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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

VTM entend doubler ses recettes tirées du streaming d’ici à 2030

([Culture et Médias] 2026-08-01 (De Tijd))


En matière de streaming, VTM passe à la vitesse supérieure. En s’ouvrant à de nouveaux publics et en multipliant les occasions de regarder ses programmes, la chaîne privée flamande entend doubler la part de son chiffre d’affaires tirée du streaming : 40 % d’ici quelques années, contre 20 % aujourd’hui.

Un peu plus de sept ans après le lancement de sa plateforme VTM Go, le groupe DPG Media s’apprête à doper la consommation télévisuelle par application interposée. « Nos recettes doivent mieux refléter les habitudes de nos téléspectateurs », ont expliqué Davy Parmentier, directeur des contenus, et Annick Bongers, directrice du streaming, lundi, lors de la présentation de la grille de rentrée.

Or, ces téléspectateurs choisissent de plus en plus souvent de regarder le petit écran où et quand bon leur semble. Il y a dix ans, la télévision linéaire pesait encore 84 % du temps d’écoute total : on se mettait devant le poste à l’heure où passait l’émission. Désormais, elle n’en représente plus que 57 %. Près d’un téléspectateur sur deux utilise donc au moins une application de streaming.

S’adapter à un changement d’habitudes



Pour prendre ce virage, VTM, qui appartient à DPG Media, a lancé voici un peu plus de deux ans une version payante de sa plateforme, VTM Go+. Les utilisateurs peuvent y regarder leurs émissions sans publicité et avec quelques options en prime. Ces derniers mois, la chaîne y a ainsi testé des avant-premières d’épisodes de ses programmes phares The Voice et So You Think You Can Dance.

« Ça a très bien marché, sans cannibaliser l’audience linéaire », assurent les deux dirigeants. Pour le dire autrement, VTM est parvenue à attirer vers son application des spectateurs qui, sans cela, lui auraient échappé. Le taux de « conversion » a également sensiblement progressé : les spectateurs sont plus nombreux à passer à la caisse. « Dès le mois de mai, on avait atteint l’objectif budgétisé pour décembre », glisse Davy Parmentier.

[1]Face à Netflix, la Flandre s’offre sa propre plateforme de streaming

Plus d’avant-premières et élargissement de l’offre streaming



La chaîne va donc déployer la formule des avant-premières à bien plus grande échelle. Désormais, les clients de VTM Go+ auront aussi accès plus rapidement aux nouveaux épisodes de poids lourds tels que De Verraders (« Les Traîtres ») ou Blind getrouwd (« Mariés au premier regard »). « Dès qu’un épisode sera passé à l’antenne, les abonnés de VTM Go+ pourront déjà voir le suivant », promet-on.

Au-delà de ces rendez-vous supplémentaires, VTM veut étoffer considérablement son offre de streaming. Aux programmes qui ont toujours fait le fonds de commerce de la chaîne familiale linéaire, comme les grands shows de divertissement et le feuilleton Familie, viendront s’ajouter des émissions taillées pour d’autres publics.

La chaîne mise ainsi sur l’actualité et le documentaire pour toucher davantage les hommes d’âge moyen. Dans la série documentaire Real Life Patsers, par exemple, le cinéaste Adil El Arbi part sur les traces des histoires vraies qui ont inspiré son film Patsers (« Gangstas » en version française). Sous le label « Goens docu », VTM renforce aussi sa collaboration avec le célèbre documentariste Eric Goens, qui livre notamment une série sur la cellule « Personnes disparues ».

Toucher aussi les jeunes



Autre pilier de la stratégie de streaming de VTM : la téléréalité, qui doit avant tout attirer les jeunes. Ainsi, la très populaire émission de rencontres Love Island sera diffusée en exclusivité sur VTM Go+ — c’est-à-dire en accès payant. Dans le sillage de sa chaîne sœur néerlandaise RTL, et de concert avec elle, VTM fera aussi une place plus large aux séries en format court et aux vodcasts de figures du web, tels que les Boring Boys.

La chaîne est très avare de chiffres sur le succès de VTM Go+, mais affiche un cap clair pour son offensive : elle entend, d’ici à 2030, porter à 40 % la part de ses recettes tirées du streaming. Un chiffre qui englobe les revenus de la plateforme [2]Streamz , que VTM exploite avec son concurrent Play (Telenet).

À la question de savoir si VTM Go+ et Streamz n’empiètent pas de plus en plus sur leurs plates-bandes respectives, la chaîne répond par une pirouette. « Nous collaborons avec Streamz, mais nous voulons et devons aussi investir davantage dans notre propre streaming. Pour nous, ce n’est pas l’un ou l’autre : c’est l’un et l’autre. »

[3]Quand VTM renforce les clichés sur la supposée faiblesse des femmes



[1] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/face-a-netflix-la-flandre-soffre-sa-propre-plateforme-de-streaming/

[2] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/face-a-netflix-la-flandre-soffre-sa-propre-plateforme-de-streaming/

[3] https://daardaar.be/rubriques/quand-vtm-renforce-les-cliches-sur-la-supposee-faiblesse-des-femmes/



Once upon this midnight incoherent,
While you pondered sentient and crystalline,
Over many a broken and subordinate
Volume of gnarly lore,
While I pestered, nearly singing,
Sudddenly there came a hewing,
As of someone profusely skulking,
Skulking at my chamber door.