Edward Still avant l’Union: “La seule chose qui unira Charleroi est que Felice reparte bredouille"
(2022-02-19_07-30-42)
- Reference: 2022-02-19_07-30-42_edward-still-avant-lunion-la-seule-chose
- News link: https://www.7sur7.be/football-belge/edward-still-avant-lunion-la-seule-chose-qui-unira-charleroi-est-que-felice-reparte-bredouille~a6f11f5e/
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L’heure de la revanche a sonné. Celle de la dernière chance pour une présence en playoffs 1 peut-être également. Charleroi accueille l’Union samedi soir au Mambourg dans un match qui incarnera bien plus que le retour par la grande porte de l’ancien coach emblématique Felice Mazzu, auteur d’une saison exceptionnelle avec le club bruxellois. Égratignés 4-0 lors du match aller, les Zèbres doivent en effet se rebiffer sous peine de laisser leur peau dans une lutte pour le Top 4 à laquelle ils ont pris goût et où ils ont cinq points à refaire sur l’autre Sporting, celui d’Anderlecht, à sept journées de la fin de la phase classique du championnat. “On ne doit pas gagner, mais on le veut à tout prix. Il y a une énorme volonté de continuer à repousser nos limites”, a ainsi confié le jeune entraîneur carolo Edward Still, 31 ans, à l’aube de retrouver l’un de ses modèles comme coach dans un duel entre l’ancien et le moderne. Une chose est sûre : il ne sera pas question de faire de cadeau.
Edward, dans quel état d’esprit abordez-vous ce match contre l’Union ?
E.S: Positivement. Il y a eu une prise de conscience au sein du groupe que malgré la défaite à Bruges (NdlR : 2-0 dimanche passé), nous avons été vraiment bons dans le contenu. Il nous a simplement manqué un peu d’impact et cet instinct de tueur dans les vingt derniers mètres. On a bien senti que le Club était à prendre, mais nous n’avons pas réussi à saisir nos opportunités. La déception était donc énorme de ne pas être reparti au moins avec un point, mais nous avons rapidement tourné la page. Nous avons digéré cette défaite et comptons revenir plus forts contre l’Union.
(3)
[1]
Standard-Beerschot reprogrammé début mars
[2]
Stefan Krämer n’est plus l’entraîneur d’Eupen
[3]
Une partie du toit de la Ghelamco Arena arrachée, le match Gand-Seraing remis
C’est intéressant, car on se retrouve dans une situation comparable à celle du mois de septembre où comme à Zulte, à OHL ou contre Saint-Trond, le dernier geste n’était pas précis. Et ensuite, on avait rectifié le tir en octobre, où on avait été très réalistes à Gand, à Seraing ou contre Genk et Eupen. Alors, comment y arriver ? En recréant ces situations à l’entraînement, pour améliorer la technique et retrouver la confiance et les sensations. Sans oublier la notion de sérénité. Faire en sorte que le but vienne aux attaquants. Et si on continue à être aussi connectés sur le terrain que ces dernières semaines, en augmentant ce calme dans le grand rectangle adverse, le ballon va finir par rentrer. Car on a retrouvé un fond de jeu qui est meilleur qu’en début de saison. Simplement, la grande différence, c’est que le temps presse. On arrive dans la phase la plus importante de la saison, où les positions finales au classement commencent à se dessiner.
© BELGA
On imagine que vous devez encore avoir un œuf à peler avec l’Union après la défaite 4-0 au match-aller. Charleroi était passé à côté de son sujet ce soir-là. Allez-vous par hasard titiller vos joueurs en le leur rappelant. Quelle sera l’approche ?
Je regarde très rarement en arrière. On est toujours focalisé sur le moment présent. Quelle est la situation aujourd’hui ? Quel est notre ressenti actuel ? Sans trop me préoccuper de l’adversaire. J’ai bien entendu fait une analyse rationnelle de ce match-aller pour bien comprendre les profils individuels de l’adversaire et comment il s’était organisé face à nous. Le but est cerner à la fois ce qu’il recherche, mais aussi ce qu’il aimerait éviter de devoir subir, afin de parvenir à le contrer et à exploiter ses faiblesses de la manière la plus efficace possible. Pour le reste, je ne suis pas quelqu’un qui cherche à faire ressurgir des émotions négatives du passé. D’abord parce que ce n’est plus tout à fait le même groupe. Et ensuite, parce que nous sommes plus avancés dans notre projet de jeu aujourd’hui. Les joueurs sont plus matures.
