Entraînement écourté sur une piste inédite, les descendeurs en colère
(2022-02-05_08-25-02)
- Reference: 2022-02-05_08-25-02_entrainement-ecourte-sur-une-piste-inedi
- News link: https://www.7sur7.be/dossier-jo-de-pekin-2022/entrainement-ecourte-sur-une-piste-inedite-les-descendeurs-en-colere~ac34d74c/
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Pékin 2022 Trois skieurs lancés dans les rafales, puis rideau: l'ultime entraînement de la descente hommes de ski alpin des JO de Pékin a été annulé samedi en raison du vent, au grand dam des concurrents soucieux d'apprivoiser cette nouvelle piste qui n'a jamais encore été utilisée en compétition au plus haut niveau.
"Il y a quand même trois favoris qui ont fait un run de plus que les autres, c'est ça le gros problème. S'ils avaient annulé dès ce matin, il n'y aurait eu aucun souci", a résumé le Français Johan Clarey, représentant des athlètes auprès de la Fédération internationale de ski (FIS). La veille, lors du deuxième entraînement déjà balayé par un vent glacial, certains skieurs doutaient que le départ serait maintenu samedi, avec des rafales annoncées à 64 km/h et une température ressentie de -28 degrés centigrades.
Mais l'organisation a laissé s'élancer le champion olympique 2014 de la descente Matthias Mayer suivi de l'Italien Christof Innerhofer, qui a rapidement coupé son effort, puis du N.1 mondial de la descente et du super-G, le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde. À la veille de l'épreuve officielle, qui ouvre la quinzaine olympique de ski alpin, la FIS a ensuite annulé l'entraînement, autorisant seulement les concurrents à "inspecter lentement la piste une fois de plus".
"On arrive à 130 km/h sur une manche d'entraînement, là on arrive à 45: ça n'a rien à voir", a balayé Nils Allègre, pour qui cette demi-mesure "ne sert à rien". L'expérience des trois partants a au moins donné un avant-goût de ce qui attend les descendeurs dimanche, où l'épreuve programmée à 11h00 locales risque aussi d'être perturbée par le vent. Si le risque était évident pour les descendeurs, ils ont aussi besoin de repères sur "The Rock", piste sinueuse qu'aucun d'entre eux n'avait jamais skiée, sur une neige sèche et entièrement artificielle qui brûle les semelles de leurs skis.
Réunis avant le départ, les concurrents s'étaient mis d'accord sur une solution intermédiaire: "On était prêts à skier fort là où il n'y avait aucun risque, puis à freiner" sur le deuxième tronçon très venté, avant de "réengager sur la dernière partie", a expliqué Mathieu Bailet. "J'ai essayé de discuter avec la FIS, mais ils n'ont rien voulu savoir (...) Voilà: il va falloir faire avec et ne pas trop s'énerver", a poursuivi Johan Clarey.
Dépité, le leader de la course au gros globe, Marco Odermatt, a, lui aussi, jugé la décision "injuste", même si "avec le vent, ça ne va de toute façon pas être la course la plus équitable qui soit". "Sur une piste olympique où tout est nouveau, vous voulez vraiment avoir la même dose d'entraînement", a-t-il insisté. "Chaque manche aide à trouver le matériel et la ligne parfaite".
"Il y a quand même trois favoris qui ont fait un run de plus que les autres, c'est ça le gros problème. S'ils avaient annulé dès ce matin, il n'y aurait eu aucun souci", a résumé le Français Johan Clarey, représentant des athlètes auprès de la Fédération internationale de ski (FIS). La veille, lors du deuxième entraînement déjà balayé par un vent glacial, certains skieurs doutaient que le départ serait maintenu samedi, avec des rafales annoncées à 64 km/h et une température ressentie de -28 degrés centigrades.
Mais l'organisation a laissé s'élancer le champion olympique 2014 de la descente Matthias Mayer suivi de l'Italien Christof Innerhofer, qui a rapidement coupé son effort, puis du N.1 mondial de la descente et du super-G, le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde. À la veille de l'épreuve officielle, qui ouvre la quinzaine olympique de ski alpin, la FIS a ensuite annulé l'entraînement, autorisant seulement les concurrents à "inspecter lentement la piste une fois de plus".
"On arrive à 130 km/h sur une manche d'entraînement, là on arrive à 45: ça n'a rien à voir", a balayé Nils Allègre, pour qui cette demi-mesure "ne sert à rien". L'expérience des trois partants a au moins donné un avant-goût de ce qui attend les descendeurs dimanche, où l'épreuve programmée à 11h00 locales risque aussi d'être perturbée par le vent. Si le risque était évident pour les descendeurs, ils ont aussi besoin de repères sur "The Rock", piste sinueuse qu'aucun d'entre eux n'avait jamais skiée, sur une neige sèche et entièrement artificielle qui brûle les semelles de leurs skis.
Réunis avant le départ, les concurrents s'étaient mis d'accord sur une solution intermédiaire: "On était prêts à skier fort là où il n'y avait aucun risque, puis à freiner" sur le deuxième tronçon très venté, avant de "réengager sur la dernière partie", a expliqué Mathieu Bailet. "J'ai essayé de discuter avec la FIS, mais ils n'ont rien voulu savoir (...) Voilà: il va falloir faire avec et ne pas trop s'énerver", a poursuivi Johan Clarey.
Dépité, le leader de la course au gros globe, Marco Odermatt, a, lui aussi, jugé la décision "injuste", même si "avec le vent, ça ne va de toute façon pas être la course la plus équitable qui soit". "Sur une piste olympique où tout est nouveau, vous voulez vraiment avoir la même dose d'entraînement", a-t-il insisté. "Chaque manche aide à trouver le matériel et la ligne parfaite".