Sa “période difficile” au Sporting, la frustration européenne, son avenir: Sven Kums se livre avant le choc contre Anderlecht
(2022-03-19_10-38-00)
- Reference: 2022-03-19_10-38-00_sa-periode-difficile-au-sporting-la-frus
- News link: https://www.7sur7.be/football-belge/sa-periode-difficile-au-sporting-la-frustration-europeenne-son-avenir-sven-kums-se-livre-avant-le-choc-contre-anderlecht~ac0f150a/
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Interview Il est sans aucun doute le plus Anderlechtois des Gantois. Il a d’ailleurs été formé au Sporting et habite à Grand-Bigard, à un corner rentrant du Lotto Park. Dimanche, c’est toutefois bien en bleu que Sven Kums accueillera les Mauves dans la Ghelamco Arena pour le match au sommet de la 32e journée de la Jupiler Pro League, capital dans la course aux playoffs 1. Le suspense sera à son comble sur le coup de 18h30 alors que trois points seulement séparent La Gantoise, cinquième, et Anderlecht, troisième. Une victoire, peu importe le score, permettra même aux Buffalos de dépasser les Bruxellois au classement en raison d’un nombre plus important de matches gagnés, 17 contre 16 ! C’est dire si la motivation sera énorme dans le chef de l’ancien Soulier d’Or, 34 ans, et de ses équipiers, surtout après l’élimination douloureuse jeudi soir en huitièmes de finale de la Conference League contre le PAOK Salonique.
Sven, dans quel état d’esprit abordez-vous ce match contre Anderlecht, crucial dans la course aux playoffs 1 ?
Avec beaucoup de motivation. J’ai très mal dormi après l’élimination contre le PAOK, car c’était vraiment une défaite inutile ! Et une élimination inutile par la force des choses également. Nous aurions vraiment pu décrocher un meilleur résultat lors de ce match retour. À Salonique, je reconnais que nous avons peut-être créé trop peu de danger, mais jeudi, nous avons eu suffisamment d’occasions. Nous aurions clairement dû inscrire plus qu’un but. Soit, c’est comme ça. Il faut désormais rapidement évacuer cette déception et faire en sorte d’être prêt pour dimanche. Mais je suis convaincu que ce sera le cas. Tout le monde connaît l’importance de cette rencontre face à Anderlecht.
[1]
Nouveau coup dur pour le Standard: fin de saison pour Raskin et Laifis
[2]
Un grand Deniz Undav permet à l'Union de s'imposer facilement sur le terrain d'OHL
Citation
Nous avons livré un très bon match contre le PAOK. Seul le résultat était mauvais. Nous serons donc quelque part revanchards (…) pour gommer ce désagréable sentiment Sven Kums, Milieu de terrain La Gantoise
L’élimination en Conference League ne risque donc pas de laisser de traces ?
Je ne le pense pas, car nous avons livré un très bon match contre le PAOK. Seul le résultat, en fait, était mauvais. Et c’est lui qui compte. Nous serons donc quelque part revanchards sur ce plan. Et je considère d’ailleurs comme une chance le fait de pouvoir rejouer dès dimanche pour tenter de gommer ce désagréable sentiment. En outre, tout le monde est fit physiquement. Bref, cela ne devrait pas constituer un problème.
Justement, en championnat, La Gantoise reste sur six victoires d’affilée. Quel est le secret de cette réussite ?
Je ne sais pas s’il y a un secret. (sourire) Travailler dur et tâcher d’exécuter le mieux possible les choses demandées par le coach. C’est tout. Nous savions que ce serait un parcours difficile. Nous devions tout gagner si nous voulions avoir une chance d’accrocher les playoffs 1. Nous l’avons remarquablement fait jusqu’à présent, mais il reste encore quelques rencontres cruciales à négocier.
Oui, mais pourquoi tout roule-t-il maintenant pour les Buffalos ?