Citation
Il n’y a que des choses positives à dire au sujet de l’Union. C’est magique, c’est unique, c’est historique ! Et la claque qu’on a reçue était un des signaux forts envoyés lors de la première partie de saison
Edward Still, Entraîneur de Charleroi
Vous n’êtes donc pas le genre de coach à utiliser des leviers psychologiques pour motiver vos joueurs ?
Non, car comme je l’ai dit, c’est réveiller des émotions et des ressentis qui sont négatifs. Et puis, ce match date de début novembre. Cela remonte à quatre mois. Et quatre mois, en football, c’est un très long laps de temps.
Êtes-vous surpris que l’Union caracole toujours en tête de la D1 après 27 journées ? Qu’est-ce qui vous impressionne le plus dans son chef ?
Il y a pas mal de points à épingler. À commencer par le fait qu’il s’agit d’une équipe promue de D2 et qui a tout balayé sur son passage. Il n’y a presque personne dans ce championnat qui a réussi à faire opposition et à les arrêter. L’histoire est magique ! Ils ont réussi à sublimer le talent individuel grâce à leur force collective et à créer une énergie positive autour du club. Et on peut continuer, continuer, continuer... Il n’y a que des choses positives à dire au sujet de l’Union. C’est magique, c’est unique, c’est historique ! Félicitations à eux. Au-delà de cela, leur parcours rejaillit aussi sur la Pro League. C’est tout bénéfice pour le football en Belgique. Et ce qui est top également, c’est que cela oblige tout le monde à se remettre en question. Il y a des grands clubs qui doivent se remettre en question, car tout d’un coup, il y a quelqu’un qui est au-dessus. Et nous aussi ! Notre non-prestation de là-bas et la claque qu’on a reçue était un des signaux forts que l’Union a envoyé lors de la première partie de saison. Il ne sera pas question de commettre les mêmes erreurs.
© BELGA
À quel genre de match vous attendez-vous ? D’autant que du côté de l’Union, Nielsen, un pion très important, sera absent.
L’Union s’est renforcée de façon très intelligente durant le mercato. Deux milieux de terrain avec de grosses cotes dans le football européen les ont rejoints (NdlR : le Polonais Kozlowski et l’Espagnol Puertas), ce qui montre la puissance du club. Cela dit, que ce soit l’un de ces deux-là ou Damien Marcq qui le remplace, et je ne dois pas présenter Damien Marcq ici, au final, cela ne changera pas notre préparation tant que ça. En tout cas, nous allons tout mettre en œuvre pour les bousculer. »
Citation
Felice aura inspiré énormément de coaches à se dire qu’il est possible d’arriver en D1 et de marquer le plus haut niveau du football belge sans avoir été un grand joueur »
Edward Still, Entraîneur de Charleroi
Vous évoquez Damien Marcq, mais ce match sera aussi particulier pour Felice Mazzu. Que ressentez-vous de l’héritage qu’il a laissé ici à Charleroi lors des six années qu’il y a passées ?
Ce qu’il a réalisé ici est génial. Les fondations qu’il a posées ici sont partout. C’est un des coaches qui aura le plus marqué l’histoire du club dans son ensemble. Autant je n’aime pas trop regarder en arrière, autant cela a été très important pour moi de me plonger dans l’histoire du club avant mon arrivée pour comprendre pleinement l’identité de Charleroi et l’impact que Felice a eu ici. Et je sais qu’il y a énormément de reconnaissance et de respect pour le travail qu’il a effectué. J’ai moi-même énormément de respect et d’admiration pour le coach qu’il est, pour le parcours qu’il a eu et l’exemple qu’il a représenté, et représente toujours d’ailleurs, dans le cadre de mon parcours. Felice et moi avons tous deux comme point commun le fait de ne pas avoir été des joueurs professionnels. Il aura inspiré énormément de coaches à se dire qu’il est possible d’arriver en D1 et de marquer le plus haut niveau du football belge sans avoir été un grand joueur. Et je sais que notre public l’accueillera et le saluera avec tous les égards qu’il mérite. Mais une fois que le coup de sifflet de l’arbitre aura retenti, la seule chose qui unira tout Charleroi sera qu’il reparte bredouille. (sourire)
Citation
Être compétitif avec Gand, avec Anderlecht, cela témoigne des très bonnes prestations. Parce que sur le plan budgétaire et sur base du processus, on vient de beaucoup plus loin. Bref, on est en train de défrayer la chronique
Edward Still, Entraîneur de Charleroi
On arrive, comme vous le disiez, dans une phase du championnat où tous les matches comptent. Vous ressentez surtout de l’excitation ou plutôt de la pression ?
