La Russie a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl
(2022-02-24_19-23-00 (Belga/AFP))
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La Russie, qui a lancé jeudi une invasion de l’Ukraine, a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl, site du pire accident nucléaire de l’histoire en 1986, a annoncé la présidence ukrainienne.
“Après des combats acharnés, nous avons perdu le contrôle du site de Tchernobyl”, a déclaré Mikhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence. Kiev avait fait état plus tôt d’affrontements près du dépôt des déchets nucléaires du site. Après la perte du contrôle de cette zone hautement contaminée, “l’état des installations” de la centrale, de la chape étanche isolant son réacteur accidenté et d’un dépôt pour le combustible nucléaire “est inconnu” et “il est impossible de dire si la centrale est en sécurité”, a ajouté le responsable. “C’est une des menaces les plus graves pour l’Europe”, a-t-il ajouté en estimant que les Russes pourraient organiser des “provocations” sur ce site afin d’en rejeter la responsabilité sur l’Ukraine.
[1]
Les soldats ukrainiens “sacrifient leurs vies” pour éviter un second Tchernobyl
[2]
EN DIRECT: Les États-Unis et l’Europe annoncent des sanctions “massives” - Joe Biden n’enverra pas de soldats américains en Ukraine - Macron appelle Poutine -
Le pire accident nucléaire de l’Histoire a eu lieu le 26 avril 1986 en Ukraine, alors une des quinze républiques soviétiques, quand un réacteur de cette centrale, située à une centaine de kilomètres de Kiev, a explosé, contaminant jusqu’aux trois-quarts de l’Europe, surtout l’Ukraine, la Russie et le Bélarus. Près de 350.000 personnes ont dû être évacuées d’un périmètre de 30 kilomètres autour de la centrale. Le bilan humain reste controversé. Ces dernières années, le site de Tchernobyl est devenu une destination importante pour les touristes.
La première journée de l’offensive, qualifiée de “succès” par le ministère russe de la Défense, a fait en quelques heures des dizaines de morts, provoquant un tollé dans la communauté internationale, surtout côté occidental. L’attaque a commencé à l’aube, après que Vladimir Poutine eut reconnu lundi l’indépendance de territoires séparatistes ukrainiens du Donbass, puis fait valider mardi une intervention militaire par le Parlement russe. “J’ai pris la décision d’une opération militaire spéciale” ayant pour but “une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine”, a annoncé le maître du Kremlin à la télévision avant l’aube. “Nous n’avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons rien imposer par la force à personne”, a-t-il affirmé, appelant les militaires ukrainiens à “déposer les armes”. Pour tenter de justifier cette intervention, le président russe a notamment réitéré ses accusations, infondées, d’un “génocide” orchestré par Kiev dans les territoires séparatistes prorusses, cité un appel à l’aide des séparatistes et dénoncé la politique agressive de l’Otan. La Russie n’avait “aucun autre moyen” de se défendre, a-t-il affirmé devant la presse jeudi soir.
[1] https://www.7sur7.be/monde/les-soldats-ukrainiens-sacrifient-leurs-vies-pour-eviter-un-second-tchernobyl~a647f17d/
[2] https://www.7sur7.be/monde/en-direct-les-etats-unis-et-leurope-annoncent-des-sanctions-massives-joe-biden-nenverra-pas-de-soldats-americains-en-ukraine-macron-appelle-poutine~abb36362/
“Après des combats acharnés, nous avons perdu le contrôle du site de Tchernobyl”, a déclaré Mikhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence. Kiev avait fait état plus tôt d’affrontements près du dépôt des déchets nucléaires du site. Après la perte du contrôle de cette zone hautement contaminée, “l’état des installations” de la centrale, de la chape étanche isolant son réacteur accidenté et d’un dépôt pour le combustible nucléaire “est inconnu” et “il est impossible de dire si la centrale est en sécurité”, a ajouté le responsable. “C’est une des menaces les plus graves pour l’Europe”, a-t-il ajouté en estimant que les Russes pourraient organiser des “provocations” sur ce site afin d’en rejeter la responsabilité sur l’Ukraine.
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[1]
Les soldats ukrainiens “sacrifient leurs vies” pour éviter un second Tchernobyl
[2]
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26 avril 1986
Le pire accident nucléaire de l’Histoire a eu lieu le 26 avril 1986 en Ukraine, alors une des quinze républiques soviétiques, quand un réacteur de cette centrale, située à une centaine de kilomètres de Kiev, a explosé, contaminant jusqu’aux trois-quarts de l’Europe, surtout l’Ukraine, la Russie et le Bélarus. Près de 350.000 personnes ont dû être évacuées d’un périmètre de 30 kilomètres autour de la centrale. Le bilan humain reste controversé. Ces dernières années, le site de Tchernobyl est devenu une destination importante pour les touristes.
Première journée qualifiée de “succès”
La première journée de l’offensive, qualifiée de “succès” par le ministère russe de la Défense, a fait en quelques heures des dizaines de morts, provoquant un tollé dans la communauté internationale, surtout côté occidental. L’attaque a commencé à l’aube, après que Vladimir Poutine eut reconnu lundi l’indépendance de territoires séparatistes ukrainiens du Donbass, puis fait valider mardi une intervention militaire par le Parlement russe. “J’ai pris la décision d’une opération militaire spéciale” ayant pour but “une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine”, a annoncé le maître du Kremlin à la télévision avant l’aube. “Nous n’avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons rien imposer par la force à personne”, a-t-il affirmé, appelant les militaires ukrainiens à “déposer les armes”. Pour tenter de justifier cette intervention, le président russe a notamment réitéré ses accusations, infondées, d’un “génocide” orchestré par Kiev dans les territoires séparatistes prorusses, cité un appel à l’aide des séparatistes et dénoncé la politique agressive de l’Otan. La Russie n’avait “aucun autre moyen” de se défendre, a-t-il affirmé devant la presse jeudi soir.
[1] https://www.7sur7.be/monde/les-soldats-ukrainiens-sacrifient-leurs-vies-pour-eviter-un-second-tchernobyl~a647f17d/
[2] https://www.7sur7.be/monde/en-direct-les-etats-unis-et-leurope-annoncent-des-sanctions-massives-joe-biden-nenverra-pas-de-soldats-americains-en-ukraine-macron-appelle-poutine~abb36362/