Je ne pense pas que l’on puisse dire que cela ne roulait pas avant. Simplement, nous avons connu un peu de poisse et perdu beaucoup de points bêtement. Cela a entraîné que nous nous sommes retrouvés dans une situation où chaque match est devenu une sorte de finale à gagner pour espérer atteindre les playoffs 1. Et peut-être que c’est justement cette adversité qui a poussé le groupe à être encore plus concentré, appliqué et déterminé sur le terrain. Un peu à l’image de la saison dernière en somme, où nous avions dû gagner nos quatre derniers matches dans les playoffs 2 pour disputer la Conference League en Europe. Et peut-être que ce genre de situation fait justement ressortir le meilleur en nous.
Si vous battez Anderlecht dimanche soir, vous dépasserez justement le Sporting au classement, au nombre de victoires. Est-ce un avantage de figurer dans cette situation ? En somme, vous n’avez rien à perdre et tout à gagner…
Je vous avoue que je préférerais avoir trois points d’avance sur Anderlecht que trois points de retard. (sourire) Mais je vois ce que vous voulez dire. Les choses sont en tout cas claires pour nous. Nous devons gagner. Et si nous gagnons, nous serons en effet devant le Sporting.
À propos, quel est votre pronostic pour les playoffs 1 ?
Je ne suis pas un grand amateur de pronostics. Il ne faut d’ailleurs pas oublier qu’il reste trois matches. Il n’y a pas que ce duel contre Anderlecht, aussi important sera-t-il, qui compte. Nous savons en tout cas que nous devrons réaliser un parcours quasi sans faute si nous voulons figurer dans ces playoffs 1 et nous allons tout mettre en œuvre pour y parvenir. Ce que feront les autres (NdlR : Anderlecht et l’Antwerp), je ne m’en préoccupe pas trop.
Un duel contre Anderlecht, cela reste un match particulier pour vous ?
C’est toujours spécial de jouer contre Anderlecht… (sourire) Il s’agit tout de même du club le plus prestigieux du pays, celui qui affiche le plus beau palmarès. Et en ce qui me concerne, cela l’est encore plus, vu j’habite toujours dans le coin et que j’y ai joué. En outre, l’enjeu sera de taille dimanche, ce qui rendra l’affrontement encore plus beau.
Citation
Yari Verschaeren est un super bon joueur. Il faudra s’en méfier, tout comme de Zirkzee. Mais chez nous, il va de soi que l’on considère que Tissoudali est meilleur
Sven Kums
Quel souvenir gardez-vous de votre passage à Anderlecht entre 2017 et 2019 ?
Je reconnais que ce fut une période difficile pour moi. Mais je suis heureux d’avoir vécu cette expérience. Simplement, le moment où je suis arrivé au Sporting n’était peut-être pas le meilleur. »
Qu’est-ce qui fait la force d’Anderlecht aujourd’hui ?
Je trouve que c’est une équipe qui pratique un très beau football à l’heure actuelle. Anderlecht cherche toujours à construire le jeu proprement comme l’on dit, en partant de l’arrière. Comme nous à La Gantoise, le Sporting essaie d’avoir la mainmise sur le ballon et de prendre le match à son compte. Je m’attends donc à une rencontre très ouverte entre deux équipes qui voudront pratiquer un football dominant. Le spectateur neutre devrait se régaler. (sourire) »
Sera-ce dès lors aussi un match de prestige, pour déterminer l’équipe qui pratique le plus beau football ?
Pour moi, chaque match est un duel de prestige. Nous voulons toujours produire un beau football, nous voulons toujours gagner. Anderlecht aussi, j’imagine. Match de prestige, pff… Peu importe. Nous devons simplement gagner.
Sur ces trois derniers matches, n’est-ce pas l’Antwerp le plus grand rival de La Gantoise en raison du fait que c’est l’équipe qui semble le plus à la peine et qui a laissé le plus de points en route ces dernières semaines ?
Je ne sais pas. Nous ne devons pas nous focaliser sur les autres. Nous devons simplement gagner nos trois derniers matches pour être certains de figurer dans ces playoffs 1. Et que ce soit l’Antwerp ou Anderlecht qui saute à l’arrivée, peu me chaut.
Quel est le joueur d’Anderlecht qui vous impressionne le plus à l’heure actuelle ?
