Décès de l'ex-amant de l'ancien dirigeant de Warner Music, accusé de son assassinat
(2022-02-15_18-29-08 (Belga))
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Alexandre Despallières, qui devait être jugé en juin devant la cour d'assises de Paris pour l'assassinat de son ex-amant, l'ancien dirigeant de Warner Music, Peter Ikin, est décédé, a-t-on appris mardi auprès de son avocate.
"Son mari m'a remis un certificat de décès aujourd'hui (mardi)", a indiqué son avocate Laure Heinich à l'AFP, après une information du Parisien annonçant le décès d'Alexandre Despallières à l'âge de 53 ans.
L'ancien compagnon du patron de la compagnie de disques en Australie, proche d'Elton John et de Madonna, était accusé d'avoir empoisonné le producteur pour faire main basse sur sa fortune, estimée à dix millions d'euros. Il était également poursuivi pour faux et usage de faux. Il devait comparaître devant la cour d'assises de Paris du 7 au 17 juin.
Le 12 novembre 2008, Peter Ikin, millionnaire australien de 62 ans, est retrouvé mort dans un hôtel parisien. L'autopsie conclut à une mort naturelle. Son corps est incinéré à la demande de son compagnon, mais contre la volonté de sa famille.
Des doutes émergent et Gary Perritt, ayant droit du défunt, porte plainte en décembre 2009. Une analyse toxicologique sur des organes conservés révèle alors une dose mortelle de paracétamol dans le sang, l'équivalent de 40 cachets.
Une enquête pour assassinat avait révélé qu'Alexandre Despallières, habitué du monde de la nuit et du show-business, avait renoué avec le producteur, rencontré vingt ans plus tôt, quelques mois avant son décès.
Alexandre Despallières lui aurait alors fait croire qu'il était devenu extrêmement riche et qu'il souhaitait lui léguer sa fortune alors qu'il était en train de mourir d'une tumeur au cerveau. En fait, Alexandre Despallières n'était ni devenu riche ni ne souffrait de cette pathologie.
Les deux amants avaient conclu au Royaume-Uni un "civil partnership" (union civile) désignant Despallières comme légataire universel, mais ce document n'est pas reconnu par le droit australien.
Les enquêteurs soupçonnaient M. Despallières d'avoir produit, afin de lever cet obstacle, un faux testament après le décès d'Ikin.
Mis en examen en juin 2010, Alexandre Despallières avait été remis en liberté en février 2012 pour raison médicale et placé sous contrôle judiciaire. Un juge d'instruction avait décidé son renvoi aux assises en mai 2020.
Le procès aura lieu, mais avec seulement deux coaccusés poursuivis pour faux et complicité d'usage de faux en écriture.
Alexandre Despallières a toujours nié être impliqué dans la mort de Peter Ikin.
"Son mari m'a remis un certificat de décès aujourd'hui (mardi)", a indiqué son avocate Laure Heinich à l'AFP, après une information du Parisien annonçant le décès d'Alexandre Despallières à l'âge de 53 ans.
L'ancien compagnon du patron de la compagnie de disques en Australie, proche d'Elton John et de Madonna, était accusé d'avoir empoisonné le producteur pour faire main basse sur sa fortune, estimée à dix millions d'euros. Il était également poursuivi pour faux et usage de faux. Il devait comparaître devant la cour d'assises de Paris du 7 au 17 juin.
Le 12 novembre 2008, Peter Ikin, millionnaire australien de 62 ans, est retrouvé mort dans un hôtel parisien. L'autopsie conclut à une mort naturelle. Son corps est incinéré à la demande de son compagnon, mais contre la volonté de sa famille.
Des doutes émergent et Gary Perritt, ayant droit du défunt, porte plainte en décembre 2009. Une analyse toxicologique sur des organes conservés révèle alors une dose mortelle de paracétamol dans le sang, l'équivalent de 40 cachets.
L’équivalent de 40 cachets de paracétamol dans le sang
Une enquête pour assassinat avait révélé qu'Alexandre Despallières, habitué du monde de la nuit et du show-business, avait renoué avec le producteur, rencontré vingt ans plus tôt, quelques mois avant son décès.
Alexandre Despallières lui aurait alors fait croire qu'il était devenu extrêmement riche et qu'il souhaitait lui léguer sa fortune alors qu'il était en train de mourir d'une tumeur au cerveau. En fait, Alexandre Despallières n'était ni devenu riche ni ne souffrait de cette pathologie.
Il a toujours nié
Les deux amants avaient conclu au Royaume-Uni un "civil partnership" (union civile) désignant Despallières comme légataire universel, mais ce document n'est pas reconnu par le droit australien.
Les enquêteurs soupçonnaient M. Despallières d'avoir produit, afin de lever cet obstacle, un faux testament après le décès d'Ikin.
Mis en examen en juin 2010, Alexandre Despallières avait été remis en liberté en février 2012 pour raison médicale et placé sous contrôle judiciaire. Un juge d'instruction avait décidé son renvoi aux assises en mai 2020.
Le procès aura lieu, mais avec seulement deux coaccusés poursuivis pour faux et complicité d'usage de faux en écriture.
Alexandre Despallières a toujours nié être impliqué dans la mort de Peter Ikin.