Budget fédéral : la sortie de crise passe par la croissance économique
([Economie] 2026-09-01 (De Tijd))
- Reference: 2026-09_pexels-aurelijus-u-2148621102-30711884-255x170
- News link: https://daardaar.be/rubriques/economie/budget-federal-la-sortie-de-crise-passe-par-la-croissance-economique/
- Source link: https://www.tijd.be/opinie/commentaar/extra-inkomsten-halen-bij-de-rijken-dreigt-economische-groei-nog-meer-te-fnuiken/10684842.html
La croissance économique est un ingrédient utile pour huiler les rouages budgétaires, malgré les difficultés. Et pourtant, sur ce point, on en reste bien souvent aux mots, sans passer aux actes – tant en Flandre qu’à l’échelon fédéral.
Alors que les gouvernements fédéral et flamand s’attellent à leurs tableaux budgétaires, à l’occasion de la rentrée politique, il est utile de rappeler quelques paramètres économiques de base. La confiance des consommateurs et des entreprises est au plus bas, l’inflation atteint des sommets – faisant grimper les taux d’intérêt – et le refinancement de la dette devient de plus en plus onéreux. L’économie belge ne croît plus et l’activité industrielle se contracte même, trimestre après trimestre.
[1]Mission économique : si le roi s’érige en trait d’union, c’est qu’il y a quelque chose à faire tenir
Dans ce contexte de stagnation, le gouvernement fédéral va consacrer les prochaines semaines à chercher quelque 10 milliards d’euros d’économies et de recettes nouvelles. La coalition flamande, elle, est en quête de 2 milliards. Or pour redresser le budget, une troisième voie existe : miser sur un regain de croissance économique et sur une augmentation du nombre d’emplois productifs.
Dans une interview accordée au quotidien De Tijd, ce week-end, Frank Beckx, le patron de l’organisation patronale flamande Voka, encourage les gouvernements à adopter un politique de croissance. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) lui emboîte le pas, et des économistes comme Gert Peersman défendent depuis bien longtemps l’idée que la solution passe par l’augmentation de notre productivité.
Généralement, le monde politique accueille favorablement les plaidoyers prônant la croissance. Mais ce qui fait défaut, aujourd’hui, c’est une stratégie économique qui distingue les secteurs dotés d’une probabilité de croissance supérieure à la moyenne. Au niveau flamand comme au niveau fédéral. Au point que la Voka a décidé de ne plus attendre le monde politique et a défini, avec 250 entrepreneurs, cinq secteurs et cinq domaines transversaux susceptibles de stimuler la croissance économique.
[2]Budgets: le fédéral paie, les régions disposent
A minima, l’une des responsabilités du monde politique, durant l’exercice budgétaire, consiste à vérifier si les mesures envisagées ne risquent pas de freiner la croissance. Prélever des recettes supplémentaires « auprès des riches » peut sembler séduisant pour une partie de la population. Mais si cette mesure aboutit à brider l’investissement dans notre économie, cela ne fera que nuire davantage encore à la croissance économique.
Ces appels à davantage de croissance, notre Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), les envisage avec des sentiments contrastés. Une politique axée sur un tel levier va agir à moyen et long terme, mais ne permettra pas de combler le déficit, ni cette année ni l’an prochain. La recherche de la croissance ne doit pas davantage servir d’excuse pour ne pas assainir. Certes, renforcer l’économie ne suffira pas à résoudre le problème de nos dépenses publiques excessivement généreuses. Tant au niveau fédéral que flamand, il faudra limiter l’ampleur de certaines subventions, de certaines administrations ou réduire l’embonpoint de l’État. Les pouvoirs publics doivent se concentrer sur leurs missions essentielles : sécurité, santé, enseignement, aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Voilà une analyse à mener impérativement, dans tous les cas de figure.
Le plus raisonnable serait, tant à l’échelon fédéral qu’à l’échelle flamande, de mener une véritable politique de croissance économique, sans l’associer à un exercice budgétaire trop braqué sur le court terme. Au contraire : il s’agit d’élaborer plutôt un plan de croissance solide pour le moyen terme : pour cette législature et pour la suivante. Chaque exercice futur de préparation d’un budget ne pourra que tirer profit d’un début d’amélioration de la productivité et de la croissance.