Un peu des deux. J’adore cette période. Plus la saison avance, plus cela devient intéressant. C’est pour cela que tout le travail a été effectué. On ne doit pas gagner demain, mais on le veut à tout prix. Il y a une énorme volonté de continuer à repousser nos limites, à terminer le plus haut possible dans le classement. Pour le reste, on verra bien. On ne peut pas contrôler les prestations des autres équipes. Nous sommes justes concentrés sur notre contenu, tout en étant conscient que chaque match qui passe constitue une opportunité en moins de prendre des points. On a laissé des points en route. On aurait pu en avoir quatre, cinq ou six en plus qui, forcément, changeraient la donne. Et on regrette alors que les playoffs 1 ne regroupent pas six équipes comme dans un passé récent. Bref, oui, de la pression se rajoute, mais pour moi, elle n’est que positive et on va tâcher de montrer qu’on est capable de répondre présent dans ces circonstances. »
Pourquoi dites-vous qu’elle n’est que positive alors que les concurrents ont pris des points…
La pression, on peut la voir de deux façons, une pression qui vient du dessus et une qui vient d’en-dessous. Une qui sublime et une qui inhibe, quand comme l’an dernier, on se retrouve dans le bas du classement et que l’on ne joue que pour se sauver en réalité. Ici, la pression vient parce que l’on est bon. Si nous étions huitièmes ou neuvièmes, on pourrait simplement se dire ‘ waouh, les playoffs 2, ce serait top !’ Être aujourd’hui compétitif avec Gand, avec Anderlecht, avec les différentes équipes qui sont autour de nous, cela témoigne des très bonnes prestations que le groupe des joueurs a affichées cette saison. Parce que si on regarde les choses sur le plan budgétaire et sur base du processus qui a été enclenché cette saison, on vient de beaucoup plus loin que ces clubs-là. Quelque part, sur papier, on ne devrait pas être compétitif. Bref, on est un peu en train de défrayer la chronique. (sourire) Et avoir ce petit regret que l’on pourrait être encore mieux classé, n’est que positif. On sait qu’on est sur la bonne voie et qu’on ne pourra être que plus fort. Et j’essaie de dire aux joueurs de vivre cette pression-là comme un compliment et de l’utiliser pour être meilleurs encore.
[4]Une partie du toit de la Ghelamco Arena arrachée, le match Gand-Seraing remis
[1] https://www.7sur7.be/football-belge/standard-beerschot-reprogramme-debut-mars~a187fe9d/
[2] https://www.7sur7.be/football-belge/stefan-kramer-nest-plus-lentraineur-deupen~ab646500/
[3] https://www.7sur7.be/belgique/une-partie-du-toit-de-la-ghelamco-arena-arrachee-le-match-gand-seraing-remis~ad62e19d/
[4] https://www.7sur7.be/belgique/une-partie-du-toit-de-la-ghelamco-arena-arrachee-le-match-gand-seraing-remis~ad62e19d/
Edward, dans quel état d’esprit abordez-vous ce match contre l’Union ?
E.S: Positivement. Il y a eu une prise de conscience au sein du groupe que malgré la défaite à Bruges (NdlR : 2-0 dimanche passé), nous avons été vraiment bons dans le contenu. Il nous a simplement manqué un peu d’impact et cet instinct de tueur dans les vingt derniers mètres. On a bien senti que le Club était à prendre, mais nous n’avons pas réussi à saisir nos opportunités. La déception était donc énorme de ne pas être reparti au moins avec un point, mais nous avons rapidement tourné la page. Nous avons digéré cette défaite et comptons revenir plus forts contre l’Union.
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(3)
[1]
Standard-Beerschot reprogrammé début mars
[2]
Stefan Krämer n’est plus l’entraîneur d’Eupen
[3]
Une partie du toit de la Ghelamco Arena arrachée, le match Gand-Seraing remis
Comme parvenir justement à trouver cet instinct de tueur qui permet de changer un résultat ?
C’est intéressant, car on se retrouve dans une situation comparable à celle du mois de septembre où comme à Zulte, à OHL ou contre Saint-Trond, le dernier geste n’était pas précis. Et ensuite, on avait rectifié le tir en octobre, où on avait été très réalistes à Gand, à Seraing ou contre Genk et Eupen. Alors, comment y arriver ? En recréant ces situations à l’entraînement, pour améliorer la technique et retrouver la confiance et les sensations. Sans oublier la notion de sérénité. Faire en sorte que le but vienne aux attaquants. Et si on continue à être aussi connectés sur le terrain que ces dernières semaines, en augmentant ce calme dans le grand rectangle adverse, le ballon va finir par rentrer. Car on a retrouvé un fond de jeu qui est meilleur qu’en début de saison. Simplement, la grande différence, c’est que le temps presse. On arrive dans la phase la plus importante de la saison, où les positions finales au classement commencent à se dessiner.
