Qu’est-ce que le syndrome d’Hubris, le trouble de la personnalité dont souffrirait Vladimir Poutine?
(2022-03-10_16-30-00 (Le Journal des Femmes, CNEWS))
- Reference: 2022-03-10_16-30-00_quest-ce-que-le-syndrome-dhubris-le-trou
- News link: https://www.7sur7.be/monde/quest-ce-que-le-syndrome-dhubris-le-trouble-de-la-personnalite-dont-souffrirait-vladimir-poutine~a3cd88e8/
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Peur excessive du Covid, cancer, maladie de Parkinson... La santé mentale de Vladimir Poutine fait l’objet de nombreuses rumeurs depuis le début de l’invasion en Ukraine. Selon certains médecins, le président russe pourrait être atteint du syndrome d’Hubris, un trouble de la personnalité appelé aussi la “maladie du pouvoir”.
Dans son ouvrage “The Hubris Syndrome: Bush, Blair and the Intoxication of Power”, le docteur David Owen, médecin et ancien secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, énumère les treize symptômes de ce trouble mental qui touche les personnes de pouvoir. Selon lui, si le cas étudié fait preuve d’au moins trois ou quatre de ces comportements, celui-ci peut être considéré comme atteint par ce syndrome d’Hubris (ou hybris), qui, en grec ancien, signifie “démesure”. Narcissisme, culte de l’apparence, tendance à parler à la 3e personne, confiance excessive dans son propre jugement et le bien-fondé de ses actions, perte de contact avec la réalité, identification de soi-même avec la nation ou encore impulsivité font partie des phénomènes observés.
Selon le médecin anglais, les Premiers ministres britanniques Lloyd George, Margaret Thatcher, Tony Blair et le président américain George W. Bush étaient atteint du syndrome d’Hubris. Il y a quelques jours, des médecins ont estimé que le président russe présentait lui aussi des comportements liés au syndrome d’Hubris. “Qu’il s’agisse d’un mari violent, d’un chef d’entreprise mégalomane ou d’un chef d’état militariste, ce sont des personnalités extrêmement dangereuses pour autrui et d’une immense fragilité”, explique au Journal des Femmes le psychiatre Bertrand Gilot. “Tout est extrêmement brutal et en cas de confrontation à leur échec, c'est généralement le suicide, le suicide violent, qui survient. Éventuellement en semant la destruction autour d’eux avant de se suicider. Cette position de toute-puissance est là pour se défendre d’une réalité qui est l’impuissance”, poursuit-il.
Ce trouble, s’il semble plus courant chez les chefs d’État, peut également se manifester dans la sphère privée ou au travail, lorsqu’un employé reçoit une promotion et devient chef d’équipe par exemple. Aucun traitement médicamenteux n’existe pour le soigner. La critique de proches peut parfois réussir à ébranler le sujet et le rendre plus raisonnable, mais c’est peu fréquent. Il n’existe en réalité qu’une seule porte de sortie pour la personne concernée: les symptômes s’estompent le plus souvent lorsque celle-ci n’exerce plus de pouvoir.
[1]Le début de la fin pour l’invasion russe? “La Russie cherche une porte de sortie”
[2]NOTRE DOSSIER COMPLET SUR LE CONFLIT EN UKRAINE
[1] https://www.7sur7.be/monde/le-debut-de-la-fin-pour-linvasion-russe-la-russie-cherche-une-porte-de-sortie~ab0b4599/
[2] https://www.7sur7.be/dossier/invasion-russe-en-ukraine~d6c30bd6f-5985-459d-8adc-86c964fe1d8f/
Dans son ouvrage “The Hubris Syndrome: Bush, Blair and the Intoxication of Power”, le docteur David Owen, médecin et ancien secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, énumère les treize symptômes de ce trouble mental qui touche les personnes de pouvoir. Selon lui, si le cas étudié fait preuve d’au moins trois ou quatre de ces comportements, celui-ci peut être considéré comme atteint par ce syndrome d’Hubris (ou hybris), qui, en grec ancien, signifie “démesure”. Narcissisme, culte de l’apparence, tendance à parler à la 3e personne, confiance excessive dans son propre jugement et le bien-fondé de ses actions, perte de contact avec la réalité, identification de soi-même avec la nation ou encore impulsivité font partie des phénomènes observés.
Selon le médecin anglais, les Premiers ministres britanniques Lloyd George, Margaret Thatcher, Tony Blair et le président américain George W. Bush étaient atteint du syndrome d’Hubris. Il y a quelques jours, des médecins ont estimé que le président russe présentait lui aussi des comportements liés au syndrome d’Hubris. “Qu’il s’agisse d’un mari violent, d’un chef d’entreprise mégalomane ou d’un chef d’état militariste, ce sont des personnalités extrêmement dangereuses pour autrui et d’une immense fragilité”, explique au Journal des Femmes le psychiatre Bertrand Gilot. “Tout est extrêmement brutal et en cas de confrontation à leur échec, c'est généralement le suicide, le suicide violent, qui survient. Éventuellement en semant la destruction autour d’eux avant de se suicider. Cette position de toute-puissance est là pour se défendre d’une réalité qui est l’impuissance”, poursuit-il.
Pas de traitement médicamenteux
Ce trouble, s’il semble plus courant chez les chefs d’État, peut également se manifester dans la sphère privée ou au travail, lorsqu’un employé reçoit une promotion et devient chef d’équipe par exemple. Aucun traitement médicamenteux n’existe pour le soigner. La critique de proches peut parfois réussir à ébranler le sujet et le rendre plus raisonnable, mais c’est peu fréquent. Il n’existe en réalité qu’une seule porte de sortie pour la personne concernée: les symptômes s’estompent le plus souvent lorsque celle-ci n’exerce plus de pouvoir.
LIRE AUSSI
[1]Le début de la fin pour l’invasion russe? “La Russie cherche une porte de sortie”
[2]NOTRE DOSSIER COMPLET SUR LE CONFLIT EN UKRAINE
[1] https://www.7sur7.be/monde/le-debut-de-la-fin-pour-linvasion-russe-la-russie-cherche-une-porte-de-sortie~ab0b4599/
[2] https://www.7sur7.be/dossier/invasion-russe-en-ukraine~d6c30bd6f-5985-459d-8adc-86c964fe1d8f/