“Aucun ultimatum de la Russie” ne peut être accepté, “tout compromis” sera soumis à référendum: Zelensky pose ses conditions dans les négociations
(2022-03-21_19-17-00 (Belga))
- Reference: 2022-03-21_19-17-00_aucun-ultimatum-de-la-russie-ne-peut-etr
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L'Ukraine "ne peut accepter aucun ultimatum de la Russie" pour "arrêter la guerre", a déclaré lundi le président Volodymyr Zelensky dans un entretien avec un média public régional ukrainien. Par ailleurs, tout “compromis” dans les négociations avec la Russie en vue de mettre un terme au conflit sera soumis à référendum en Ukraine, a-t-il ajouté. Zelensky a insisté sur la nécessité d’une “rencontre”, “sous quelque forme que ce soit”, avec son homologue russe Vladimir Poutine pour “arrêter la guerre” en Ukraine.
"L'Ukraine ne peut accepter aucun ultimatum de la Russie. Il faut d'abord tous nous détruire, alors seulement leurs ultimatums seront respectés", a-t-il dit à Suspilne, site régional d'information qui a publié la vidéo de cette interview. “Nous (les Russes) adressons un ultimatum, voilà tous les points, remplissez-les et ensuite nous allons arrêter la guerre: ce n'est pas correct, cela ne donnera pas de résultats", a-t-il poursuivi, martelant que "le peuple est uni".
Moscou voudrait par exemple que se rendent les villes de Kharkiv (nord-est), de Marioupol (sud-est) ou de Kiev, la capitale, a souligné le chef de l'Etat ukrainien. Mais "ni les habitants de Kharkiv, ni ceux de Marioupol, ni ceux de Kiev, ni moi-même, le président, nous ne pouvons le faire", a-t-il encore dit. "Et nous le voyons bien dans les villes occupées de Melitopol, Berdiansk (...), les gens ne se laissent pas faire. Ils (les Russes) mettent un drapeau, les gens l'enlèvent", a affirmé M. Zelensky.
"Que voulez-vous ? Détruisez-nous tous. C'est pour cela que je réponds: nous ne pouvons respecter cet ultimatum que si nous ne sommes plus là", a-t-il conclu. Le président ukrainien devait par ailleurs s'adresser mardi par lien vidéo au parlement italien, comme il l'a déjà fait avec les élus aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Israël.
“Je l’ai expliqué à tous les groupes de négociation : lorsque vous parlez de tous ces changements (qui figureront dans un éventuel accord, ndlr), et ils peuvent être historiques, (...) nous en viendrons à un référendum”, a-t-il dit à Suspilne, un site internet d’information. “Le peuple devra se prononcer sur certaines formes de compromis. Et ce en quoi ils (les compromis) consisteront relève de nos conversations” avec la Russie, a-t-il poursuivi.
M. Zelensky est à cet égard longuement revenu sur la question-clé de l’Otan, une organisation à laquelle son pays ne pourra pas adhérer, comme il l’a récemment concédé. “Nous l’avons tous déjà compris. Nous ne sommes pas acceptés (dans l’Otan), parce qu’ils (ses Etats membres) ont peur de la Russie. C’est tout. Et nous devons nous calmer et dire : “Ok, (il faudra) d’autres garanties de sécurité”, a-t-il souligné.
“Il y a des pays de l’Otan qui veulent être des garants de la sécurité (de l’Ukraine) (...) qui sont prêts à faire tout ce que l’Alliance devrait faire si nous en étions membres. Et je pense que c’est un compromis normal”, a encore dit M. Zelensky. Moscou affirme vouloir la garantie que l’Ukraine n’entrera jamais dans l’Otan, une organisation créée pour protéger l’Europe de la menace de l’URSS au début de la Guerre froide et qui s’est ensuite progressivement élargie jusqu’aux portes de la Russie.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a insisté sur la nécessité d’une “rencontre”, “sous quelque forme que ce soit”, avec son homologue russe Vladimir Poutine pour “arrêter la guerre” en Ukraine. “Je crois que, sans cette rencontre, il est impossible de comprendre pleinement ce à quoi ils (les Russes) sont prêts pour arrêter la guerre”, a déclaré M. Zelensky dans un entretien avec Suspilne, un média public régional ukrainien.