C’est difficile à dire. Sergio Gomez est excellent sur le flanc gauche et Yari Verschaeren a franchi un cap ces derniers mois. J’ai encore joué avec Yari. Il est d’ailleurs l’un des rares, avec Van Crombrugge et Amuzu, qui faisait partie de l’équipe quand j’étais là. Tous les autres sont nouveaux. Yari est un super bon joueur ! Techniquement très fort. Il faudra dès lors s’en méfier, tout comme de Zirkzee, dont les coups de patte peuvent être déroutants. Cela dit, si vous jouez à Anderlecht, c’est que vous avez des qualités. Mais chez nous, il va de soi que l’on considère que Tissoudali est meilleur… (sourire) »
Et quel est le coéquipier qui vous épate le plus, à l’entraînement et/ou en match ?
Là aussi, je ne voudrais pas faire injure à mes coéquipiers en devant en sortir un. Je pense que Joseph Okumu est incroyable. Il est encore jeune, mais il est déjà terriblement fort. Il est rapide et costaud. Il va certainement réaliser une grande carrière. Tout comme le petit dernier, Jordan (NdlR : Torunarigha), un autre grand défenseur en devenir. Je m’en voudrais aussi de ne pas citer Vadis. Après tout ce qu’il a traversé, il est toujours extraordinaire, notamment techniquement. Et puis, sur les flancs, nous avons Alessio (NdlR : Castro-Montes) et Matisse (NdlR : Samoise) qui abattent un travail incroyable. Nous avons la chance d’avoir beaucoup de bons joueurs.
Citation
L’Union a-t-elle pratiqué le meilleur football ? En tout cas, pas contre nous. Mais s’ils sont à cette place, cela veut dire qu’ils ont été les meilleurs. Et on ne peut que leur témoigner notre respect.
Sven Kums
Vous avez 34 ans, avez-vous déjà songé à ce que vous aimeriez faire après votre carrière ?
J’y ai déjà pensé, oui, mais pour l’instant, je ne préfère rien de mieux que d’être sur le terrain. La suite, on verra. J’ai encore le temps. J’ai un diplôme d’entraîneur en poche, mais je ne suis pas convaincu que j’embarquerai dans cette voie. Je m’intéresse aussi énormément au domaine de la finance. Je suis attentivement le cours de la bourse. C’est d’ailleurs en train de remonter. Mais je ne compte pas me lancer dans le trading pour autant. (sourire) D’ailleurs, quand je rentre à la maison, ce sont mes deux enfants (NdlR : Juliette et Arthur, trois ans et 14 mois respectivement) qui accaparent la majorité de mon temps. »
Vous tenez, il est vrai, toujours la forme. On vous a encore vu distiller plusieurs somptueuses ouvertures jeudi soir contre le PAOK…
C’est gentil. C’est vrai que je me sens bien à l’heure actuelle. Même si, pour être tout à fait honnête, je trouve que j’étais meilleur l’année où j’ai remporté le Soulier d’Or (NdlR : en 2015). J’étais plus décisif. Je traîne une petite gêne au genou, liée à une légère instabilité, mais ce n’est rien de fâcheux. C’est la raison pour laquelle je joue avec un tape en match. Et puis, l’équipe tourne bien également pour l’instant. Tout le monde est fit, mis à part Julien De Sart. Les automatismes sont meilleurs. On se trouve plus facilement entre les lignes. Et puis, le fait d’enchaîner les victoires est aussi très important pour la confiance. Bref, c’est une combinaison de facteurs. Et c’est la raison pour laquelle cette élimination en Conference League est si frustrante. Nous jouons vraiment bien au football. »
L’Union. Je pense que c’est une évidence. S’ils sont premiers avec autant de points d’avance (NdlR : 8 sur le Club Bruges avec un match de plus), cela signifie qu’ils ont été brillants. L’Union a-t-elle pour autant pratiqué le meilleur football ? En tout cas, pas contre nous. Lors du match aller (NdlR ; défaite 0-2), nous méritions incontestablement mieux. Mais s’ils sont à cette place, cela veut dire qu’ils ont été les meilleurs. Et on ne peut que leur témoigner notre respect. Je pense que personne, en début de saison, n’aurait imaginé qu’ils réaliseraient pareil parcours.
Dernière question, Sven. À choisir, vous préférez battre Anderlecht ce dimanche ou dans un mois au stade Roi Baudouin en finale de la Coupe de Belgique ?
