Un risque cardiaque plus élevé pour les personnes qui ont déjà contracté le Covid? L’avis d’Yves Van Laethem
(2022-02-15_12-52-00 (Nature, Yves Van Laethem))
- Reference: 2022-02-15_12-52-00_un-risque-cardiaque-plus-eleve-pour-les-
- News link: https://www.7sur7.be/sante/un-risque-cardiaque-plus-eleve-pour-les-personnes-qui-ont-deja-contracte-le-covid-lavis-dyves-van-laethem~a9c6d958/
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Selon une étude publiée dans la revue [1]Nature Medicine , les personnes qui ont déjà contracté le Covid seraient beaucoup plus exposées à des troubles cardiovasculaires. L’avis d’Yves Van Laethem.
L’étude se base sur 153.760 personnes infectées entre le 1er mars 2020 et le 15 janvier 2021. Il s’agit d’un échantillon majoritairement composé d’hommes (89%) blancs (71%) âgés de 61 ans en moyenne: “Au-delà des 30 jours suivant l’infection, les personnes atteintes du Covid présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires”, une hausse de 55% précisent les chercheurs qui évoquent notamment des “dysrythmies” et des “insuffisances cardiaques”.
“Cette étude parue dans la revue Nature étudie des volontaires de l’armée américaine, essentiellement des hommes blancs de plus de 60 ans”, précise Yves Van Laethem. “Elle montre effectivement l’impact du Covid pendant de nombreux mois sur leur état cardiovasculaire et un accroissement du risque de plus de 50% (NDLR: 55%), à savoir des troubles du rythme (cardiaque), des problèmes de décompensation cardiaque, d’infarctus ou d’autres phénomènes thrombo-emboliques. C’est donc une étude très importante parce que c’est la première qui nous montre l’impact cardiovasculaire que la maladie peut avoir plusieurs mois après, et ce même si elle a été peu symptomatique. Au sein d’un public très précis, bien sûr. On sait que le Covid s’attaque entre autres aux vaisseaux (endothélite: inflammation des vaisseaux). On pouvait donc s’attendre, c’était à prouver, que cette obstruction des vaisseaux dans les différents organes (cerveau, coeur, reins) ait un impact, d’autant plus s’il s’agit de personnes âgées”, commente l’expert.
“Pour l’instant, on ne peut rien faire. Il faut néanmoins savoir que cette étude a ses limites. Non seulement il s’agit d’hommes (ce n’est peut-être pas le cas chez la femme), il s’agissait des premiers variants et on ignore si Omicron a le même impact. Il s’agissait également de personnes non vaccinées. Une infection Omicron sur une personne vaccinée n’aura probablement pas du tout le même impact”, conclut-il.
Illustration © thinkstock
[1] https://www.nature.com/articles/s41591-022-01689-3
L’étude se base sur 153.760 personnes infectées entre le 1er mars 2020 et le 15 janvier 2021. Il s’agit d’un échantillon majoritairement composé d’hommes (89%) blancs (71%) âgés de 61 ans en moyenne: “Au-delà des 30 jours suivant l’infection, les personnes atteintes du Covid présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires”, une hausse de 55% précisent les chercheurs qui évoquent notamment des “dysrythmies” et des “insuffisances cardiaques”.
L’avis d’Yves Van Laethem
“Cette étude parue dans la revue Nature étudie des volontaires de l’armée américaine, essentiellement des hommes blancs de plus de 60 ans”, précise Yves Van Laethem. “Elle montre effectivement l’impact du Covid pendant de nombreux mois sur leur état cardiovasculaire et un accroissement du risque de plus de 50% (NDLR: 55%), à savoir des troubles du rythme (cardiaque), des problèmes de décompensation cardiaque, d’infarctus ou d’autres phénomènes thrombo-emboliques. C’est donc une étude très importante parce que c’est la première qui nous montre l’impact cardiovasculaire que la maladie peut avoir plusieurs mois après, et ce même si elle a été peu symptomatique. Au sein d’un public très précis, bien sûr. On sait que le Covid s’attaque entre autres aux vaisseaux (endothélite: inflammation des vaisseaux). On pouvait donc s’attendre, c’était à prouver, que cette obstruction des vaisseaux dans les différents organes (cerveau, coeur, reins) ait un impact, d’autant plus s’il s’agit de personnes âgées”, commente l’expert.
“Cette étude a ses limites”
“Pour l’instant, on ne peut rien faire. Il faut néanmoins savoir que cette étude a ses limites. Non seulement il s’agit d’hommes (ce n’est peut-être pas le cas chez la femme), il s’agissait des premiers variants et on ignore si Omicron a le même impact. Il s’agissait également de personnes non vaccinées. Une infection Omicron sur une personne vaccinée n’aura probablement pas du tout le même impact”, conclut-il.
Illustration © thinkstock
[1] https://www.nature.com/articles/s41591-022-01689-3