M. Zelensky, pour qui, comme il l’a récemment souligné, “sans négociations, on n’arrêtera pas la guerre”, a déjà à plusieurs reprises appelé à une réunion au sommet avec M. Poutine, mais son appel de lundi est particulièrement insistant. Plusieurs sessions de pourparlers se sont déroulées en présentiel et par visioconférence, entre des délégations russe et ukrainienne, depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février.
"L'Ukraine ne peut accepter aucun ultimatum de la Russie. Il faut d'abord tous nous détruire, alors seulement leurs ultimatums seront respectés", a-t-il dit à Suspilne, site régional d'information qui a publié la vidéo de cette interview. “Nous (les Russes) adressons un ultimatum, voilà tous les points, remplissez-les et ensuite nous allons arrêter la guerre: ce n'est pas correct, cela ne donnera pas de résultats", a-t-il poursuivi, martelant que "le peuple est uni".
Moscou voudrait par exemple que se rendent les villes de Kharkiv (nord-est), de Marioupol (sud-est) ou de Kiev, la capitale, a souligné le chef de l'Etat ukrainien. Mais "ni les habitants de Kharkiv, ni ceux de Marioupol, ni ceux de Kiev, ni moi-même, le président, nous ne pouvons le faire", a-t-il encore dit. "Et nous le voyons bien dans les villes occupées de Melitopol, Berdiansk (...), les gens ne se laissent pas faire. Ils (les Russes) mettent un drapeau, les gens l'enlèvent", a affirmé M. Zelensky.
"Que voulez-vous ? Détruisez-nous tous. C'est pour cela que je réponds: nous ne pouvons respecter cet ultimatum que si nous ne sommes plus là", a-t-il conclu. Le président ukrainien devait par ailleurs s'adresser mardi par lien vidéo au parlement italien, comme il l'a déjà fait avec les élus aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Israël.
Tout “compromis” avec la Russie sera soumis à référendum
“Je l’ai expliqué à tous les groupes de négociation : lorsque vous parlez de tous ces changements (qui figureront dans un éventuel accord, ndlr), et ils peuvent être historiques, (...) nous en viendrons à un référendum”, a-t-il dit à Suspilne, un site internet d’information. “Le peuple devra se prononcer sur certaines formes de compromis. Et ce en quoi ils (les compromis) consisteront relève de nos conversations” avec la Russie, a-t-il poursuivi.
M. Zelensky est à cet égard longuement revenu sur la question-clé de l’Otan, une organisation à laquelle son pays ne pourra pas adhérer, comme il l’a récemment concédé. “Nous l’avons tous déjà compris. Nous ne sommes pas acceptés (dans l’Otan), parce qu’ils (ses Etats membres) ont peur de la Russie. C’est tout. Et nous devons nous calmer et dire : “Ok, (il faudra) d’autres garanties de sécurité”, a-t-il souligné.
“Il y a des pays de l’Otan qui veulent être des garants de la sécurité (de l’Ukraine) (...) qui sont prêts à faire tout ce que l’Alliance devrait faire si nous en étions membres. Et je pense que c’est un compromis normal”, a encore dit M. Zelensky. Moscou affirme vouloir la garantie que l’Ukraine n’entrera jamais dans l’Otan, une organisation créée pour protéger l’Europe de la menace de l’URSS au début de la Guerre froide et qui s’est ensuite progressivement élargie jusqu’aux portes de la Russie.
Nécessité d’une “rencontre” avec Poutine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a insisté sur la nécessité d’une “rencontre”, “sous quelque forme que ce soit”, avec son homologue russe Vladimir Poutine pour “arrêter la guerre” en Ukraine. “Je crois que, sans cette rencontre, il est impossible de comprendre pleinement ce à quoi ils (les Russes) sont prêts pour arrêter la guerre”, a déclaré M. Zelensky dans un entretien avec Suspilne, un média public régional ukrainien.
M. Zelensky, pour qui, comme il l’a récemment souligné, “sans négociations, on n’arrêtera pas la guerre”, a déjà à plusieurs reprises appelé à une réunion au sommet avec M. Poutine, mais son appel de lundi est particulièrement insistant. Plusieurs sessions de pourparlers se sont déroulées en présentiel et par visioconférence, entre des délégations russe et ukrainienne, depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février.