© BELGA
On imagine que vous devez encore avoir un œuf à peler avec l’Union après la défaite 4-0 au match-aller. Charleroi était passé à côté de son sujet ce soir-là. Allez-vous par hasard titiller vos joueurs en le leur rappelant. Quelle sera l’approche ?
Je regarde très rarement en arrière. On est toujours focalisé sur le moment présent. Quelle est la situation aujourd’hui ? Quel est notre ressenti actuel ? Sans trop me préoccuper de l’adversaire. J’ai bien entendu fait une analyse rationnelle de ce match-aller pour bien comprendre les profils individuels de l’adversaire et comment il s’était organisé face à nous. Le but est cerner à la fois ce qu’il recherche, mais aussi ce qu’il aimerait éviter de devoir subir, afin de parvenir à le contrer et à exploiter ses faiblesses de la manière la plus efficace possible. Pour le reste, je ne suis pas quelqu’un qui cherche à faire ressurgir des émotions négatives du passé. D’abord parce que ce n’est plus tout à fait le même groupe. Et ensuite, parce que nous sommes plus avancés dans notre projet de jeu aujourd’hui. Les joueurs sont plus matures.
Citation
Il n’y a que des choses positives à dire au sujet de l’Union. C’est magique, c’est unique, c’est historique ! Et la claque qu’on a reçue était un des signaux forts envoyés lors de la première partie de saison
Edward Still, Entraîneur de Charleroi
Vous n’êtes donc pas le genre de coach à utiliser des leviers psychologiques pour motiver vos joueurs ?
Non, car comme je l’ai dit, c’est réveiller des émotions et des ressentis qui sont négatifs. Et puis, ce match date de début novembre. Cela remonte à quatre mois. Et quatre mois, en football, c’est un très long laps de temps.
Êtes-vous surpris que l’Union caracole toujours en tête de la D1 après 27 journées ? Qu’est-ce qui vous impressionne le plus dans son chef ?
Il y a pas mal de points à épingler. À commencer par le fait qu’il s’agit d’une équipe promue de D2 et qui a tout balayé sur son passage. Il n’y a presque personne dans ce championnat qui a réussi à faire opposition et à les arrêter. L’histoire est magique ! Ils ont réussi à sublimer le talent individuel grâce à leur force collective et à créer une énergie positive autour du club. Et on peut continuer, continuer, continuer... Il n’y a que des choses positives à dire au sujet de l’Union. C’est magique, c’est unique, c’est historique ! Félicitations à eux. Au-delà de cela, leur parcours rejaillit aussi sur la Pro League. C’est tout bénéfice pour le football en Belgique. Et ce qui est top également, c’est que cela oblige tout le monde à se remettre en question. Il y a des grands clubs qui doivent se remettre en question, car tout d’un coup, il y a quelqu’un qui est au-dessus. Et nous aussi ! Notre non-prestation de là-bas et la claque qu’on a reçue était un des signaux forts que l’Union a envoyé lors de la première partie de saison. Il ne sera pas question de commettre les mêmes erreurs.
© BELGA
À quel genre de match vous attendez-vous ? D’autant que du côté de l’Union, Nielsen, un pion très important, sera absent.
L’Union s’est renforcée de façon très intelligente durant le mercato. Deux milieux de terrain avec de grosses cotes dans le football européen les ont rejoints (NdlR : le Polonais Kozlowski et l’Espagnol Puertas), ce qui montre la puissance du club. Cela dit, que ce soit l’un de ces deux-là ou Damien Marcq qui le remplace, et je ne dois pas présenter Damien Marcq ici, au final, cela ne changera pas notre préparation tant que ça. En tout cas, nous allons tout mettre en œuvre pour les bousculer. »
Citation
Felice aura inspiré énormément de coaches à se dire qu’il est possible d’arriver en D1 et de marquer le plus haut niveau du football belge sans avoir été un grand joueur »
Edward Still, Entraîneur de Charleroi
Vous évoquez Damien Marcq, mais ce match sera aussi particulier pour Felice Mazzu. Que ressentez-vous de l’héritage qu’il a laissé ici à Charleroi lors des six années qu’il y a passées ?
