Un enseignant jugé pour abus sexuels sur 26 jeunes élèves dans deux écoles
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La représentante du ministère public a considéré, sur base du rapport de l'expert psychiatre, que le prévenu représente "un véritable danger pour les mineurs dans notre société". Selon le rapport, le prévenu est un "pédophile en phase exploratoire".
Aux toilettes
L'enquête a révélé que ce dernier a agi selon un même modus operandi avec chacune des victimes, de jeunes garçons âgés de cinq ou six ans. L'instituteur accompagnait aux toilettes les petits garçons qui lui demandaient la permission de s'y rendre. Une fois à l'intérieur des toilettes, il abusait d'eux sexuellement.
Réengagé après une première audition
Après une première plainte en octobre 2017, déposée par les parents d'un enfant victime, dans une école de Frasnes-lez-Anvaing, le prévenu avait été entendu une première fois par la police en juin 2018, mais avait nié les faits. L'enseignant avait ensuite quitté ses fonctions, avant d'être engagé dans un autre établissement scolaire, à Molenbeek-Saint-Jean, où il avait de nouveau commis les mêmes faits. L'homme a été arrêté le 8 mai 2019, avant d'être libéré sous conditions. Il a alors avoué les faits graves qui lui sont reprochés, affirmant "avoir dérapé" et disant "ressentir de la honte".
Sans antécédents judiciaires
La procureure a estimé qu'une peine de quatre ans de prison devait être prononcée, déclarant être "inquiète sur la non-évolution" du prévenu. "Oui, il a fait des aveux complets, mais son discours est très égo-centré. Il se déresponsabilise et ça, ça me pose question", a-t-elle avancé. "Monsieur n'a pas d’antécédent judiciaire, dès lors, si vous deviez octroyer un sursis, je demande à ce qu'il soit probatoire et pour la plus longue période possible", a-t-elle ajouté à l'attention des juges.
Excuses
De son côté, la défense a plaidé une telle mesure de sursis, accordée sur base du respect de conditions strictes. Elle a également, parlant pour son client, présenté des excuses auprès de toutes les victimes.
“Ça me bouffe”
Le prévenu lui-même, à qui la parole a été donnée en dernier lieu, a dit regretter. "Je suis vraiment désolé et j'espère que pour les enfants ça ira. Ça me bouffe", a-t-il notamment déclaré.
Le jugement sera rendu le 23 mars.