Je veux gagner les deux ! Et je suis convaincu que c’est possible. Pourquoi, c’est interdit ? (sourire)
[3]Deniz Undav arrache le partage pour l’Union face à Ostende
[1] https://www.7sur7.be/football-belge/nouveau-coup-dur-pour-le-standard-fin-de-saison-pour-raskin-et-laifis~a9984a25/
[2] https://www.7sur7.be/football-belge/un-grand-deniz-undav-permet-a-l-union-de-s-imposer-facilement-sur-le-terrain-d-ohl~a9334c10/
[3] https://www.7sur7.be/football-belge/deniz-undav-arrache-le-partage-pour-lunion-face-a-ostende~a4751aec/
Sven, dans quel état d’esprit abordez-vous ce match contre Anderlecht, crucial dans la course aux playoffs 1 ?
Avec beaucoup de motivation. J’ai très mal dormi après l’élimination contre le PAOK, car c’était vraiment une défaite inutile ! Et une élimination inutile par la force des choses également. Nous aurions vraiment pu décrocher un meilleur résultat lors de ce match retour. À Salonique, je reconnais que nous avons peut-être créé trop peu de danger, mais jeudi, nous avons eu suffisamment d’occasions. Nous aurions clairement dû inscrire plus qu’un but. Soit, c’est comme ça. Il faut désormais rapidement évacuer cette déception et faire en sorte d’être prêt pour dimanche. Mais je suis convaincu que ce sera le cas. Tout le monde connaît l’importance de cette rencontre face à Anderlecht.
Lire aussi
[1]
Nouveau coup dur pour le Standard: fin de saison pour Raskin et Laifis
[2]
Un grand Deniz Undav permet à l'Union de s'imposer facilement sur le terrain d'OHL
Citation
Nous avons livré un très bon match contre le PAOK. Seul le résultat était mauvais. Nous serons donc quelque part revanchards (…) pour gommer ce désagréable sentiment Sven Kums, Milieu de terrain La Gantoise
L’élimination en Conference League ne risque donc pas de laisser de traces ?
Je ne le pense pas, car nous avons livré un très bon match contre le PAOK. Seul le résultat, en fait, était mauvais. Et c’est lui qui compte. Nous serons donc quelque part revanchards sur ce plan. Et je considère d’ailleurs comme une chance le fait de pouvoir rejouer dès dimanche pour tenter de gommer ce désagréable sentiment. En outre, tout le monde est fit physiquement. Bref, cela ne devrait pas constituer un problème.
Justement, en championnat, La Gantoise reste sur six victoires d’affilée. Quel est le secret de cette réussite ?
Je ne sais pas s’il y a un secret. (sourire) Travailler dur et tâcher d’exécuter le mieux possible les choses demandées par le coach. C’est tout. Nous savions que ce serait un parcours difficile. Nous devions tout gagner si nous voulions avoir une chance d’accrocher les playoffs 1. Nous l’avons remarquablement fait jusqu’à présent, mais il reste encore quelques rencontres cruciales à négocier.
Oui, mais pourquoi tout roule-t-il maintenant pour les Buffalos ?
Je ne pense pas que l’on puisse dire que cela ne roulait pas avant. Simplement, nous avons connu un peu de poisse et perdu beaucoup de points bêtement. Cela a entraîné que nous nous sommes retrouvés dans une situation où chaque match est devenu une sorte de finale à gagner pour espérer atteindre les playoffs 1. Et peut-être que c’est justement cette adversité qui a poussé le groupe à être encore plus concentré, appliqué et déterminé sur le terrain. Un peu à l’image de la saison dernière en somme, où nous avions dû gagner nos quatre derniers matches dans les playoffs 2 pour disputer la Conference League en Europe. Et peut-être que ce genre de situation fait justement ressortir le meilleur en nous.
Si vous battez Anderlecht dimanche soir, vous dépasserez justement le Sporting au classement, au nombre de victoires. Est-ce un avantage de figurer dans cette situation ? En somme, vous n’avez rien à perdre et tout à gagner…
Je vous avoue que je préférerais avoir trois points d’avance sur Anderlecht que trois points de retard. (sourire) Mais je vois ce que vous voulez dire. Les choses sont en tout cas claires pour nous. Nous devons gagner. Et si nous gagnons, nous serons en effet devant le Sporting.
