L’Union européenne dénonce la “manière barbare” de la Russie de faire la guerre
(2022-03-04_17-49-00 (belga))
- Reference: 2022-03-04_17-49-00_lunion-europeenne-denonce-la-maniere-bar
- News link: https://www.7sur7.be/monde/lunion-europeenne-denonce-la-maniere-barbare-de-la-russie-de-faire-la-guerre~a88e23f6/
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Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a souligné, vendredi à son arrivée à une réunion des ministres européens des Affaires étrangères élargie aux alliés, le caractère historique des mesures prises par l'Union européenne ces derniers jours à l'encontre de la Russie et en soutien de l'Ukraine. "Ce qu'a fait l'Union européenne ces deux dernières semaines est tout simplement remarquable", a affirmé le chef de la diplomatie des États-Unis, aux côtés du Haut représentant.
"La vitesse à laquelle elle a agi, les actions prises, tant en matière de sanctions que de soutien à l'Ukraine, il n'est pas exagéré de dire que c'est historique. Cela ne fait que renforcer à nos yeux l'importance de (notre) partenariat", a ajouté M. Blinken.
En quelques jours depuis le début de l'invasion le 24 février, l'Union, en lien avec ses alliés, a adopté des trains de sanctions jamais vus pour miner l'économie de la Russie, financé pour la première fois des livraisons d'armes létales pour l'Ukraine, décidé de fortes aides humanitaires et octroyé un statut inédit de protection aux réfugiés de guerre.
Elle doit discuter ce vendredi de la possibilité d'imposer de nouvelles sanctions contre Moscou qui concerneraient ses achats de gaz et de pétrole, outils de financement de l'effort de guerre de la Russie, a annoncé M. Borrell. Les achats européens d'énergie à la Russie sont évalués à près de 700 millions d'euros par jour depuis le début de la crise, selon les données du Bruegel Institute. Mais le pétrole russe peine à trouver des acheteurs à cause de la crainte de sanctions.
La réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangère de l'UE, qui suit une réunion similaire des membres de l'OTAN, est élargie à leurs homologues américain (Antony Blinken), canadienne (Mélanie Joly) et britannique (Liz Truss), ainsi qu'au secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg. Le ministre ukrainien Kouleba y est aussi associé. L'enjeu, selon M. Blinken, va "au-delà des États-Unis et de l'Europe". "C'est une menace pour le monde entier, car ce qui est avant tout en jeu ici, ce sont les principes fondamentaux que nous avons établis ensemble après deux guerres mondiales, pour la paix et la sécurité de chacun. Si on laisse ces principes être remis en question, comme Poutine le fait maintenant en toute impunité, cela ouvrirait une boîte de Pandore de conflits, pour le monde entier. Les enjeux sont élevés, mais nous sommes très confiants parce que nous agissons ensemble, comme nous le faisons depuis de nombreux mois”.
Les ministres européens ont dénoncé les attaques russes qui ont visé des populations civiles. "Les Russes sont en train de tout bombarder, hôpitaux, maisons, écoles, faisant beaucoup de victimes civiles. C'est une manière barbare de faire la guerre", a dénoncé Josep Borrell, alors que le procureur de la Cour pénale internationale a ouvert une enquête pour crimes de guerre.
Pour la ministre allemande Annalena Baerbock, Vladimir Poutine vise à agir avec "la plus brutale des sévérités" contre les populations civiles. "Ce sont des crimes de guerre", a jugé le ministre irlandais Simon Coveney.
© AP
"La vitesse à laquelle elle a agi, les actions prises, tant en matière de sanctions que de soutien à l'Ukraine, il n'est pas exagéré de dire que c'est historique. Cela ne fait que renforcer à nos yeux l'importance de (notre) partenariat", a ajouté M. Blinken.
En quelques jours depuis le début de l'invasion le 24 février, l'Union, en lien avec ses alliés, a adopté des trains de sanctions jamais vus pour miner l'économie de la Russie, financé pour la première fois des livraisons d'armes létales pour l'Ukraine, décidé de fortes aides humanitaires et octroyé un statut inédit de protection aux réfugiés de guerre.
Elle doit discuter ce vendredi de la possibilité d'imposer de nouvelles sanctions contre Moscou qui concerneraient ses achats de gaz et de pétrole, outils de financement de l'effort de guerre de la Russie, a annoncé M. Borrell. Les achats européens d'énergie à la Russie sont évalués à près de 700 millions d'euros par jour depuis le début de la crise, selon les données du Bruegel Institute. Mais le pétrole russe peine à trouver des acheteurs à cause de la crainte de sanctions.
La réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangère de l'UE, qui suit une réunion similaire des membres de l'OTAN, est élargie à leurs homologues américain (Antony Blinken), canadienne (Mélanie Joly) et britannique (Liz Truss), ainsi qu'au secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg. Le ministre ukrainien Kouleba y est aussi associé. L'enjeu, selon M. Blinken, va "au-delà des États-Unis et de l'Europe". "C'est une menace pour le monde entier, car ce qui est avant tout en jeu ici, ce sont les principes fondamentaux que nous avons établis ensemble après deux guerres mondiales, pour la paix et la sécurité de chacun. Si on laisse ces principes être remis en question, comme Poutine le fait maintenant en toute impunité, cela ouvrirait une boîte de Pandore de conflits, pour le monde entier. Les enjeux sont élevés, mais nous sommes très confiants parce que nous agissons ensemble, comme nous le faisons depuis de nombreux mois”.
Les ministres européens ont dénoncé les attaques russes qui ont visé des populations civiles. "Les Russes sont en train de tout bombarder, hôpitaux, maisons, écoles, faisant beaucoup de victimes civiles. C'est une manière barbare de faire la guerre", a dénoncé Josep Borrell, alors que le procureur de la Cour pénale internationale a ouvert une enquête pour crimes de guerre.
Pour la ministre allemande Annalena Baerbock, Vladimir Poutine vise à agir avec "la plus brutale des sévérités" contre les populations civiles. "Ce sont des crimes de guerre", a jugé le ministre irlandais Simon Coveney.
© AP