[1] https://daardaar.be/rubriques/economie/mission-economique-si-le-roi-serige-en-trait-dunion-cest-quil-y-a-quelque-chose-a-faire-tenir/
[2] https://daardaar.be/rubriques/economie/budgets-le-federal-paie-les-regions-disposent/
Alors que les gouvernements fédéral et flamand s’attellent à leurs tableaux budgétaires, à l’occasion de la rentrée politique, il est utile de rappeler quelques paramètres économiques de base. La confiance des consommateurs et des entreprises est au plus bas, l’inflation atteint des sommets – faisant grimper les taux d’intérêt – et le refinancement de la dette devient de plus en plus onéreux. L’économie belge ne croît plus et l’activité industrielle se contracte même, trimestre après trimestre.
[1]Mission économique : si le roi s’érige en trait d’union, c’est qu’il y a quelque chose à faire tenir
Dans ce contexte de stagnation, le gouvernement fédéral va consacrer les prochaines semaines à chercher quelque 10 milliards d’euros d’économies et de recettes nouvelles. La coalition flamande, elle, est en quête de 2 milliards. Or pour redresser le budget, une troisième voie existe : miser sur un regain de croissance économique et sur une augmentation du nombre d’emplois productifs.
Dans une interview accordée au quotidien De Tijd, ce week-end, Frank Beckx, le patron de l’organisation patronale flamande Voka, encourage les gouvernements à adopter un politique de croissance. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) lui emboîte le pas, et des économistes comme Gert Peersman défendent depuis bien longtemps l’idée que la solution passe par l’augmentation de notre productivité.
Généralement, le monde politique accueille favorablement les plaidoyers prônant la croissance. Mais ce qui fait défaut, aujourd’hui, c’est une stratégie économique qui distingue les secteurs dotés d’une probabilité de croissance supérieure à la moyenne. Au niveau flamand comme au niveau fédéral. Au point que la Voka a décidé de ne plus attendre le monde politique et a défini, avec 250 entrepreneurs, cinq secteurs et cinq domaines transversaux susceptibles de stimuler la croissance économique.
[2]Budgets: le fédéral paie, les régions disposent
A minima, l’une des responsabilités du monde politique, durant l’exercice budgétaire, consiste à vérifier si les mesures envisagées ne risquent pas de freiner la croissance. Prélever des recettes supplémentaires « auprès des riches » peut sembler séduisant pour une partie de la population. Mais si cette mesure aboutit à brider l’investissement dans notre économie, cela ne fera que nuire davantage encore à la croissance économique.
Ces appels à davantage de croissance, notre Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), les envisage avec des sentiments contrastés. Une politique axée sur un tel levier va agir à moyen et long terme, mais ne permettra pas de combler le déficit, ni cette année ni l’an prochain. La recherche de la croissance ne doit pas davantage servir d’excuse pour ne pas assainir. Certes, renforcer l’économie ne suffira pas à résoudre le problème de nos dépenses publiques excessivement généreuses. Tant au niveau fédéral que flamand, il faudra limiter l’ampleur de certaines subventions, de certaines administrations ou réduire l’embonpoint de l’État. Les pouvoirs publics doivent se concentrer sur leurs missions essentielles : sécurité, santé, enseignement, aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Voilà une analyse à mener impérativement, dans tous les cas de figure.
Le plus raisonnable serait, tant à l’échelon fédéral qu’à l’échelle flamande, de mener une véritable politique de croissance économique, sans l’associer à un exercice budgétaire trop braqué sur le court terme. Au contraire : il s’agit d’élaborer plutôt un plan de croissance solide pour le moyen terme : pour cette législature et pour la suivante. Chaque exercice futur de préparation d’un budget ne pourra que tirer profit d’un début d’amélioration de la productivité et de la croissance.
[1] https://daardaar.be/rubriques/economie/mission-economique-si-le-roi-serige-en-trait-dunion-cest-quil-y-a-quelque-chose-a-faire-tenir/
[2] https://daardaar.be/rubriques/economie/budgets-le-federal-paie-les-regions-disposent/