À propos, quel est votre pronostic pour les playoffs 1 ?
Je ne suis pas un grand amateur de pronostics. Il ne faut d’ailleurs pas oublier qu’il reste trois matches. Il n’y a pas que ce duel contre Anderlecht, aussi important sera-t-il, qui compte. Nous savons en tout cas que nous devrons réaliser un parcours quasi sans faute si nous voulons figurer dans ces playoffs 1 et nous allons tout mettre en œuvre pour y parvenir. Ce que feront les autres (NdlR : Anderlecht et l’Antwerp), je ne m’en préoccupe pas trop.
Un duel contre Anderlecht, cela reste un match particulier pour vous ?
C’est toujours spécial de jouer contre Anderlecht… (sourire) Il s’agit tout de même du club le plus prestigieux du pays, celui qui affiche le plus beau palmarès. Et en ce qui me concerne, cela l’est encore plus, vu j’habite toujours dans le coin et que j’y ai joué. En outre, l’enjeu sera de taille dimanche, ce qui rendra l’affrontement encore plus beau.
Citation
Yari Verschaeren est un super bon joueur. Il faudra s’en méfier, tout comme de Zirkzee. Mais chez nous, il va de soi que l’on considère que Tissoudali est meilleur
Sven Kums
Quel souvenir gardez-vous de votre passage à Anderlecht entre 2017 et 2019 ?
Je reconnais que ce fut une période difficile pour moi. Mais je suis heureux d’avoir vécu cette expérience. Simplement, le moment où je suis arrivé au Sporting n’était peut-être pas le meilleur. »
Qu’est-ce qui fait la force d’Anderlecht aujourd’hui ?
Je trouve que c’est une équipe qui pratique un très beau football à l’heure actuelle. Anderlecht cherche toujours à construire le jeu proprement comme l’on dit, en partant de l’arrière. Comme nous à La Gantoise, le Sporting essaie d’avoir la mainmise sur le ballon et de prendre le match à son compte. Je m’attends donc à une rencontre très ouverte entre deux équipes qui voudront pratiquer un football dominant. Le spectateur neutre devrait se régaler. (sourire) »
Sera-ce dès lors aussi un match de prestige, pour déterminer l’équipe qui pratique le plus beau football ?
Pour moi, chaque match est un duel de prestige. Nous voulons toujours produire un beau football, nous voulons toujours gagner. Anderlecht aussi, j’imagine. Match de prestige, pff… Peu importe. Nous devons simplement gagner.
Sur ces trois derniers matches, n’est-ce pas l’Antwerp le plus grand rival de La Gantoise en raison du fait que c’est l’équipe qui semble le plus à la peine et qui a laissé le plus de points en route ces dernières semaines ?
Je ne sais pas. Nous ne devons pas nous focaliser sur les autres. Nous devons simplement gagner nos trois derniers matches pour être certains de figurer dans ces playoffs 1. Et que ce soit l’Antwerp ou Anderlecht qui saute à l’arrivée, peu me chaut.
Quel est le joueur d’Anderlecht qui vous impressionne le plus à l’heure actuelle ?
C’est difficile à dire. Sergio Gomez est excellent sur le flanc gauche et Yari Verschaeren a franchi un cap ces derniers mois. J’ai encore joué avec Yari. Il est d’ailleurs l’un des rares, avec Van Crombrugge et Amuzu, qui faisait partie de l’équipe quand j’étais là. Tous les autres sont nouveaux. Yari est un super bon joueur ! Techniquement très fort. Il faudra dès lors s’en méfier, tout comme de Zirkzee, dont les coups de patte peuvent être déroutants. Cela dit, si vous jouez à Anderlecht, c’est que vous avez des qualités. Mais chez nous, il va de soi que l’on considère que Tissoudali est meilleur… (sourire) »
Et quel est le coéquipier qui vous épate le plus, à l’entraînement et/ou en match ?
