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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Vignette routière: la fausse bonne idée qui ne résoudra rien?

([Opinions, Société] 2026-07-01 (Het Laatste Nieuws))


La vignette routière titille les Flamands. Personne ne voit d’inconvénient à demander aux utilisateurs étrangers une participation aux frais pour circuler en Belgique. À condition que cela ne gonfle pas la note de nos automobilistes. Ce serait irritant, surtout pour les conducteurs de voitures électriques, qui crient déjà à l’injustice. À tort, pourtant, vu le tarif préférentiel dont ils bénéficient, et auquel la vignette routière viendra tout simplement s’ajouter. Comme pour tout le monde. Pas de quoi pousser de grands cris ! Après tout, grâce aux libéraux, ces voitures ont bénéficié d’une prime de 5 000 euros, souvent jugée superflue, s’agissant de voitures d’environ 40 000 euros. Quand on peut s’en offrir une, estimait-on, pas besoin de prime. Ni d’avantage fiscal, quand on y pense.

C’est que devant le succès de la voiture électrique, ce coût devient insupportable. Le parc automobile « verdit » à un rythme effréné : plus d’une voiture neuve sur trois est électrique. C’est la conséquence directe de l’obligation de verdir les flottes de véhicules de société, imposée en son temps par le gouvernement De Croo. Un véritable succès. Sans effet cependant sur les embouteillages qui encombrent nos routes : les voitures électriques ne disparaissent pas du trafic.

Et c’est bien le problème : la vignette routière – à l’instar d’un buffet à volonté – ne résout pas les embouteillages. « À peine 100 euros pour traverser notre pays 1 000 fois », déclare le ministre Weyts. Après tout, quand on a payé sa vignette, on va utiliser la route. Or au restaurant comme sur la route, le « buffet à volonté » entraîne des embouteillages : quand on a payé, on exploite l’infrastructure au maximum. La vignette n’incite personne à éviter les heures de pointe ou à privilégier les transports en commun.

[1]La taxe kilométrique régionale, une idée pas si folle

À la pompe, l’automobiliste paie déjà largement ses émissions directes de gaz. Mais comment limiter le coût économique de tous ces travailleurs embouteillés ? Cette année, il a atteint des sommets. Youpi, des embouteillages ! Chaque année, leur coût, en pertes de temps et de productivité, s’élève à 500 euros par Belge, soit 6 milliards d’euros. Longtemps perçus comme le symbole d’une économie florissante, ils risquent désormais de nous revenir comme un boomerang et de freiner la croissance.

Voilà pourquoi les employeurs continuent de plaider en faveur de la taxe kilométrique « intelligente » ou « flexible », à laquelle les responsables politiques font la sourde oreille. Le ministre flamand des Finances Ben Weyts (N-VA) a bien esquissé une tentative, mais n’y voit plus aujourd’hui qu’une taxe forfaitaire. « Rien n’est permanent, sauf le changement », disait déjà Héraclite.

Nul, aujourd’hui, n’a d’alternative valable à proposer aux mauvais exemples avancés par les responsables politiques, et le débat de société s’est complètement tari. Beaucoup se sont résignés aux embouteillages et à leur coût. Et cela, un pays comme la Belgique ne peut ni ne doit se le permettre.

[2]Le péage urbain bruxellois englué dans la complexité du labyrinthe belge



[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/la-taxe-kilometrique-regionale-une-idee-pas-si-folle/

[2] https://daardaar.be/rubriques/opinions/le-peage-urbain-bruxellois-englue-dans-la-complexite-du-labyrinthe-belge/



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