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L’avant-première du film belge “Rien à foutre” éclaboussée par des accusations d’agressions sexuelles

(2022-03-16_15-56-21 (BX1, Moustique))


Ce lundi 14 mars, le cinéma bruxellois Palace accueillait l’avant-première du film belge “Rien à foutre”, avec à l’affiche la célèbre actrice Adèle Exarchopoulos. Mais durant la session questions/réponses, la soirée a tourné au règlement de comptes. Plusieurs femmes ont témoigné et accusé un des acteurs du film d’agressions sexuelles, rapportent BX1 et Moustique.

Le film belge “Rien à foutre”, produit par la société de production belge Wrong Men, nous immerge dans l’histoire de Cassandre, 26 ans, hôtesse de l’air dans une compagnie aérienne à bas coûts. À l’affiche, on retrouve notamment la célèbre actrice Adèle Exarchopoulos ainsi que l’acteur belge Arthur Egloff ou encore Mara Taquin.

Ce lundi soir, le cinéma Palace accueillait l’avant-première du film belge en présence des deux réalisateurs, du producteur/acteur Alexandre Perrier ainsi qu’Arthur Egloff. Au moment de la séance de questions/réponses, la soirée a pris une tournure totalement inattendue. Plusieurs jeunes femmes ont pris la parole pour dénoncer des agressions sexuelles qui auraient été commises par Arthur Egloff.

Accusations



Durant les échanges, une spectatrice demande à l’équipe du film si les “acteurs sont vraiment alcoolisés sur le tournage”, faisant référence à une scène entre Cassandre (Adèle Exarchopoulos) et Arthur (Arthur Egloff), qui finissent dans un canapé après une soirée bien arrosée. Arthur Egloff a alors profité de cette question pour révéler avoir bu quelques mignonnettes d’alcool qui n’avaient pas été remplacées par de l’eau durant le tournage. “Alors lorsque Cassandre (Adèle Exarchopoulos) lui demande d’enlever sa main, est-ce que c’était écrit ou est-ce que le sujet alcoolisé s’est permis de la toucher?”, a demandé la spectatrice, “car il a déjà agressé plusieurs de mes amies”.

(la suite ci-dessous)

Une accusation qui a immédiatement créé un malaise dans la salle. L’acteur et la réalisatrice n’ont pas répondu directement à ces allégations, précisant tout de même que le consentement était une chose primordiale pour eux. Si Arthur Egloff a tenté de recentrer le débat sur le film, d’autres femmes ont décidé de sortir du silence et l’ont accusé à leur tour d’agressions sexuelles. Une autre spectatrice a affirmé être “une victime de l’acteur” et a souligné à quel point “il était difficile d’assister à une telle scène dans le film”. L’équipe du film a insisté pour qu’on la laisse finir. Son témoignage a été applaudi.

“Ça me donne des frissons de voir à l’écran la personne qui m’a agressée dans la vraie vie. Son rôle lui colle à la peau dans la vraie vie”, a-t-on également entendu dans la salle. La réalisatrice et les producteurs ont ensuite précisé que des précautions avaient été prises sur le tournage concernant l’alcool et les scènes de nudité. Ils ont assuré que tout a été fait avec le consentement des acteurs. Sur les accusations à l’égard de l’acteur Arthur Egloff, ils n’ont fait aucun commentaire, “car cela relève de la sphère privée et pas du film.” Soudainement, plusieurs femmes se sont levées pour quitter la salle.

Réactions



“Nous n’étions pas du tout au courant de ces accusations, nous avons été pris de court", commente le producteur Benoit Roland dans les colonnes de Moustique. “Les histoires mises en avant par ces femmes font partie de la sphère privée, elles n’ont pas de lien avec notre film. (...) Nous avons rapporté en interne ce qui s’est passé, afin de s’assurer que l’importance de ces prises de parole soit comprise. Offrir un cadre de travail sécurisé est d’une importance primordiale pour nous.”

De son côté, le principal concerné a affirmé à BX1: “J’ai entendu et écouté les mots et les prises de paroles exprimés à mon encontre ce lundi soir. Et je prends la pleine mesure de leur poids et de leur gravité.”

LIRE AUSSI



[1]Enquête ouverte pour des soupçons d’agression sexuelle visant le journaliste Jean-Jacques Bourdin

[2]Doc Gynéco entendu pour “agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans”



[1] https://www.7sur7.be/monde/enquete-ouverte-pour-des-soupcons-d-agression-sexuelle-visant-le-journaliste-jean-jacques-bourdin~a77b3c84/

[2] https://www.7sur7.be/people/doc-gyneco-entendu-pour-agression-sexuelle-sur-mineure-de-moins-de-15-ans~aee70f7d/



"You must learn to run your kayak by a sort of ju-jitsu. You must learn to
tell what the river will do to you, and given those parameters see how you
can live with it. You must absorb its force and convert it to your users
as best you can. Even with the quickness and agility of a kayak, you are
not faster than the river, nor stronger, and you can beat it only by
understanding it."
-- Strung, Curtis and Perry, _Whitewater_