Là aussi, je ne voudrais pas faire injure à mes coéquipiers en devant en sortir un. Je pense que Joseph Okumu est incroyable. Il est encore jeune, mais il est déjà terriblement fort. Il est rapide et costaud. Il va certainement réaliser une grande carrière. Tout comme le petit dernier, Jordan (NdlR : Torunarigha), un autre grand défenseur en devenir. Je m’en voudrais aussi de ne pas citer Vadis. Après tout ce qu’il a traversé, il est toujours extraordinaire, notamment techniquement. Et puis, sur les flancs, nous avons Alessio (NdlR : Castro-Montes) et Matisse (NdlR : Samoise) qui abattent un travail incroyable. Nous avons la chance d’avoir beaucoup de bons joueurs.
Citation
L’Union a-t-elle pratiqué le meilleur football ? En tout cas, pas contre nous. Mais s’ils sont à cette place, cela veut dire qu’ils ont été les meilleurs. Et on ne peut que leur témoigner notre respect.
Sven Kums
Vous avez 34 ans, avez-vous déjà songé à ce que vous aimeriez faire après votre carrière ?
J’y ai déjà pensé, oui, mais pour l’instant, je ne préfère rien de mieux que d’être sur le terrain. La suite, on verra. J’ai encore le temps. J’ai un diplôme d’entraîneur en poche, mais je ne suis pas convaincu que j’embarquerai dans cette voie. Je m’intéresse aussi énormément au domaine de la finance. Je suis attentivement le cours de la bourse. C’est d’ailleurs en train de remonter. Mais je ne compte pas me lancer dans le trading pour autant. (sourire) D’ailleurs, quand je rentre à la maison, ce sont mes deux enfants (NdlR : Juliette et Arthur, trois ans et 14 mois respectivement) qui accaparent la majorité de mon temps. »
Vous tenez, il est vrai, toujours la forme. On vous a encore vu distiller plusieurs somptueuses ouvertures jeudi soir contre le PAOK…
C’est gentil. C’est vrai que je me sens bien à l’heure actuelle. Même si, pour être tout à fait honnête, je trouve que j’étais meilleur l’année où j’ai remporté le Soulier d’Or (NdlR : en 2015). J’étais plus décisif. Je traîne une petite gêne au genou, liée à une légère instabilité, mais ce n’est rien de fâcheux. C’est la raison pour laquelle je joue avec un tape en match. Et puis, l’équipe tourne bien également pour l’instant. Tout le monde est fit, mis à part Julien De Sart. Les automatismes sont meilleurs. On se trouve plus facilement entre les lignes. Et puis, le fait d’enchaîner les victoires est aussi très important pour la confiance. Bref, c’est une combinaison de facteurs. Et c’est la raison pour laquelle cette élimination en Conference League est si frustrante. Nous jouons vraiment bien au football. »
Quelle est l’équipe qui vous a le plus impressionné dans le championnat cette saison ?
L’Union. Je pense que c’est une évidence. S’ils sont premiers avec autant de points d’avance (NdlR : 8 sur le Club Bruges avec un match de plus), cela signifie qu’ils ont été brillants. L’Union a-t-elle pour autant pratiqué le meilleur football ? En tout cas, pas contre nous. Lors du match aller (NdlR ; défaite 0-2), nous méritions incontestablement mieux. Mais s’ils sont à cette place, cela veut dire qu’ils ont été les meilleurs. Et on ne peut que leur témoigner notre respect. Je pense que personne, en début de saison, n’aurait imaginé qu’ils réaliseraient pareil parcours.
Dernière question, Sven. À choisir, vous préférez battre Anderlecht ce dimanche ou dans un mois au stade Roi Baudouin en finale de la Coupe de Belgique ?
Je veux gagner les deux ! Et je suis convaincu que c’est possible. Pourquoi, c’est interdit ? (sourire)
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[3]Deniz Undav arrache le partage pour l’Union face à Ostende
[1] https://www.7sur7.be/football-belge/nouveau-coup-dur-pour-le-standard-fin-de-saison-pour-raskin-et-laifis~a9984a25/
[2] https://www.7sur7.be/football-belge/un-grand-deniz-undav-permet-a-l-union-de-s-imposer-facilement-sur-le-terrain-d-ohl~a9334c10/
[3] https://www.7sur7.be/football-belge/deniz-undav-arrache-le-partage-pour-lunion-face-a-ostende~a4751aec/