Des généraux russes en première ligne? Deux hauts gradés auraient été tués sur le front ukrainien
(2022-03-09_08-38-00 (AFP))
- Reference: 2022-03-09_08-38-00_des-generaux-russes-en-premiere-ligne-de
- News link: https://www.7sur7.be/monde/des-generaux-russes-en-premiere-ligne-deux-hauts-grades-auraient-ete-tues-sur-le-front-ukrainien~a9e0a485/
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La mort d'un général russe sur le front ukrainien, celle d'un autre évoquée par de multiples sources mais infirmée par Moscou: la Russie semble avoir décidé de placer les supérieurs sur le front, au risque d'essuyer des pertes.
Vitali Gerassimov © Wikipedia
La municipalité de la ville de Novorosiisk, dans le sud de la Russie, a confirmé la semaine dernière que le général Andreï Soukhovetski, commandant adjoint de la 41e armée était mort "en héros" en Ukraine après avoir servi en Syrie en 2018-19. Le général Vitali Gerassimov - à ne pas confondre avec le chef d'état-major russe Valeri Gerassimov - serait, lui aussi, mort au combat, selon Kiev.
[1]
Les troupes russes victimes “des erreurs stratégiques de Poutine” n'impressionnent plus les experts occidentaux
"Un autre général deux étoiles a été tué aujourd'hui côté russe, c'est le second en douze jours", vient de dire de son côté sur CNN le général américain à la retraite Mark Hertling, relevant que l'armée russe commettait "des erreurs à répétition" et "communiquait par des moyens non cryptés".
Moscou a pour l'heure démenti le décès de Gerassimov. Une chaîne Telegram pro-Kremlin a affirmé mardi qu'il était "vivant, en bonne forme et assumait ses tâches militaires". Des rumeurs plus difficiles à vérifier faisaient état ces derniers jours d'autres officiers russes tués, dans une offensive notoirement moins efficace que ce qu'espérait le président Vladimir Poutine.
"Cela veut dire qu'il y a peut-être besoin que le chef aille devant et s'expose, vu les difficultés", expliquait dimanche une source militaire à l'AFP. Mais "la guerre moderne, c'est aussi identifier le PC ennemi pour tuer le chef. C'est normal". Ces informations confirment les difficultés d'une armée russe sur le papier surpuissante, mais confrontée depuis le début de l'invasion de l'Ukraine à une résistance acharnée et à de multiples difficultés de commandement, de stratégie et de ravitaillement (suite ci-dessous).
Michel Goya @Michel_Goya
[2]Mort de plusieurs généraux russe signalée, signe de la nécessité (sur ordre ?) pour les commandants de grandes unités d’aller directement au plus près pour contourner une chaine de commandement saturée et compenser le manque d’initiative des unités.<br>FIN
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[3]Modifier manuellement
"Mort de plusieurs généraux russes signalée, signe de la nécessité (sur ordre?) pour les commandants de grandes unités d'aller directement au plus près pour contourner une chaîne de commandement saturée et compenser le manque d'initiative des unités", tweetait samedi l'ex-colonel français Michel Goya, observateur attentif du conflit. Il notait la fréquente accumulation de "trop d'unités à commander (très au-delà de la norme de 5) simultanément par les états-majors d'armée". Il évoquait aussi la possible "accumulation anarchique des structures différentes de commandement après la succession de réformes" militaires en Russie.
Tous les analystes consultés par l'AFP convergeaient vers l'étonnante impréparation de l'armée russe avant l'offensive. Alexander Grinberg, analyste au Jerusalem Institute for Security and Strategy (JISS), relève que si les conditions de la mort de Gerassimov restent encore inconnues, Soukhovetski a été, semble-t-il, tué par un tireur embusqué. "Il a été tué deux jours après l'opération, parce que personne n'a vraiment jamais envisagé la guerre" en Russie, a-t-il expliqué à l'AFP. "Ils ont pensé que ce serait une opération de type policier pour mettre un gouvernement loyal à Moscou à la place de [Volodimir] Zelensky", le président ukrainien, a-t-il ajouté. "C'est impossible qu'un officier de ce rang soit si près des combats".
Elie Tenenbaum, chercheur de l'institut français des relations internationales (IFRI), estime pour sa part que la présence sur le terrain de gradés de ce niveau témoigne de ce que Moscou "demande aux généraux d'être en tête de leurs troupes et de prendre des risques" pour compenser une situation morale difficile. "Les forces russes n'ont été prévenues de la nature des opérations que 24 heures avant. Certaines ne l'ont été que jusqu'après être rentrées en Ukraine. Donc, il y a un grave problème de confiance vis-à-vis des cadres", explique-t-il, évoquant des "problèmes de moral des troupes et sans doute de désertion, avec des véhicules abandonnés en rase campagne".
