Le poste-frontière de Medyka en Pologne, porte d'entrée européenne des exilés ukrainiens
(2022-03-07_19-42-00 (Belga))
- Reference: 2022-03-07_19-42-00_le-poste-frontiere-de-medyka-en-pologne-
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Elle a deux ans, peut-être trois. Dans les bras, un doudou qu'elle serre fort. Sur la tête, un bonnet couronné de deux énormes pompons roses qui fendent la grisaille de Medyka, ce poste-frontière entre la Pologne et l'Ukraine, aux confins de l'Union européenne. Depuis le 24 février, quand les frappes russes ont commencé, des centaines de milliers d'Ukrainiens - femmes, enfants, vieillards - se sont lancés sur les routes de l'exil, ce qu'il reste de leur vie empaqueté dans quelques sacs.
"Il est important d'être là pour voir et se rendre compte de ce qu'il se passe mais aussi pour témoigner de la solidarité de la Belgique vis-à-vis de la Pologne et de tous les pays voisins de l'Ukraine qui accueillent des réfugiés dans les meilleures conditions possibles vu les circonstances", a indiqué la vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès.
Accompagnée du secrétaire d'État à l'Asile et la migration, Sammy Mahdi, elle est arrivée lundi matin en Pologne où elle a notamment rencontré l'ambassadeur belge Luc Jacobs ainsi que des responsables de la mission consulaire mobile. Établie depuis le 21 février dans la zone frontière, sur la route principale reliant, au sud, la ville ukrainienne de Lviv à Cracovie, cette dernière est chargée d'apporter une aide consulaire aux Belges qui ont quitté l'Ukraine et d'y faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire en provenance de Belgique.
Sophie Wilmès à la frontière polonaise ce lundi 7 mars. © BELGA
Selon les derniers chiffres dont dispose la ministre, quelque 80 Belges sont toujours coincés en Ukraine, à Kiev et dans les autres villes sous le feu de l'armée russe. Une vingtaine d'autres sont en route vers la frontière pour quitter le pays et 25 ont assuré vouloir y rester. Avant la guerre, environ 250 Belges avaient signalé leur présence en Ukraine aux autorités belges.
"Les Belges qui ont réussi à atteindre la frontière, on les aide à acheter des tickets pour rentrer au pays. On leur fournit aussi un soutien consulaire et les documents nécessaires à leur voyage s'ils ne les ont plus. Nous avons également facilité le passage d'un convoi transportant du matériel humanitaire (tentes, couvertures,...) venant de Belgique. Il est arrivé à bon port hier/dimanche. Et enfin, on répond aux offres d'aide des Belges en les orientant vers les bons canaux", a expliqué l'un des responsables de la mission mobile.
C'est que les dons sont nombreux, qu'ils viennent de Belgique, des quatre coins de l'Europe ou de Pologne et que la solidarité, pour être efficace, doit s'organiser. A Medyka, où fument de nombreux braseros, des bénévoles guident ainsi les réfugiés, épuisés et frigorifiés, vers les bus qui les conduiront dans la petite ville voisine. Là, certains seront accueillis dans un ancien centre commercial transformé en lieu d'accueil temporaire, dans l'attente d'un autre départ vers un pays européen où ils commenceront peut-être une nouvelle vie.
"À l'heure actuelle, un million d'Ukrainiens ont fui leur pays et on pense arriver, à terme, à 4 millions de réfugiés. La Belgique veut se montrer solidaire", a assuré Sophie Wilmès. "Quand la Pologne ne respecte pas l'État de droit au sein de l'Union européenne, elle est condamnée. Mais quand elle fait ce qu'il faut, et même plus, elle doit être aidée", a-t-elle ajouté.
"Les instances européennes ont un rôle clé pour une vision et une approche globales. La seule réponse sera une réponse européenne", a de son côté renchéri Sammy Mahdi.
"Les États membres se sont rapidement mis d'accord pour accorder un statut particulier aux réfugiés ukrainiens et c'est très bien. Toute crise apporte son lot de leçons et celle-ci le fera aussi", a enfin estimé la ministre des Affaires étrangères.