Ce qu’il a réalisé ici est génial. Les fondations qu’il a posées ici sont partout. C’est un des coaches qui aura le plus marqué l’histoire du club dans son ensemble. Autant je n’aime pas trop regarder en arrière, autant cela a été très important pour moi de me plonger dans l’histoire du club avant mon arrivée pour comprendre pleinement l’identité de Charleroi et l’impact que Felice a eu ici. Et je sais qu’il y a énormément de reconnaissance et de respect pour le travail qu’il a effectué. J’ai moi-même énormément de respect et d’admiration pour le coach qu’il est, pour le parcours qu’il a eu et l’exemple qu’il a représenté, et représente toujours d’ailleurs, dans le cadre de mon parcours. Felice et moi avons tous deux comme point commun le fait de ne pas avoir été des joueurs professionnels. Il aura inspiré énormément de coaches à se dire qu’il est possible d’arriver en D1 et de marquer le plus haut niveau du football belge sans avoir été un grand joueur. Et je sais que notre public l’accueillera et le saluera avec tous les égards qu’il mérite. Mais une fois que le coup de sifflet de l’arbitre aura retenti, la seule chose qui unira tout Charleroi sera qu’il reparte bredouille. (sourire)
Citation
Être compétitif avec Gand, avec Anderlecht, cela témoigne des très bonnes prestations. Parce que sur le plan budgétaire et sur base du processus, on vient de beaucoup plus loin. Bref, on est en train de défrayer la chronique
Edward Still, Entraîneur de Charleroi
On arrive, comme vous le disiez, dans une phase du championnat où tous les matches comptent. Vous ressentez surtout de l’excitation ou plutôt de la pression ?
Un peu des deux. J’adore cette période. Plus la saison avance, plus cela devient intéressant. C’est pour cela que tout le travail a été effectué. On ne doit pas gagner demain, mais on le veut à tout prix. Il y a une énorme volonté de continuer à repousser nos limites, à terminer le plus haut possible dans le classement. Pour le reste, on verra bien. On ne peut pas contrôler les prestations des autres équipes. Nous sommes justes concentrés sur notre contenu, tout en étant conscient que chaque match qui passe constitue une opportunité en moins de prendre des points. On a laissé des points en route. On aurait pu en avoir quatre, cinq ou six en plus qui, forcément, changeraient la donne. Et on regrette alors que les playoffs 1 ne regroupent pas six équipes comme dans un passé récent. Bref, oui, de la pression se rajoute, mais pour moi, elle n’est que positive et on va tâcher de montrer qu’on est capable de répondre présent dans ces circonstances. »
Pourquoi dites-vous qu’elle n’est que positive alors que les concurrents ont pris des points…
La pression, on peut la voir de deux façons, une pression qui vient du dessus et une qui vient d’en-dessous. Une qui sublime et une qui inhibe, quand comme l’an dernier, on se retrouve dans le bas du classement et que l’on ne joue que pour se sauver en réalité. Ici, la pression vient parce que l’on est bon. Si nous étions huitièmes ou neuvièmes, on pourrait simplement se dire ‘ waouh, les playoffs 2, ce serait top !’ Être aujourd’hui compétitif avec Gand, avec Anderlecht, avec les différentes équipes qui sont autour de nous, cela témoigne des très bonnes prestations que le groupe des joueurs a affichées cette saison. Parce que si on regarde les choses sur le plan budgétaire et sur base du processus qui a été enclenché cette saison, on vient de beaucoup plus loin que ces clubs-là. Quelque part, sur papier, on ne devrait pas être compétitif. Bref, on est un peu en train de défrayer la chronique. (sourire) Et avoir ce petit regret que l’on pourrait être encore mieux classé, n’est que positif. On sait qu’on est sur la bonne voie et qu’on ne pourra être que plus fort. Et j’essaie de dire aux joueurs de vivre cette pression-là comme un compliment et de l’utiliser pour être meilleurs encore.
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[4]Une partie du toit de la Ghelamco Arena arrachée, le match Gand-Seraing remis
[1] https://www.7sur7.be/football-belge/standard-beerschot-reprogramme-debut-mars~a187fe9d/
[2] https://www.7sur7.be/football-belge/stefan-kramer-nest-plus-lentraineur-deupen~ab646500/
[3] https://www.7sur7.be/belgique/une-partie-du-toit-de-la-ghelamco-arena-arrachee-le-match-gand-seraing-remis~ad62e19d/
[4] https://www.7sur7.be/belgique/une-partie-du-toit-de-la-ghelamco-arena-arrachee-le-match-gand-seraing-remis~ad62e19d/