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Une première médaille belge, des larmes et une polémique: les 7 moments marquants de la septième journée des JO

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Le septième jour a été le bon: la Belgique a obtenu sa première médaille lors de ces Jeux olympiques d’hiver. Hanne Desmet a décroché le bronze du 1000 m dames en shorttrack ce vendredi. Elle offre aux Belges une 7e médaille aux Jeux d’hiver, la première de sa discipline. De son côté, Bart Swings a terminé dixième du 10.000 mètres du patinage de vitesse. Enfin, Armand Marchant a dû déclarer forfait pour le slalom géant de ski alpin de dimanche.

1. La médaille de bronze qui vaut de l’or



Hanne Desmet a décroché la médaille de bronze du 1000 m dames en shorttrack, vendredi aux Jeux Olympiques de Pékin. Elle offre ainsi à la Belgique une 7e médaille aux Jeux d’hiver, la première en shorttrack et la première dans ces JO 2022.

L’Anversoise, vice-championne du monde de la distance, a terminé 3e de la finale A derrière la Suzanne Schulting, qui conserve son titre, et la Sud-Coréennne Minjeong Choi. Il s’agissait d’une seconde finale olympique pour Hanne Desmet, 25 ans, qui s’était classée 5e du 500 m lundi.

Suzanne Schulting et Hanne Desmet © AP

2. Un top 10 belge et un record du monde



Bart Swings a pris la 10e place du 10.000 m de patinage de vitesse des Jeux Olympiques de Pékin, vendredi en Chine. Le Suédois Nils van der Poel a lui remporté la médaille d’or tout en établissant un nouveau record du monde.

Aligné dans la sixième et dernière série face au champion en titre canadien Ted-Jan Bloemen, Swings a signé un chrono en 13:02.43. Il termine à la 10e place à 31.69 secondes de Nils van der Poel, qui a décroché l’or en pulvérisant son record du monde. Le Suédois s’est imposé en 12:30.74, un peu plus de deux secondes plus rapide que son précédent record établi à Heerenveen le 14 février 2021 (12:32.95).

Après sa victoire sur le 5.000m, Van der Poel remporte donc sa deuxième médaille d’or à Pékin. Le Néerlandais Patrick Roest termine sur la deuxième marche du podium en 12:44.59 devant l’Italien Davide Ghiotto, troisième en 12:45.98. Septième du 5.000 m et treizième du 1.500 m, Swings participera encore au départ groupé, son principal objectif, le samedi 19 février. Il y a quatre ans, il a remporté la médaille d’argent dans cette épreuve lors des JO de Pyeongchang.

Nils van der Poel © AP

3. La polémique



Son épreuve n’est programmée que mardi, mais Kamila Valieva, grande favorite pour l’or en patinage artistique, suscite beaucoup d’intérêt. Celle qui a permis à la Russie de remporter l’épreuve par équipes s’est entraînée normalement vendredi matin, quoique brièvement. Peu après cet entraînement, coup de tonnerre: l’ITA, l’instance chargée des contrôles antidopage durant les JO, annonce que la prodige de 15 ans a été contrôlée positive à la trimétazidine, une substance qui faciliterait la circulation sanguine, lors d’un test effectué le 25 décembre dernier au cours des Championnats de Russie.

Notifiée du contrôle positif mardi - soit au lendemain de la victoire de l’équipe russe sous drapeau neutre dans la compétition par équipes à Pékin à laquelle elle a participé - l’agence antidopage russe a alors suspendu Valieva “provisoirement avec effet immédiat”, avant que cette suspension ne soit levée. Sa participation à la suite des Jeux de Pékin est désormais suspendue à une décision du Tribunal arbitral du sport, saisi par le CIO et la fédération internationale de patinage (ISU). Le verdict du TAS est attendu avant le début de la compétition féminine mardi.

Cette affaire pourrait relancer la fracture, déjà profonde depuis le scandale des JO-2014 de Sotchi, entre la Russie et les instances sportives internationales. “Les délais d’analyse de l’échantillon soulèvent des interrogations sérieuses”, a déjà contre-attaqué le président du Comité olympique russe Stanislav Pozdnyakov, qui lance la thèse du complot: “Quelqu’un a retenu l’échantillon jusqu’à la fin de la compétition de patinage par équipes”.

Kamila Valieva © AFP

4. L’or manquant



La Suissesse Lara Gut-Behrami a finalement enrichi son immense palmarès de l’or olympique en remportant le super-G des Jeux de Pékin vendredi, sa deuxième médaille à Yanqing après le bronze du géant. Pour sa troisième médaille olympique après également le bronze de la descente en 2014, Gut-Behrami a devancé l’Autrichienne Mirjam Puchner de 22/100 et la Suissesse Michelle Gisin de 30/100.

