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Depuis la menace russe, aucun scénario énergétique ne peut plus être exclu, pour Lachaert

(2022-02-16_18-28-51 (Belga))


Le président de l'Open Vld Egbert Lachaert considère qu'aucun scénario sur le bouquet énergétique de la Belgique après 2025 ne peut plus être exclu, dans le contexte de la menace russe sur l'Ukraine. Il réclame un avis supplémentaire aux experts, comme le gestionnaire du réseau haute tension Elia et le régulateur de l'énergie (CREG), sur l'impact potentiel de cette menace sur la politique énergétique de la Belgique.

Le président des libéraux flamands dit aussi comprendre les préoccupations des employeurs, après [1]l'appel des organisations patronales (FEB, UWE, Voka, BECI) à la prolongation de deux réacteurs nucléaires en Belgique après 2025. Dans le même temps, il souligne que les prix dépendent davantage des tarifs européens de l'énergie que du maintien ou non des deux réacteurs nucléaires les plus récents. "Mais la stratégie de la Russie devra être prise en compte dans la décision que le gouvernement prendra le 18 mars".

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[2]

Les fédérations patronales se dressent contre la sortie du nucléaire

Fin 2021, le gouvernement fédéral avait convenu de maintenir le plan A de sortie du nucléaire en 2025, appuyé par le CRM (Mécanisme de Rémunération de Capacité). Mais il s'était gardé une porte ouverte pour un plan B s'il devait s'avérer, le 18 mars prochain, qu'un rapport d'Elia juge que le CRM n'offre pas de sécurité d'approvisionnement. Dans ce contexte, la prolongation de deux réacteurs actuels (Doel 4 et Tihange 3) pourrait être envisagée.

Avant M. Lachaert, le président de Vooruit, Conner Rousseau, avait affirmé, mercredi dans l'émission Villa Politica (VRT), qu'il pourrait accepter le maintien en activité de deux réacteurs nucléaires après 2025 s'il était démontré qu'une telle prolongation allégera effectivement la facture énergétique des ménages, ce qui à ses yeux n'est pas le cas pour le moment. “Actuellement, rien ne l’indique, mais si quelqu’un au gouvernement parvient à me le démontrer, alors je serai son allié”, a lancé le président des socialistes flamands. Selon Conner Rousseau, “nous avons toujours dit qu’un tarif abordable était la priorité, c’était déjà notre position à la fin de l’année dernière.”

En réaction à la demande des fédérations patronales de prolonger la durée de vie des deux réacteurs nucléaires les plus récents, les ONG environnementales Inter Environnement Wallonie (IEW), Bond Beter Leefmilieu (BBL) et Greenpeace ont estimé que “répéter les erreurs du passé n’est pas la solution”.

“Les vieux réacteurs sont une part du problème actuel, les prolonger augmente le risque de potentiels black-outs. Et retarder encore la sortie du nucléaire n’offrira pas une meilleure stabilité des prix de l’énergie, au contraire”, soutiennent BBL, Greenpeace et IEW. Selon elles, une transition énergétique ambitieuse, durable et socialement juste, poussée par tous les niveaux de pouvoir, est nécessaire.

Les organisations environnementales appellent à tirer les leçons du passé. “On a l’impression de revivre les mêmes erreurs qu’en 2015 quand la Belgique a décidé de prolonger Doel 1 et 2 en invoquant déjà la sécurité d’approvisionnement. Résultat: en 2018, on s’est retrouvé avec presque tout le parc à l’arrêt de manière non préparée, et notre sécurité d’approvisionnement menacée”, rappelle Arnaud Collignon, expert énergie chez IEW.

Les trois ONG ajoutent que les prix de l’énergie ne baisseront pas si les deux derniers réacteurs nucléaires restent en service. “Aujourd’hui, tous les réacteurs belges fonctionnent à pleine capacité et pourtant, cela n’a pas permis de nous protéger de la hausse des prix de l’énergie”, souligne Erwin Cornelis, responsable de la politique énergétique chez BBL.

“Ce dont nous avons besoin, c’est d’un gouvernement qui consolide la sortie du nucléaire définie par la loi, d’un régulateur nucléaire qui encadre sa mise en œuvre de manière indépendante et d’entrepreneurs qui s’engagent dans la transition vers un système énergétique durable et robuste. C’est là que se trouve le meilleur moyen de garantir la sécurité d’approvisionnement à un prix compétitif”, conclut Jan Vande Putte, expert énergie de Greenpeace.

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[3]Les fédérations patronales se dressent contre la sortie du nucléaire



[1] https://www.7sur7.be/belgique/les-federations-patronales-se-dressent-contre-la-sortie-du-nucleaire~a14349b2/

[2] https://www.7sur7.be/belgique/les-federations-patronales-se-dressent-contre-la-sortie-du-nucleaire~a14349b2/

[3] https://www.7sur7.be/belgique/les-federations-patronales-se-dressent-contre-la-sortie-du-nucleaire~a14349b2/



To tell the truth, I don't know how Linus and his merry band manage so well --
I couldn't have stood it with C.
-- Dennis Ritchie (1941-2011), creator of the C programming language and of
UNIX