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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Rentrée scolaire en Flandre : les promesses politiques non tenues coûtent cher aux parents

([Opinions, Société] 2026-08-01 (Gazet van Antwerpen))


Le coût de la scolarité doit rester accessible à tous, pour que chaque enfant puisse développer au mieux ses talents. C’est la promesse faite, année après année, aux parents. Pourtant, pour bon nombre d’entre eux, la rentrée pèse lourd dans le budget familial et, à terme, sur les perspectives de leur enfant.

La pandémie de coronavirus a été un douloureux révélateur de la fracture numérique. Alors que les écoles ont généralisé l’enseignement à distance, certaines familles sans ordinateur voire sans connexion internet se sont retrouvées bien dépourvues. Dans les villes surtout, les pouvoirs publics et les directions d’école en ont fait le pénible constat.

On avait alors promis d’y remédier en offrant gratuitement aux jeunes un ordinateur portable. Mais trop coûteuse pour l’État, la promesse a vite été reléguée au fond des cartables. Puisque rien n’est gratuit, les parents doivent mettre la main au portefeuille. Toutefois, pour contenir la facture, la Flandre a fixé un prix de référence que peuvent demander les établissements secondaires : maximum 575 euros pour un PC portable. Pour les familles qui ne sont pas en mesure de débourser cette somme en une fois, l’école doit proposer un système de location-vente ; elle s’expose sinon à des sanctions.

[1]Enseignement: « À partir de 50 à 60 % d’enfants vulnérables, les écoles ne s’en sortent plus »

Toutefois, un an après leur introduction, ces prix de référence semblent déjà jetés aux oubliettes. Deux écoles secondaires sur trois demandent davantage que le montant fixé par la Flandre. Dans certaines filières, la facture grimpe même nettement. On ne peut pas en vouloir aux directions d’école : partout, les prix des ordinateurs et des portables s’envolent. Malgré les efforts déployés par certains établissements pour leurs élèves, la promesse de la ministre flamande de l’Enseignement Zuhal Demir (N-VA) semble impossible à tenir.

Le constat est amer. Les frais liés à la scolarité continuent de grever le budget des familles. Ils peuvent même aggraver la situation des foyers déjà en difficultés financières. Et le premier à en pâtir, c’est l’enfant. Cette mesure s’apparente ainsi à une énième promesse non tenue. Le plafonnement légal des frais scolaires avait lui aussi été présenté comme la solution pour réduire les inégalités entre élèves. Mais pour rester sous ce plafond, certaines directions ont supprimé sorties culturelles, activités sportives ou autres projets pédagogiques. De surcroît, les coûts des transports et de l’énergie augmentent pour les écoles. Celles-ci se tournent alors vers les parents. Toutes ne comptent cependant pas parmi leurs élèves des parents en mesure de les soutenir financièrement.

Malgré toutes les promesses et les discours politiques, force est de constater qu’aujourd’hui, tous les enfants n’entament pas la rentrée sur un pied d’égalité. On finit par se demander si les responsables politiques croient eux-mêmes aux promesses qu’ils font.

[2]Grèves dans l’enseignement francophone : alors, on n’est pas bien en Flandre ?



[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/enseignement-a-partir-de-50-a-60-denfants-vulnerables-les-ecoles-ne-sen-sortent-plus/

[2] https://daardaar.be/rubriques/societe/greves-dans-lenseignement-francophone-alors-on-nest-pas-bien-en-flandre/



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