A 30 ans, Gut-Behrami devient la première skieuse à décrocher l’or olympique du super-G dans la foulée d’un titre de championne du monde (en 2021 à Cortina d’Ampezzo). Elle est également la première sportive de son pays (hommes ou femmes) à gagner cette discipline aux JO, réparant une anomalie pour la Suisse. Impériale sur la deuxième section du super-G, entre sauts et portes à l’aveugle, “Lara” (rouler le “r”), star polyglotte du pays aux 26 cantons, poursuit la folle histoire d’une adolescente surdouée médaillée mondiale à 17 ans en 2009, et d’une carrière en deux temps.

Lara Gut-Behrami © EPA

5. Les larmes



Le Japonais Ayumu Hirano a assommé vendredi le concours de halfpipe de snowboard des Jeux Olympiques de Pékin sur son dernier run et succède à la légende américaine Shaun White, quatrième pour la dernière compétition de sa carrière. Ayumu Hirano, dauphin de White à Pyeongchang aux JO 2018 et déjà vice-champion olympique à Sotchi en 2014, a pris l’or grâce à un score de 96,00 points lors de son troisième et dernier passage dans le pipe, devant l’Australien Scotty James (92,50) et le Suisse Jan Scherrer (87,50).

Shaun White, 35 ans, échoue donc au pied du podium pour le dernier run de sa carrière. L’Américain a remporté le titre olympique en halfpipe en 2006 à Turin, en 2010 à Vancouver et en 2018 à Pyeongchang, seulement quelques semaines après de graves blessures suite à une lourde chute à l’entraînement. En 2014, il avait déjà terminé au pied du podium.

Shaun White © AP

6. Le forfait



Après avoir dû déclarer forfait pour le Super-G, Armand Marchant ne participera pas non plus au slalom géant de ski alpin des Jeux Olympiques de Pékin prévu dimanche à Yanqing, a communiqué le Comité olympique et interfédéral belge (COIB) vendredi. “En raison d’une légère blessure à la cheville, qu’Armand s’est faite peu avant son départ pour la Chine, il n’a pu s’entraîner de manière optimale pour pouvoir s’aligner au départ du slalom géant”, a précisé le COIB dans son communiqué. “Cette décision a été prise en concertation avec son coach et l’équipe médicale du COIB.”

Dimanche, le skieur de Thimister avait déjà déclaré forfait pour le Super-G qui s’est déroulé mardi afin de se préserver pour le slalom géant. Toujours gêné par sa cheville, le Liégeois a choisi de faire aussi l’impasse sur le géant pour être prêt pour le slalom, son épreuve de prédilection, prévu le mercredi 16 février. Deux skieurs belges seront cependant au départ du slalom géant dimanche: Sam Maes et Dries Van den Broecke.

Armand Marchant © EPA

7. Les runs après l’isolement



Kim Meylemans se classe à la onzième place après les deux premiers runs de l’épreuve de skeleton des Jeux Olympiques de Pékin vendredi en Chine. Après avoir signé un chrono de 1:02.35 lors du premier run où elle avait pris une 6e place provisoire, Meylemans a réalisé son deuxième run en 1:02.92 pour un chrono total de 2:05.27. Elle a donc chuté à la onzième place à 93 centièmes de l’Australienne Jaclyn Narracott qui occupe la tête.

Narracott a réalisé un chrono total de 2:04.34 et compte respectivement 21 et 23 centièmes de seconde d’avance sur les Allemandes Hannah Neise et Tina Hermann. Les troisième et quatrième runs sont prévus samedi à 13h20 et 14h55 heure belge. Meylemans, 25 ans, a vécu des jours riches en émotions depuis son arrivée à Pékin. Testée positive au coronavirus, elle avait été placée en quarantaine. Alors qu’elle pouvait rejoindre le village olympique à Yanqing, elle avait été emmenée dans un autre hôtel-quarantaine avant de pouvoir finalement revenir au village olympique. Mercredi, elle s’était également blessée aux ischio-jambiers.

Kim Meylemans © AP

Le programme des Belges samedi



10h00: biathlon - 10 km sprint messieurs (Thierry Langer, Florent Claude, Tom Lahaye-Goffart, César Beauvais)

13h20: skeleton - 3e run dames (Kim Meylemans)

14h55: skeleton - 4e run dames (Kim Meylemans).

Vendredi 11 février



2h30: skeleton - 1er run dames (Kim Meylemans)

4h00: skeleton - 2e run dames (Kim Meylemans)

8h00: ski de fond - 15 km style classique messieurs (Thibaut de Marre)

9h00: patinage de vitesse - 10.000 m messieurs (Bart Swings)

10h00: biathlon - 7,5km sprint dames (Lotte Lie)

12h00: shorttrack - quarts de finale 1000 m dames (Hanne Desmet)

12h18: shorttrack - séries 500m messieurs (Stijn Desmet)

12h55: shorttrack - demi-finales 1000m dames (s.r. Hanne Desmet)

13h37: shorttrack - finale B 1000m dames (s.r. Hanne Desmet)

13h43: shorttrack - finale A 1000m dames (s.r. Hanne Desmet



But in my experience you have a better chance of getting a straight answer out
of a politician than intels networking folks. Maybe they have reformed

- Alan Cox on linux-kernel