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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Les protestations anti-mesures sanitaires au Canada n’ont plus rien de “pacifique”

(2022-02-17_17-12-34 (AFP))


La contestation anti-mesures sanitaires au Canada qui dure depuis bientôt trois semaines n’a plus rien de “pacifique”, a estimé le Premier ministre Justin Trudeau jeudi lors d’une allocution à la Chambre des communes sur la mise en œuvre de la loi sur les mesures d’urgence.

“Les blocus illégaux et les occupations ne sont pas des manifestations pacifiques”, a-t-il déclaré ajoutant qu’il était temps de “rétablir la confiance dans (les) institutions”.

Lundi, en réponse à cette crise nationale, le Premier ministre a invoqué le recours à la loi sur les mesures d’urgence pour la deuxième fois dans l’histoire du Canada en temps de paix.

Cette disposition, qui permet d’avoir recours à des “mesures extraordinaires”, avait été utilisée la dernière fois lors de la crise de 1970 au Québec quand Pierre Elliott Trudeau, le père de l’actuel Premier ministre, dirigeait le Canada.

“L’objectif de toutes les mesures, y compris les mesures financières prévues dans la loi sur les mesures d’urgence, est de faire face à la menace actuelle et de maîtriser pleinement la situation”, a ajouté Justin Trudeau.

“Menace pour la démocratie”



“Les blocus et les occupations constituent une menace pour notre économie et nos relations avec nos partenaires commerciaux”, a-t-il encore précisé.

En réponse aux oppositions qui lui reprochent l’invocation de cette loi, il a redit que “nous n’utilisons pas la loi sur les situations d’urgence pour faire appel à l’armée. Nous ne limitons pas la liberté d’expression des gens. Nous ne limitons pas la liberté de réunion pacifique”, a-t-il précisé.

Dans une lettre adressée aux Premiers ministres des provinces mercredi soir, Justin Trudeau avait estimé que le mouvement “menaçait la démocratie” et minait “la réputation du Canada à l’étranger”.

Minimisé au départ par les autorités, le mouvement de contestation canadien qui a débuté fin janvier est parti de camionneurs protestant contre l’obligation d’être vacciné pour passer la frontière entre le Canada et les États-Unis. Mais les revendications se sont étendues à un refus de l’ensemble des mesures sanitaires et, pour de nombreux manifestants, à un rejet du gouvernement de Justin Trudeau.



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