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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Karel Boiten reconnu coupable d’avoir assassiné son épouse avec du tiramisu empoisonné

(2022-02-24_17-15-04 (Belga))


Karel B. a été reconnu coupable jeudi par la cour d'assises du Limbourg de l'assassinat de son épouse Annick Haesevoets fin avril 2016. L'accusé était poursuivi pour avoir servi une part de tiramisu empoisonnée à la victime.

Les sept hommes et quatre femmes composant le jury de la cour pour ce procès ont rendu leur verdict après quatre heures de délibération.

Dans son réquisitoire, le ministère public a requis une peine de 24 ans de prison.

Annick Haesevoets est décédée le 27 avril 2016 après avoir ingéré un dessert rapporté du travail par l'accusé. Ce dernier a toujours nié les faits et ses avocats ont plaidé l'acquittement. Fait rare, il n'y avait pas de partie civile lors de ce procès d'assises, la famille de la victime étant persuadée de l'innocence de l'accusé.

A l'époque des faits, le quinquagénaire, originaire d'Alken (Limbourg), travaillait dans un dancing de Hasselt. A l'occasion, il lui arrivait de ramener des restes de nourriture chez lui après son travail. C'était d'ailleurs le cas du Tiramisu que sa femme a mangé le 25 avril 2016. Peu après son ingestion, cette dernière s'était sentie mal et avait fait un infarctus. Conduite à l'hôpital à Hasselt, elle y était décédée deux jours plus tard.

N'ayant trouvé aucune cause médicale à sa mort, un cardiologue a considéré que la mort d'Annick Haesevoets était suspecte. Une concentration importante de somnifères avait été détectée dans les échantillons et le cardiologue avait donc contacté le médecin traitant de la victime, qui avait assuré ne jamais lui avoir prescrit ce type de médicaments. De plus, Annick Haesevoets n'avait jamais eu de problèmes de santé auparavant. Un grand nombre de résidus de médicaments avaient cependant été retrouvés dans le tiramisu.

Il avait échoué à son passage au détecteur de mensonges



Karel B. a été arrêté le 7 février 2017 pour suspicion de tentative d'assassinat et placé sous surveillance électronique. Le veuf a toujours nié toute implication dans le décès de sa compagne, et ce, même s'il avait échoué à son passage au détecteur de mensonges.

Annick Haesevoets a subi un infractus le 25 avril 2016. "Son décès est indubitablement liés à une consommation excessive du somnifère Lormetazepam. Boiten connaissait les effets de cette médication. Il avait eu l'occasion de l'insérer dans le tiramisu pendant les quelques heures qu'il avait passées seul à la maison. Le Lormetazepam était en outre été prescrit à son nom", ressort-il de la lecture jeudi de l'arrêt sur la peine.

La victime a ingéré une trentaine de comprimés



La mort d'Annick Haesevoets était bien un acte délibéré, est-il souligné. "Il est exclu qu'Annick ait absorbé elle-même cette quantité de somnifères. Personne ne la considérait comme suicidaire et son mode de vie était considéré comme positif par son entourage. Ses parents, qui l'ont vue le 25 avril, n'avait rien remarqué d'anormal dans son comportement. Il n'y a pas le moindre doute que c'est Karel Boiten qui a ajouté au tiramisu du Lormetazepam, dont une trentaine de comprimés environ ont été ingérés, poursuit le jury.

Boiten avait un mobile: "il ressort de ses propres déclarations que les relations sexuelles au sein du couple était devenue quasi inexistantes. Il avait des aventures sexuelles en dehors de son couple. Avec Marleen Jeurissen, en particulier. Il voulait divorcer d'Annick, qui se disait pour sa part sous l'emprise de son mari. Il n'y a pas le moindre doute que Karel a tué Annick volontairement et de manière préméditée concluent les jurés", a expliqué le président de la cour d'assises du Limbourg, Dirk Thys.

Une peine de 24 ans requise



Dans son réquisitoire, le ministère public a fait montre de sévérité lui aussi et a requis une peine de 24 ans de prison, ne voyant aucune circonstance atténuante dans le chef de l'accusé.

L'accusation ne voit aucune circonstance atténuante dans la commission des faits et la manière calculée par laquelle l'accusé a ôté vie à son épouse. Maarten Sobrie, substitut du procureur général, a cependant relevé des circonstances atténuantes qui pourraient entrer en ligne de compte pour que l'accusé n'écope pas d'une peine à la perpétuité telle que prévue dans le cas d'un assassinat.

"Il s'est présenté à chacune des convocations de la police et de la Justice. Depuis son arrestation, son comportement a été impeccable. Et sur le plan sociétal, il a été reconnu comme un grand travailleur", a souligné le substitut à l'appui de ses propos.



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