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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Plus de néerlandais, moins de laxisme : la rentrée du sérieux en Flandre

([Opinions, Politique, Société] 2026-08-01 (Het Belang Van Limburg))


Cette année scolaire ne ressemblera à aucune autre. Plusieurs des réformes que la ministre flamande de l’Enseignement Zuhal Demir (N-VA) a fait adopter dans un temps record vont se traduire concrètement en classe. À commencer par les nouveaux objectifs d’apprentissage minimaux du primaire, autrement dit le socle de connaissances que chaque élève devra maîtriser. Avec cette réforme, Zuhal Demir entend relever la barre, afin que la Flandre n’ait plus à rougir de ses piètres résultats dans les études internationales. Mais pour améliorer ces performances, il faudra également que les familles prennent pleinement conscience de l’urgence d’agir. Faute de quoi, ce sera peine perdue.

Moins de laxisme



Ces dernières années, à la maison comme en classe, les résultats scolaires ont sans doute été relégués un peu trop au second plan. Comme si les diplômes étaient les vestiges d’un siècle révolu. S’il est vrai que ce « bout de papier » ne constitue pas toujours une garantie de carrière, les connaissances acquises pour les obtenir ne sont jamais superflues. À l’inverse, on a trop volontiers vanté l’exemple de ceux qui, malgré une scolarité complètement ratée, ont réussi de brillantes carrières. Ces cas restent des exceptions et tout le monde ne décroche pas le gros lot.

La réalité, c’est que la vie est généralement beaucoup plus facile lorsque la scolarité n’est pas un parcours semé de frustrations. Il faut savoir persévérer, apprendre à se remobiliser après un mauvais bulletin et, surtout, établir des priorités. Le travail d’abord, le plaisir ensuite. Et tout cela ne peut pas reposer uniquement sur l’école. Les parents doivent eux aussi mettre la main à la pâte.

[1]Rentrée scolaire en Flandre : les promesses politiques non tenues coûtent cher aux parents

La valeur de l’éducation



Celles et ceux qui arrivent dans notre pays mesurent généralement mieux les possibilités qu’offre l’enseignement. C’est en tout cas ce qu’affirme une enseignante qui accompagne avec beaucoup de plaisir une classe de jeunes primo-arrivants allophones. Ses élèves lui demandent même de leur donner davantage de devoirs, alors que bien d’autres enfants préféreraient ne jamais entendre ce mot. Quand on vient d’Afghanistan, on connait la valeur de l’éducation. Là-bas, des adolescentes rivalisent d’ingéniosité pour continuer à apprendre, en catimini, malgré l’interdiction qui leur est faite d’aller à l’école. Une vérité que l’on ne rappellera jamais assez, surtout aux jeunes.

À partir de la semaine prochaine, l’accent sera également davantage mis sur la maîtrise de la langue, de la maternelle jusqu’au secondaire. Enfin, serait-on tenté d’ajouter, car cette compétence constitue un point faible depuis des années. Quand on n’est pas capable de saisir toutes les subtilités d’un texte écrit, étudier se transforme vite en parcours du combattant.

À n’en pas douter, certains ados pesteront la semaine prochaine lorsqu’ils devront suivre trois heures supplémentaires de néerlandais et qu’ils verront leurs journées d’école s’allonger. Mais si le pari réussit, c’est toute leur vie qu’ils en retireront les bénéfices. Alors, qui a envie de décrocher un Win for life ?

[2]La maîtrise du néerlandais : l’obsession utile de Zuhal Demir



[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/rentree-scolaire-en-flandre-les-promesses-politiques-non-tenues-coutent-cher-aux-parents/

[2] https://daardaar.be/rubriques/politique/la-maitrise-du-neerlandais-lobsession-utile-de-zuhal-demir/



In most countries selling harmful things like drugs is punishable.
Then howcome people can sell Microsoft software and go unpunished?
-- Hasse Skrifvars, hasku@rost.abo.fi,