[1] https://www.7sur7.be/monde/les-troupes-russes-victimes-des-erreurs-strategiques-de-poutine-n-impressionnent-plus-les-experts-occidentaux~a0388bda/
[2] https://twitter.com/Michel_Goya/statuses/1500076309946507264
[3] https://www.7sur7.be/monde/des-generaux-russes-en-premiere-ligne-deux-hauts-grades-auraient-ete-tues-sur-le-front-ukrainien~a9e0a485/#
Vitali Gerassimov © Wikipedia
La municipalité de la ville de Novorosiisk, dans le sud de la Russie, a confirmé la semaine dernière que le général Andreï Soukhovetski, commandant adjoint de la 41e armée était mort "en héros" en Ukraine après avoir servi en Syrie en 2018-19. Le général Vitali Gerassimov - à ne pas confondre avec le chef d'état-major russe Valeri Gerassimov - serait, lui aussi, mort au combat, selon Kiev.
Lire aussi
[1]
Les troupes russes victimes “des erreurs stratégiques de Poutine” n'impressionnent plus les experts occidentaux
“Le second en douze jours”
"Un autre général deux étoiles a été tué aujourd'hui côté russe, c'est le second en douze jours", vient de dire de son côté sur CNN le général américain à la retraite Mark Hertling, relevant que l'armée russe commettait "des erreurs à répétition" et "communiquait par des moyens non cryptés".
La Russie dément
Moscou a pour l'heure démenti le décès de Gerassimov. Une chaîne Telegram pro-Kremlin a affirmé mardi qu'il était "vivant, en bonne forme et assumait ses tâches militaires". Des rumeurs plus difficiles à vérifier faisaient état ces derniers jours d'autres officiers russes tués, dans une offensive notoirement moins efficace que ce qu'espérait le président Vladimir Poutine.
Difficultés de l’armée russe
"Cela veut dire qu'il y a peut-être besoin que le chef aille devant et s'expose, vu les difficultés", expliquait dimanche une source militaire à l'AFP. Mais "la guerre moderne, c'est aussi identifier le PC ennemi pour tuer le chef. C'est normal". Ces informations confirment les difficultés d'une armée russe sur le papier surpuissante, mais confrontée depuis le début de l'invasion de l'Ukraine à une résistance acharnée et à de multiples difficultés de commandement, de stratégie et de ravitaillement (suite ci-dessous).
Michel Goya @Michel_Goya
[2]Mort de plusieurs généraux russe signalée, signe de la nécessité (sur ordre ?) pour les commandants de grandes unités d’aller directement au plus près pour contourner une chaine de commandement saturée et compenser le manque d’initiative des unités.<br>FIN
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[3]Modifier manuellement
“Trop d’unités à commander” ?
"Mort de plusieurs généraux russes signalée, signe de la nécessité (sur ordre?) pour les commandants de grandes unités d'aller directement au plus près pour contourner une chaîne de commandement saturée et compenser le manque d'initiative des unités", tweetait samedi l'ex-colonel français Michel Goya, observateur attentif du conflit. Il notait la fréquente accumulation de "trop d'unités à commander (très au-delà de la norme de 5) simultanément par les états-majors d'armée". Il évoquait aussi la possible "accumulation anarchique des structures différentes de commandement après la succession de réformes" militaires en Russie.
Étonnante impréparation russe
Tous les analystes consultés par l'AFP convergeaient vers l'étonnante impréparation de l'armée russe avant l'offensive. Alexander Grinberg, analyste au Jerusalem Institute for Security and Strategy (JISS), relève que si les conditions de la mort de Gerassimov restent encore inconnues, Soukhovetski a été, semble-t-il, tué par un tireur embusqué. "Il a été tué deux jours après l'opération, parce que personne n'a vraiment jamais envisagé la guerre" en Russie, a-t-il expliqué à l'AFP. "Ils ont pensé que ce serait une opération de type policier pour mettre un gouvernement loyal à Moscou à la place de [Volodimir] Zelensky", le président ukrainien, a-t-il ajouté. "C'est impossible qu'un officier de ce rang soit si près des combats".
Compenser une situation difficile
Elie Tenenbaum, chercheur de l'institut français des relations internationales (IFRI), estime pour sa part que la présence sur le terrain de gradés de ce niveau témoigne de ce que Moscou "demande aux généraux d'être en tête de leurs troupes et de prendre des risques" pour compenser une situation morale difficile. "Les forces russes n'ont été prévenues de la nature des opérations que 24 heures avant. Certaines ne l'ont été que jusqu'après être rentrées en Ukraine. Donc, il y a un grave problème de confiance vis-à-vis des cadres", explique-t-il, évoquant des "problèmes de moral des troupes et sans doute de désertion, avec des véhicules abandonnés en rase campagne".
[1] https://www.7sur7.be/monde/les-troupes-russes-victimes-des-erreurs-strategiques-de-poutine-n-impressionnent-plus-les-experts-occidentaux~a0388bda/
[2] https://twitter.com/Michel_Goya/statuses/1500076309946507264
[3] https://www.7sur7.be/monde/des-generaux-russes-en-premiere-ligne-deux-hauts-grades-auraient-ete-tues-sur-le-front-ukrainien~a9e0a485/#