d’une conférence de presse sur l’accident qui a coûté la vie à six personnes et fait une dizaine de blessés dimanche à Strépy-Bracquegnies.
Homicide involontaire
Le chauffeur, Paolo F., a été inculpé d’homicide involontaire et de coups et blessures involontaires résultant d’un accident de la route. Il a été placé sous mandat d’arrêt et écroué à la prison de Tournai. La chambre du conseil doit se prononcer dans les cinq jours sur son éventuel maintien en détention pour un mois.
Les infractions d’homicide involontaire et de coups et blessures involontaires dans le cadre d’un accident de la route sont respectivement punies par le code pénal de peines de 3 mois à 5 ans d’emprisonnement et de 8 jours à 1 an d’emprisonnement.
Le passager, Antonio F., a pour sa part été inculpé de non-assistance à personne en danger et remis en liberté sous conditions, notamment de s’abstenir de tout contact avec Paolo F., avec les victimes ou leurs proches ainsi qu’avec la presse.
“Il a freiné très fort”
Selon l’avocat du conducteur, Paolo F “a freiné très fort”. Cela apparaît clairement dans les éléments du dossier. Il roulait à une vitesse comprise entre 80 et 90 km/h."
Le conducteur n’est pas récidiviste
Paolo F., le conducteur avait été déchu du droit de conduire en 2017. “Il n’est pas légalement récidiviste”, a indiqué le parquet de Mons mardi lors d’un point presse.
“La loi établit une récidive spécifique si, dans les trois ans d’une condamnation, on commet des infractions de même nature”, a précisé Christian Henry, procureur du Roi de Mons. “En l’espèce, il y a cinq ans qu’il a été condamné et donc, légalement, il n’y a pas de récidive. Tout ce que l’on peut dire c’est que, ce qui sera pris en compte par le juge est que l’intéressé a des antécédents spécifiques”.
Le conducteur se présente, par ailleurs, sur les réseaux sociaux comme étant un adepte de la vitesse. “Lorsque le juge devra indiquer la sanction, il prendra en compte tout ce qui se trouve dans le dossier, dont des extraits de réseaux sociaux parus dans la presse”, a précisé le procureur du Roi de Mons
Les instances judiciaires montoises ont précisé que de très nombreux devoirs, tant à charge qu’à décharge, doivent encore être effectués, notamment, l’extraction et l’analyse des données du véhicule, l’expertise en roulage, la vérification des conditions de visibilité ou encore l’analyse du dispositif de l’encadrement du carnaval dont les organisateurs avaient sollicité et obtenu une autorisation communale.
Le conducteur n’est pas récidiviste