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La solidarité s’organise en Belgique: “Avec ce bus, je pourrai ramener 50 personnes d’Ukraine”

(2022-03-02_09-45-00 (HLN))


La Belgique et ses habitants se montrent particulièrement solidaires envers les Ukrainiens. Une femme a mis son appartement entier à disposition, un homme a loué un bus et deux chauffeurs pour ramener une cinquantaine de réfugiés et un chirurgien va rejoindre le front avec des ambulances remplies de matériel médical.

L’appel du gouvernement fédéral à accueillir des réfugiés ukrainiens n'est pas tombé dans l’oreille d'un sourd. Mais bien dans celle de Pascale Vanden Nest, une habitante de Grammont (Flandre-Orientale). Cette femme de ménage qui travaille dans un hôpital n’a pas hésité une seconde avant de mettre son appartement à disposition.

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“La guerre est la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un”



“Je me suis vraiment sentie mal quand j’ai vu toutes ces mères en fuite avec leurs enfants. J’en ai eu les larmes aux yeux. La guerre est la pire chose qui puisse arriver à quelqu'un. Si cela devait m'arriver, je serais heureuse qu’on m’ouvre sa porte. De toute façon, mon appartement est vide puisque je vis avec mon compagnon. Je ne dois pas libérer l’appartement avant la fin du mois de mai. Trois ou quatre personnes peuvent donc y vivre jusque-là. Je suis également prête à leur offrir à boire et à manger. Ces réfugiés seront bien accueillis chez moi”, assure la quinquagénaire.

Pascale Vanden Nest a mis son appartement à disposition de réfugiés ukrainiens. © Photo News

© Photo News

Pascale a proposé son aide sur un groupe Facebook dédié au soutien aux réfugiés ukrainiens. C'est essentiellement via les réseaux sociaux que la solidarité belge se met en place.

François Dvorak, un trentenaire d’Ensival, près de Verviers, a notamment loué un bus et deux chauffeurs pour ramener le plus de monde possible. “Vous pouvez bien sûr prendre votre voiture pour ramener une famille, mais avec ce bus, je pourrai récupérer une cinquantaine de réfugiés”, explique ce photographe de presse.

“Toute personne qui propose une chambre peut m’appeler”



Louer un bus et deux chauffeurs n'est pas donné: 8.000 euros. François a avancé l'argent mais il a lancé une collecte de fonds et espère récupérer une partie via les ambassades concernées. “En temps de guerre, les États sont normalement responsables de l’organisation de couloirs humanitaires”, rappelle le Belge d’origine tchèque par son père. François et ses deux chauffeurs sont partis mardi matin à 7h. Ils sont arrivés à la frontière ukrainienne vers minuit.

François ne sait pas où tous ces réfugiés résideront une fois arrivés en Belgique. “Toute personne qui propose une chambre peut m’appeler au 0479/85.24.25."

© RV

“Je n’ai pas peur de la guerre”



Hier soir, le citoyen ukrainien Ihor Vitenko est parti de Gand avec trois ambulances remplies de matériel médical. Cet homme de 55 ans travaille comme infirmier à l’hôpital AZ Jan Palfijn. “Mon diplôme n’est pas reconnu ici, mais je suis chirurgien et je pars travailler dans un hôpital militaire en deuxième ligne. Où exactement? Je ne sais pas encore. Mais je n’ai pas peur de la guerre”, explique cet Ukrainien qui était déjà retourné au pays au début du conflit en 2014-2015.

Jeune médecin, Ihor a fui l’Ukraine avec sa famille après six mois de travail sans salaire parce que les caisses de l’État étaient vides. Mais grâce à certaines organisations en Belgique, il est toujours resté lié à sa patrie. Ces associations et des connaissances de la communauté ukrainienne l’ont aidé à réunir des fonds pour acheter trois ambulances d’occasion aux pompiers. En six jours, il a rassemblé tout l’équipement dont il aura besoin là-bas. “Parce qu’ils n’en ont pas là-bas: des analgésiques et du matériel désinfectant pour le soin des plaies et la chirurgie. Beaucoup d’informations ont été recueillies auprès des pharmacies, des médecins généralistes et des vétérinaires. Les gens apportent ce qu’ils ont: même de la nourriture.”

“Restez forts”



Avant de quitter la Belgique, Ihor a serré sa fille dans ses bras. “Restez forts”, a-t-il lancé à sa famille restée à Gand. Les vingt volontaires qui l’ont aidé à préparer le départ sont restés remarquablement silencieux. Pas sûr qu’ils reverront tout le monde.

Avant de quitter la Belgique, Ihor a serré sa fille dans ses bras. © Wannes Nimmegeers

© Wannes Nimmegeers

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[2]Marc a roulé jusqu’à la frontière polonaise pour recueillir des réfugiés: “Une centaine de femmes se sont levées”



[1] https://www.7sur7.be/belgique/marc-a-roule-jusqua-la-frontiere-polonaise-pour-recueillir-des-refugies-une-centaine-de-femmes-se-sont-levees~a8e79d26/

[2] https://www.7sur7.be/belgique/marc-a-roule-jusqua-la-frontiere-polonaise-pour-recueillir-des-refugies-une-centaine-de-femmes-se-sont-levees~a8e79d26/



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