Après avoir dialogué avec des représentants de la société civile ukrainienne à Varsovie lundi soir, Sophie Wilmès aura un entretien mardi avec son homologue polonais Zbignieuw Rau. Une rencontre entre la délégation belge et des représentants de l'agence européenne Frontex est également prévue.
"Il est important d'être là pour voir et se rendre compte de ce qu'il se passe mais aussi pour témoigner de la solidarité de la Belgique vis-à-vis de la Pologne et de tous les pays voisins de l'Ukraine qui accueillent des réfugiés dans les meilleures conditions possibles vu les circonstances", a indiqué la vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès.
Accompagnée du secrétaire d'État à l'Asile et la migration, Sammy Mahdi, elle est arrivée lundi matin en Pologne où elle a notamment rencontré l'ambassadeur belge Luc Jacobs ainsi que des responsables de la mission consulaire mobile. Établie depuis le 21 février dans la zone frontière, sur la route principale reliant, au sud, la ville ukrainienne de Lviv à Cracovie, cette dernière est chargée d'apporter une aide consulaire aux Belges qui ont quitté l'Ukraine et d'y faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire en provenance de Belgique.
Sophie Wilmès à la frontière polonaise ce lundi 7 mars. © BELGA
Quelque 80 Belges toujours coincés en Ukraine
Selon les derniers chiffres dont dispose la ministre, quelque 80 Belges sont toujours coincés en Ukraine, à Kiev et dans les autres villes sous le feu de l'armée russe. Une vingtaine d'autres sont en route vers la frontière pour quitter le pays et 25 ont assuré vouloir y rester. Avant la guerre, environ 250 Belges avaient signalé leur présence en Ukraine aux autorités belges.
"Les Belges qui ont réussi à atteindre la frontière, on les aide à acheter des tickets pour rentrer au pays. On leur fournit aussi un soutien consulaire et les documents nécessaires à leur voyage s'ils ne les ont plus. Nous avons également facilité le passage d'un convoi transportant du matériel humanitaire (tentes, couvertures,...) venant de Belgique. Il est arrivé à bon port hier/dimanche. Et enfin, on répond aux offres d'aide des Belges en les orientant vers les bons canaux", a expliqué l'un des responsables de la mission mobile.
C'est que les dons sont nombreux, qu'ils viennent de Belgique, des quatre coins de l'Europe ou de Pologne et que la solidarité, pour être efficace, doit s'organiser. A Medyka, où fument de nombreux braseros, des bénévoles guident ainsi les réfugiés, épuisés et frigorifiés, vers les bus qui les conduiront dans la petite ville voisine. Là, certains seront accueillis dans un ancien centre commercial transformé en lieu d'accueil temporaire, dans l'attente d'un autre départ vers un pays européen où ils commenceront peut-être une nouvelle vie.
"À l'heure actuelle, un million d'Ukrainiens ont fui leur pays et on pense arriver, à terme, à 4 millions de réfugiés. La Belgique veut se montrer solidaire", a assuré Sophie Wilmès. "Quand la Pologne ne respecte pas l'État de droit au sein de l'Union européenne, elle est condamnée. Mais quand elle fait ce qu'il faut, et même plus, elle doit être aidée", a-t-elle ajouté.
“Toute crise apporte son lot de leçons et celle-ci le fera aussi”
"Les instances européennes ont un rôle clé pour une vision et une approche globales. La seule réponse sera une réponse européenne", a de son côté renchéri Sammy Mahdi.
"Les États membres se sont rapidement mis d'accord pour accorder un statut particulier aux réfugiés ukrainiens et c'est très bien. Toute crise apporte son lot de leçons et celle-ci le fera aussi", a enfin estimé la ministre des Affaires étrangères.
Après avoir dialogué avec des représentants de la société civile ukrainienne à Varsovie lundi soir, Sophie Wilmès aura un entretien mardi avec son homologue polonais Zbignieuw Rau. Une rencontre entre la délégation belge et des représentants de l'agence européenne Frontex est également prévue.