Une application du métavers permet à des enfants d'entrer dans strip-clubs virtuels
(2022-02-23_21-18-03 (BBC))
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Certaines applications du métavers sont “dangereuses de par leur conception”, a averti la National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC) en réponse à une enquête de BBC News. Le métavers est un “univers” virtuel dans lequel les utilisateurs peuvent jouer et communiquer entre autres.
Une journaliste de la BBC se faisant passer pour une jeune fille de 13 ans a été témoin de manipulations, de contenus sexuels, d’insultes racistes et d’une menace de viol dans le monde de la réalité virtuelle.
L’organisation caritative pour les enfants s’est dite “choquée et en colère” par ces découvertes. Andy Burrows, responsable de la politique de sécurité des enfants en ligne, a ajouté à la BBC que l’enquête avait révélé “une combinaison toxique de risques”.
La journaliste, qui utilisait une application dont l’âge minimum était de 13 ans, a visité des salles de réalité virtuelle où des avatars simulaient des rapports sexuels. On lui a montré des jouets sexuels et des préservatifs et a été abordée par de nombreux hommes adultes.
Le métavers est le nom donné aux jeux et expériences auxquels ont accès les personnes portant un casque de réalité virtuelle. Cette technologie, auparavant limitée aux jeux, pourrait être adaptée à de nombreux autres domaines.
Mark Zuckerberg pense qu’elle pourrait être l’avenir d’internet, à tel point qu’il a récemment rebaptisé Facebook “Meta” et que la société a investi des milliards dans le développement de son casque Oculus Quest.
Ce casque - rebaptisé Meta Quest - détiendrait jusqu’à 75 % des parts de marché. C’est l’un de ces casques que le chercheur de BBC News a utilisé pour explorer une application, et une partie du métavers. L’application, appelée VRChat, est une plateforme virtuelle en ligne que les utilisateurs peuvent explorer avec des avatars 3D.
Bien qu’elle ne soit pas créée par Facebook, elle peut être téléchargée à partir d’une boutique d’applications sur le casque Meta Quest de Facebook, sans vérification de l’âge - la seule exigence étant un compte Facebook.
La journaliste de BBC News a créé un faux profil pour créer son compte - et sa véritable identité n’a pas été vérifiée.
À l’intérieur de VRChat, il y a des salles où les utilisateurs peuvent se rencontrer: certaines sont innocentes, mais d’autres sont plus délicates, comme des clubs de pole-dancing et de strip-tease. Des salles dans lesquelles les enfants se mêlent librement aux adultes.
Selon un témoin contacté par la journaliste de la BBC, les avatars peuvent “se mettre à poil et faire des choses innommables”. D’autres ont parlé de “jeux de rôles érotiques”.
Un militant de la sécurité a également passé des mois à enquêter sur VRChat. Ce dernier a discuté avec des enfants qui disent avoir été sollicités sur la plateforme et forcés à prendre part à des activités sexuelles virtuelles.
Le militant raconte également que la réalité virtuelle étant tellement immersive, les enfants doivent en fait reproduire des mouvements sexuels.
Une journaliste de la BBC se faisant passer pour une jeune fille de 13 ans a été témoin de manipulations, de contenus sexuels, d’insultes racistes et d’une menace de viol dans le monde de la réalité virtuelle.
L’organisation caritative pour les enfants s’est dite “choquée et en colère” par ces découvertes. Andy Burrows, responsable de la politique de sécurité des enfants en ligne, a ajouté à la BBC que l’enquête avait révélé “une combinaison toxique de risques”.
La journaliste, qui utilisait une application dont l’âge minimum était de 13 ans, a visité des salles de réalité virtuelle où des avatars simulaient des rapports sexuels. On lui a montré des jouets sexuels et des préservatifs et a été abordée par de nombreux hommes adultes.
Univers virtuel
Le métavers est le nom donné aux jeux et expériences auxquels ont accès les personnes portant un casque de réalité virtuelle. Cette technologie, auparavant limitée aux jeux, pourrait être adaptée à de nombreux autres domaines.
Mark Zuckerberg pense qu’elle pourrait être l’avenir d’internet, à tel point qu’il a récemment rebaptisé Facebook “Meta” et que la société a investi des milliards dans le développement de son casque Oculus Quest.
Ce casque - rebaptisé Meta Quest - détiendrait jusqu’à 75 % des parts de marché. C’est l’un de ces casques que le chercheur de BBC News a utilisé pour explorer une application, et une partie du métavers. L’application, appelée VRChat, est une plateforme virtuelle en ligne que les utilisateurs peuvent explorer avec des avatars 3D.
Bien qu’elle ne soit pas créée par Facebook, elle peut être téléchargée à partir d’une boutique d’applications sur le casque Meta Quest de Facebook, sans vérification de l’âge - la seule exigence étant un compte Facebook.
Club de strip-stease
La journaliste de BBC News a créé un faux profil pour créer son compte - et sa véritable identité n’a pas été vérifiée.
À l’intérieur de VRChat, il y a des salles où les utilisateurs peuvent se rencontrer: certaines sont innocentes, mais d’autres sont plus délicates, comme des clubs de pole-dancing et de strip-tease. Des salles dans lesquelles les enfants se mêlent librement aux adultes.
Selon un témoin contacté par la journaliste de la BBC, les avatars peuvent “se mettre à poil et faire des choses innommables”. D’autres ont parlé de “jeux de rôles érotiques”.
Reproduction d’actes sexuels
Un militant de la sécurité a également passé des mois à enquêter sur VRChat. Ce dernier a discuté avec des enfants qui disent avoir été sollicités sur la plateforme et forcés à prendre part à des activités sexuelles virtuelles.
Le militant raconte également que la réalité virtuelle étant tellement immersive, les enfants doivent en fait reproduire des mouvements sexuels.