L’invasion russe en Ukraine provoque une hausse de 40% du prix du gaz et de l’électricité
(2022-02-24_16-36-00 (Belga))
- Reference: 2022-02-24_16-36-00_linvasion-russe-en-ukraine-provoque-une-
- News link: https://www.7sur7.be/economie/linvasion-russe-en-ukraine-provoque-une-hausse-de-40-du-prix-du-gaz-et-de-lelectricite~ad13432a/
- Source link:
L'invasion russe de l'Ukraine font à nouveau flamber les prix de l'électricité et du gaz. Celui de l'électricité atteint un niveau record en Belgique.
Le prix du gaz pour une livraison en mars a augmenté de 40% jeudi, pour atteindre 125 euros du mégawattheure. Celui de l'électricité a crû dans la même proportion pour atteindre 300 euros/MWh.
Les prix de l'énergie sont à leur plus haut niveau depuis la mi-décembre, lorsque l'on craignait une pénurie.
La Belgique n'est pas épargnée par cette flambée. Sur le marché de gros du pays, il faudra débourser, vendredi entre 22 et 24h, 378 euros par MWh d'électricité. Vers 19h, le prix sera même de 463 euros, un montant record pour la Belgique.
L’invasion russe en Ukraine va probablement faire augmenter les prix de l’énergie, mais il n’y a pas de pénurie à craindre en Belgique, car la sécurité d’approvisionnement est assurée, a indiqué jeudi le secrétaire général d’Energia (anciennement Fédération pétrolière belge), Wim De Wulf.
“Les barils de pétrole russes représentent 30% du total de notre consommation, mais seulement 0,2% de la demande mondiale”, qui se situe entre 90 et 95 millions de barils par jour. La Russie exporte environ 10 millions de barils quotidiennement, dont 2 millions sont dirigés vers l’Europe et près de 180.000 arrivent en Belgique, qui consomme environ 600.000 barils par jour.
“Nous avons donc suffisamment de flexibilité pour aller chercher du pétrole ailleurs, notamment parce que nous sommes approvisionnés par des bateaux dans les ports de Rotterdam et Anvers”, ajoute M. De Wulf. “En revanche, l’Allemagne, par exemple, est directement connectée à la Russie par un réseau d’oléoducs, donc leur dépendance est beaucoup plus importante que la nôtre.”
Il n’y a donc pas de pénuries à craindre, surtout en raison du stock stratégique du pays. “Et je ne nous vois pas utiliser ce stock stratégique. C’est le dernier filet de sécurité et il y a suffisamment de sources pour répondre à la demande”, poursuit le secrétaire général.
En revanche, les prix vont augmenter “car les événements géopolitiques tels que le conflit en Ukraine donnent des incertitudes qui peuvent amener à de la spéculation. Mais en Belgique, nous avons un accord selon lequel les fluctuations du prix du pétrole ne se reflètent pas immédiatement dans les prix pour le consommateur. Il y a un délai car les prix sont fixés selon des moyennes sur certaines périodes”, tempère encore M. De Wulf.
[1]NOTRE DOSSIER SUR L’INVASION RUSSE EN UKRAINE
[1] https://www.7sur7.be/dossier/invasion-russe-en-ukraine~d6c30bd6f-5985-459d-8adc-86c964fe1d8f/
Le prix du gaz pour une livraison en mars a augmenté de 40% jeudi, pour atteindre 125 euros du mégawattheure. Celui de l'électricité a crû dans la même proportion pour atteindre 300 euros/MWh.
Les prix de l'énergie sont à leur plus haut niveau depuis la mi-décembre, lorsque l'on craignait une pénurie.
La Belgique n'est pas épargnée par cette flambée. Sur le marché de gros du pays, il faudra débourser, vendredi entre 22 et 24h, 378 euros par MWh d'électricité. Vers 19h, le prix sera même de 463 euros, un montant record pour la Belgique.
“Pas de pénurie à craindre”, selon Energia
L’invasion russe en Ukraine va probablement faire augmenter les prix de l’énergie, mais il n’y a pas de pénurie à craindre en Belgique, car la sécurité d’approvisionnement est assurée, a indiqué jeudi le secrétaire général d’Energia (anciennement Fédération pétrolière belge), Wim De Wulf.
“Les barils de pétrole russes représentent 30% du total de notre consommation, mais seulement 0,2% de la demande mondiale”, qui se situe entre 90 et 95 millions de barils par jour. La Russie exporte environ 10 millions de barils quotidiennement, dont 2 millions sont dirigés vers l’Europe et près de 180.000 arrivent en Belgique, qui consomme environ 600.000 barils par jour.
“Nous avons donc suffisamment de flexibilité pour aller chercher du pétrole ailleurs, notamment parce que nous sommes approvisionnés par des bateaux dans les ports de Rotterdam et Anvers”, ajoute M. De Wulf. “En revanche, l’Allemagne, par exemple, est directement connectée à la Russie par un réseau d’oléoducs, donc leur dépendance est beaucoup plus importante que la nôtre.”
“Je ne nous vois pas utiliser ce stock stratégique”
Il n’y a donc pas de pénuries à craindre, surtout en raison du stock stratégique du pays. “Et je ne nous vois pas utiliser ce stock stratégique. C’est le dernier filet de sécurité et il y a suffisamment de sources pour répondre à la demande”, poursuit le secrétaire général.
En revanche, les prix vont augmenter “car les événements géopolitiques tels que le conflit en Ukraine donnent des incertitudes qui peuvent amener à de la spéculation. Mais en Belgique, nous avons un accord selon lequel les fluctuations du prix du pétrole ne se reflètent pas immédiatement dans les prix pour le consommateur. Il y a un délai car les prix sont fixés selon des moyennes sur certaines périodes”, tempère encore M. De Wulf.
[1]NOTRE DOSSIER SUR L’INVASION RUSSE EN UKRAINE
[1] https://www.7sur7.be/dossier/invasion-russe-en-ukraine~d6c30bd6f-5985-459d-8adc-86c964fe1d8f/