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Sinistrée à Trooz, Stéphanie est au bout du rouleau: “Je risque de finir à la rue et de perdre mes quatre enfants”

(2022-02-02_14-34-00)


Inondations Stéphanie et ses quatre enfants risquent de se retrouver à la rue d'ici à la fin du mois de mars. Sinistrée à Trooz lors des inondations de juillet dernier, la famille a dû retrouver un logement en urgence. Mais le CPAS a exigé que la mère de famille dépose un renon. Elle peine à présent à trouver un toit pour mettre sa famille à l’abri: “Je risque de finir à la rue et de perdre mes enfants.”

Avant les inondations, Stéphanie vivait à Trooz, dans un logement composé d’une seule chambre qu’elle occupait avec ses quatre enfants âgés de 3 à 15 ans. “Il était classé en ‘surpopulation’”, commente-t-elle. Mais ses moyens étant limités, la mère de famille n’avait d’autres choix que de vivre dans cette maison trop petite.

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L’habitation se trouvait dans le quartier de La Brouck, en bord de Vesdre, et a rapidement été inondée. “L’eau est montée très vite et a traversé la maison par les fenêtres avant de se déverser dans la rue. Ça s’est passé en moins d’une heure”, se souvient Stéphanie. La situation était incontrôlable. Elle et ses enfants ont trouvé refuge chez un voisin qui les a hébergés durant 72 heures. Quand l’eau a enfin baissé, le logement que la petite famille occupait était tout bonnement inhabitable.

Citation

Après avoir profité des aides destinées aux sinistrés, elle nous a mis à la porte... Stéphanie

Pendant un temps, Stéphanie et ses enfants ont été recueillis dans un centre d’accueil. Par la suite, ils sont allés vivre chez une dame, à Grivegnée. Mais la mère de famille en garde un mauvais souvenir: “Après avoir profité des aides destinées aux sinistrés, elle nous a mis à la porte...”

Son logement d'urgence est trop cher



À la rue, Stéphanie a dû chercher un logement en urgence. Les offres étant rares, elle a été contrainte d’accepter un logement à Verviers dont le loyer s’élève à 850 euros par mois hors charges (1.060 euros charges comprises). Un montant bien trop important pour cette dame au chômage. Le CPAS l’aide à payer une partie du loyer, en lui versant 250 euros chaque mois, mais l’a aussi forcée à déposer son renon, “sans pour autant me proposer de solution de logement”. Résultat, le 31 mars prochain, Stéphanie et ses quatre enfants vont se retrouver à la rue.

“Mon compagnon pourrait nous accueillir, mais ce serait temporaire. Il vit dans un appartement d’une chambre, c’est donc invivable pour nous tous. Surtout que j’ai appris, le 31 décembre dernier, que j’attendais un cinquième enfant”, explique Stéphanie. “Il est suivi par une maison d’accueil et ne peut pas déménager comme il le souhaite.”

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Le logement qu'occupait Stéphanie, à Trooz, a été complètement détruit lors des inondations de juiller 2021. © D.R.

Justice



Comme si cela ne suffisait pas, l’ancien propriétaire de Stéphanie, à Trooz, l’a traînée devant la justice, car, selon lui, elle aurait pris la décision de quitter son habitation du jour au lendemain. “Tout est faux! La maison a été fortement touchée par les inondations: des carreaux ont été brisés, la cuisine a été entièrement démolie, des murs porteurs ont été percés et la façade a même bougé”, énumère-t-elle. “Il était impossible d’y vivre. Le propriétaire a donc rapidement entrepris des travaux de camouflage et a voulu relouer la maison en urgence. C’est lui qui m’a mise à la porte.”

Étant donné la situation et ses nombreux déménagements forcés, Stéphanie n’a jamais reçu sa convocation à se présenter devant la justice de paix. Elle a donc été condamnée par défaut à verser 500 euros à son ancien propriétaire. Un montant auquel s’ajoutent des frais de justice.

Citation

J’ai beau avoir introduit une demande de logement social, je ne suis pas prioritai­re, car je suis sortie du circuit des sinistrés en allant vivre à Verviers. Stéphanie

“J’ai énormément de mal à remonter la pente après cette catastrophe et j’ai vraiment besoin d’aide. J’ai beau avoir introduit une demande de logement social, je ne suis pas prioritaire, car je suis sortie du circuit des sinistrés en allant vivre à Verviers. À présent, je suis 787e sur liste d’attente. Ce qui représente entre deux et cinq ans d’attente avant d’avoir un logement”, explique Stéphanie.

Pour elle et sa famille, trouver un nouveau logement est une nécessité vitale. Elle craint que si sa situation ne s’améliore pas, on lui retire ses enfants. Elle cherche une maison ou un appartement dont le loyer serait de 650 euros maximum.

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[1] https://www.7sur7.be/belgique/sinistree-lors-des-inondations-et-bientot-sans-logement-laetitia-lance-un-appel-pour-mettre-ses-quatre-enfants-a-labri~adbe3a85/

[2] https://www.7sur7.be/dossier/region-liegeoise~d1b8b0c27-6007-4c85-8c99-58803af59df3/

[3] https://www.7sur7.be/belgique/sinistree-lors-des-inondations-et-bientot-sans-logement-laetitia-lance-un-appel-pour-mettre-ses-quatre-enfants-a-labri~adbe3a85/

[4] https://www.7sur7.be/belgique/veronique-campe-dans-son-appartement-devaste-lors-des-inondations-sans-tala-je-ne-vivrais-plus~a77036e0/

[5] https://www.7sur7.be/belgique/courriels-perdus-cartes-inutilisables-confusion-autour-des-barrages-la-gestion-des-inondations-pointee-du-doigt~a1423625/



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