Thierry Ardisson revient sur son combat contre la drogue: “C’est ce que j’ai fait de plus dur dans ma vie”
(2022-02-03_11-09-02 (France Bleu))
- Reference: 2022-02-03_11-09-02_thierry-ardisson-revient-sur-son-combat-
- News link: https://www.7sur7.be/people/thierry-ardisson-revient-sur-son-combat-contre-la-drogue-cest-ce-que-jai-fait-de-plus-dur-dans-ma-vie~a3f0d542/
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Invité dans l’émission “Accès Direct” sur France Bleu ce mardi 1er février, Thierry Ardisson est revenu sur son addiction à la drogue et sur le combat qu'il a mené pour s’en défaire. “Je m’en suis sorti, mais c’est ce que j’ai fait de plus dur dans ma vie, honnêtement”, a-t-il affirmé.
Dans l’émission “Accès Direct” sur France Bleu, le célèbre animateur Thierry Ardisson s’est confié en toute honnêteté sur son ancienne addiction à la drogue. L'homme a d’abord expliqué comment il est tombé dans la drogue, et plus précisément l’héroïne, dans les années 60. “Quand j’ai eu mon bac, j’avais 16 ans, je suis parti à Juan-les-Pins et au bout de dix jours, je n’avais plus d’argent”, se souvient Thierry Ardisson. “Je suis tombé sur un mec qui m’a dit: ‘Qu’est-ce que vous foutez là? Vous voulez un boulot?’ Et je suis devenu disquaire - à l’époque, on ne disait pas disc-jockey. J’ai découvert la musique et j’ai découvert la nuit. Une fois que j’avais fini mon boulot à Juan-les-Pins, on allait à Cannes dans des endroits louches."
L’homme a alors commencé à consommer de la drogue dans de nombreuses boîtes de nuit. “Honnêtement, on a été la première génération à avoir la drogue en vente libre. Avant nous, la drogue, comme l’héroïne, c’était réservé aux jazzmen afro-américains. Personne n’en prenait. Certains prenaient de l’opium, comme Cocteau, mais ce n’était pas courant.”
Il ajoute: “Aujourd’hui, les gens, on leur dit: ‘Fais gaffe, l’héro, c’est très dur d’en sortir, la cocaïne, ça va te bouffer la matière blanche du cerveau, la myéline.’ On sait ce que ça fait. Nous, on s’est jeté dedans la tête la première. Je m’en suis sorti, mais c’est ce que j’ai fait de plus dur dans ma vie, honnêtement. L’héro, au début, on en prend pour être bien, puis au bout d’un moment, on en prend pour ne pas être mal.”
Pour sortir de cette addiction, l’animateur n’est pas allé en centre de désintoxication. “Moi, j’ai quitté la France, je n’ai pas voulu médicaliser le truc. Je n’ai pas voulu aller à l’hôpital prendre de la méthadone et tout ça. Je ne voulais pas me considérer malade, ce qui était le cas malheureusement. Je suis parti aux États-Unis, dans un endroit où j’étais sûr de ne pas en trouver. Mais j’en ai chié pendant trois mois.”
[1]Des entretiens avec des personnalités mortes: la nouvelle émission hallucinante de Thierry Ardisson
[2]Thierry Ardisson attaque C8 en justice et accuse Cyril Hanouna de plagiat
[1] https://www.7sur7.be/tele/des-entretiens-avec-des-personnalites-mortes-la-nouvelle-emission-hallucinante-de-thierry-ardisson~a2a5318a/
[2] https://www.7sur7.be/tele/thierry-ardisson-attaque-c8-en-justice-et-accuse-cyril-hanouna-de-plagiat-br~a4ddfd4c/
Dans l’émission “Accès Direct” sur France Bleu, le célèbre animateur Thierry Ardisson s’est confié en toute honnêteté sur son ancienne addiction à la drogue. L'homme a d’abord expliqué comment il est tombé dans la drogue, et plus précisément l’héroïne, dans les années 60. “Quand j’ai eu mon bac, j’avais 16 ans, je suis parti à Juan-les-Pins et au bout de dix jours, je n’avais plus d’argent”, se souvient Thierry Ardisson. “Je suis tombé sur un mec qui m’a dit: ‘Qu’est-ce que vous foutez là? Vous voulez un boulot?’ Et je suis devenu disquaire - à l’époque, on ne disait pas disc-jockey. J’ai découvert la musique et j’ai découvert la nuit. Une fois que j’avais fini mon boulot à Juan-les-Pins, on allait à Cannes dans des endroits louches."
“La première génération”
L’homme a alors commencé à consommer de la drogue dans de nombreuses boîtes de nuit. “Honnêtement, on a été la première génération à avoir la drogue en vente libre. Avant nous, la drogue, comme l’héroïne, c’était réservé aux jazzmen afro-américains. Personne n’en prenait. Certains prenaient de l’opium, comme Cocteau, mais ce n’était pas courant.”
Il ajoute: “Aujourd’hui, les gens, on leur dit: ‘Fais gaffe, l’héro, c’est très dur d’en sortir, la cocaïne, ça va te bouffer la matière blanche du cerveau, la myéline.’ On sait ce que ça fait. Nous, on s’est jeté dedans la tête la première. Je m’en suis sorti, mais c’est ce que j’ai fait de plus dur dans ma vie, honnêtement. L’héro, au début, on en prend pour être bien, puis au bout d’un moment, on en prend pour ne pas être mal.”
S’en sortir
Pour sortir de cette addiction, l’animateur n’est pas allé en centre de désintoxication. “Moi, j’ai quitté la France, je n’ai pas voulu médicaliser le truc. Je n’ai pas voulu aller à l’hôpital prendre de la méthadone et tout ça. Je ne voulais pas me considérer malade, ce qui était le cas malheureusement. Je suis parti aux États-Unis, dans un endroit où j’étais sûr de ne pas en trouver. Mais j’en ai chié pendant trois mois.”
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[1]Des entretiens avec des personnalités mortes: la nouvelle émission hallucinante de Thierry Ardisson
[2]Thierry Ardisson attaque C8 en justice et accuse Cyril Hanouna de plagiat
[1] https://www.7sur7.be/tele/des-entretiens-avec-des-personnalites-mortes-la-nouvelle-emission-hallucinante-de-thierry-ardisson~a2a5318a/
[2] https://www.7sur7.be/tele/thierry-ardisson-attaque-c8-en-justice-et-accuse-cyril-hanouna-de-plagiat-br~a4ddfd4c/