La justice française ordonne le démontage d’une statue de la Vierge
(2022-03-03_19-18-11 (AFP))
- Reference: 2022-03-03_19-18-11_la-justice-francaise-ordonne-le-demontag
- News link: https://www.7sur7.be/monde/la-justice-francaise-ordonne-le-demontage-dune-statue-de-la-vierge~a5287301/
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Une commune d’une île de l’ouest de la France s’est vu ordonner jeudi de retirer du domaine public une statue de la Vierge, au nom du principe de laïcité.
La Flotte-en-Ré, sur l’île de Ré, a six mois pour agir et enlever la statue du carrefour où elle trône, selon la justice administrative.
Une association, “La Libre pensée”, avait saisi la justice pour réclamer ce retrait, en demandant l’application de la loi française de 1905 qui interdit l’installation de monuments à caractère religieux sur le domaine public.
Longtemps exposée dans un jardin privé, la statue a été donnée à la commune en 1983. Après un accident de la route en 2020 qui l’avait endommagée, la municipalité avait décidé de la reconstruire à l’identique sur le carrefour, considérant qu’elle faisait “partie d’un patrimoine historique”, a expliqué son maire Jean-Paul Héraudeau.
Mais le tribunal a tranché : elle constitue bien “un symbole principalement religieux”.
L’affaire a suscité l’émoi chez les 2.800 habitants et au-delà : “On a reçu des milliers d’appels et de courriers de soutien, même de l’étranger”, a assuré à l’AFP M. Héraudeau.
Des affaires de crèches de Noël dans les mairies ou de statues religieuses dans l’espace public défraient régulièrement la chronique en France où la laïcité est un sujet sensible, occasionnant notamment de vifs débats autour du port du voile musulman.
En décembre, la commune des Sables d’Olonne, également dans l’ouest du pays, s’était également vu enjoindre de retirer une statue de Saint-Michel d’une place. Et en 2018, la Libre pensée avait obtenu le déplacement à Ploërmel (Bretagne, nord-ouest) d’une statue de Jean Paul II, érigée douze ans plus tôt sur une place publique, au terme d’une longue procédure jusqu’au Conseil d’État.
“Les tribunaux confirment qu’il faut respecter les convictions de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, et non satisfaire quelques-uns”, a réagi La Libre pensée jeudi dans un communiqué, jugeant “inacceptable que des élus (...) confondent encore commune et paroisse”.
La Flotte-en-Ré, sur l’île de Ré, a six mois pour agir et enlever la statue du carrefour où elle trône, selon la justice administrative.
Une association, “La Libre pensée”, avait saisi la justice pour réclamer ce retrait, en demandant l’application de la loi française de 1905 qui interdit l’installation de monuments à caractère religieux sur le domaine public.
Longtemps exposée dans un jardin privé, la statue a été donnée à la commune en 1983. Après un accident de la route en 2020 qui l’avait endommagée, la municipalité avait décidé de la reconstruire à l’identique sur le carrefour, considérant qu’elle faisait “partie d’un patrimoine historique”, a expliqué son maire Jean-Paul Héraudeau.
Mais le tribunal a tranché : elle constitue bien “un symbole principalement religieux”.
L’affaire a suscité l’émoi chez les 2.800 habitants et au-delà : “On a reçu des milliers d’appels et de courriers de soutien, même de l’étranger”, a assuré à l’AFP M. Héraudeau.
La laïcité, un sujet ô combien sensible
Des affaires de crèches de Noël dans les mairies ou de statues religieuses dans l’espace public défraient régulièrement la chronique en France où la laïcité est un sujet sensible, occasionnant notamment de vifs débats autour du port du voile musulman.
En décembre, la commune des Sables d’Olonne, également dans l’ouest du pays, s’était également vu enjoindre de retirer une statue de Saint-Michel d’une place. Et en 2018, la Libre pensée avait obtenu le déplacement à Ploërmel (Bretagne, nord-ouest) d’une statue de Jean Paul II, érigée douze ans plus tôt sur une place publique, au terme d’une longue procédure jusqu’au Conseil d’État.
“Les tribunaux confirment qu’il faut respecter les convictions de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, et non satisfaire quelques-uns”, a réagi La Libre pensée jeudi dans un communiqué, jugeant “inacceptable que des élus (...) confondent encore commune et paroisse”.