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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Malversations, cocaïne : la face cachée de Seppe Nobels, le chef le plus médiatique de Flandre

([Société] 2026-07-01 (De Morgen))


Malversations, toxicomanie… Une enquête du quotidien flamand De Morgen révèle une tout autre facette du chef médiatique Seppe Nobels, aussi connu du grand public grâce à l’émission flamande de téléréalité Restaurant Misverstand . Quelles seront les conséquences de ces révélations ? « C’est terrible de voir les ravages de l’addiction sur un homme aussi talentueux. »

Après les révélations du quotidien flamand De Morgen sur la « face cachée » de Seppe Nobels, le chef parle de « campagne de dénigrement ». « C’est une vengeance d’anciens collaborateurs qui veulent faire couler mon établissement », a-t-il déclaré par téléphone au journal, après avoir auparavant choisi de ne pas répondre aux multiples demandes de réaction qui lui avaient été adressées.

« Personne n’a à savoir si je souffre de démence précoce, d’un cancer ou d’une addiction, à moins que je décide moi-même d’en parler », déclare Seppe Nobels. Il nie notamment avoir fait supporter les frais d’une coûteuse cure de désintoxication à l’ASBL UnitedWe, l’entité juridique qui chapeaute son restaurant Instroom. « Je trouve dommage que certains cherchent à me traîner dans la boue. Je peux démonter une par une ces accusations, mais pas dans la presse. Je le ferai par les voies appropriées, avec mon avocat. Je suis droit dans mes bottes. »

[1]La cuisine flamande est-elle différente de la cuisine belge ?

Le week-end dernier encore, Seppe Nobels déclarait sur la chaîne de télévision flamande VRT NWS qu’il soutenait « pleinement le projet et la réalisation » du journal.

De Morgen précise toutefois qu’il appuie son enquête non seulement sur des témoignages qui étayent les révélations, mais aussi sur plusieurs documents (juridiques).

Les restaurants Instroom de Seppe Nobels permettent à des réfugiés et à des demandeurs d’asile de faire leurs armes dans la restauration. L’enquête révèle que certains participants au projet auraient été employés pour des activités privées et commerciales du chef, tandis que les revenus auraient été reversés à sa propre société. Plusieurs anciens collaborateurs affirment s’être sentis avant tout utilisés comme main-d’œuvre bon marché.

Le projet Instroom a vu le jour en 2021 dans le cadre de l’ASBL Gatam. Des tensions autour de l’affectation des stagiaires ont toutefois conduit à l’arrêt de la collaboration début 2024. Depuis lors, l’ASBL UnitedWe est la personne morale responsable d’Instroom.

« Seppe a perdu de vue la finalité sociale de notre projet initial  », estime Nico Dockx, cofondateur de UnitedWe, qui a quitté l’organisation fin 2025. « Il y a longtemps qu’il ne s’agit plus d’aider les réfugiés ou les nouveaux arrivants, même si c’est la belle histoire qu’il raconte partout. Ce qui compte pour lui aujourd’hui, c’est l’argent nécessaire à son train de vie coûteux. »

Coïncidence



Pour Nico Dockx, les problèmes s’expliquent en partie par les addictions du chef médiatisé. À l’époque où il travaillait au célèbre restaurant anversois Graanmarkt 13, Seppe Nobels luttait contre une dépendance à l’alcool, avant de devenir cocaïnomane.

Le nom du cuisinier apparaît noir sur blanc dans un jugement rendu le 20 novembre 2025 à l’encontre de trafiquants de drogue anversois, document qu’a pu consulter De Morgen . Ce jugement est venu contredire les démentis formels de l’intéressé, qui qualifiait sur VRT NWS ces accusations de « tendancieuses ». Il y est notamment fait état d’une conversation sur Snapchat avec « un contact enregistré sous le nom de “Seppe Nobels”, qui demandait régulièrement la livraison de stupéfiants ».

Le grand public connaît également Seppe Nobels au travers de l’émission Restaurant Misverstand sur VRT 1, dans laquelle il ouvre, aux côtés de Dieter Coppens et Stephanie Planckaert, un restaurant employant des personnes atteintes de démence précoce. On ignore encore si les récentes révélations auront une incidence sur l’éventuelle collaboration avec la chaîne publique. La porte-parole de la VRT, Yasmine Van der Borght, indique simplement que pour le moment, aucune collaboration n’est en cours avec le chef.

[2]Que retrouve-t-on vraiment au menu des restaurants aujourd’hui?

La société de production Roses Are Blue, qui réalise Restaurant Misverstand , souligne pour sa part qu’il n’est de toute façon pas encore certain qu’une nouvelle saison voie le jour et que les accusations doivent d’abord être examinées de plus près. « Il est trop tôt pour tirer des conclusions », déclare son directeur général, Mathias Coppens.

Dans plusieurs interviews récentes, Seppe Nobels évoque sa collaboration avec Payoke, une organisation qui vient en aide aux victimes de la traite des êtres humains. Mais ce partenariat remonte en réalité à plusieurs années.

Quelques heures après avoir reçu, le 27 juin, un droit de réponse du Morgen, dont l’une des questions portait notamment sur cette prétendue collaboration, Instroom a contacté Payoke pour tenter de relancer le partenariat. « La coïncidence est pour le moins frappante », observe la directrice de Payoke, Wieke van der Kroef.

Comme Instroom travaille aujourd’hui également avec d’anciens détenus, Payoke exclut désormais toute reprise de la collaboration, afin d’éviter que des victimes ne croisent un jour leur agresseur. « À l’époque, nous étions très heureux de pouvoir offrir ces opportunités à un public très vulnérable », explique Wieke van der Kroef. « Ce qui est surtout décevant, c’est de voir se terminer comme ça une initiative lancée avec les meilleures intentions. »

Même sentiment chez Ilse Cornelissens, qui a travaillé avec Nobels au Graanmarkt 13. « Nous avons bien travaillé ensemble pendant douze ans. Ces dernières années, nous avons eu peu de contact », raconte-t-elle. « C’est terrible de voir comment les choses ont évolué, pour toutes les personnes concernées aussi, et de constater les ravages de l’addiction sur un homme aussi talentueux. »

Un ancien collaborateur, qui souhaite conserver l’anonymat, se livre : « Quand je l’ai connu, Seppe était un chef passionné, charismatique, avec de grandes idées et une véritable fibre sociale. Je garde tout mon respect pour l’homme. J’espère qu’il saura tirer les bonnes leçons de cette affaire et faire preuve d’honnêteté envers lui-même comme envers son entourage. Les gens comme lui ont un rôle d’exemple. »

[3]Julius Persoone, le chocolatier qui rend heureux



[1] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/la-cuisine-flamande-est-elle-differente-de-la-cuisine-belge/

[2] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/que-retrouve-t-on-vraiment-au-menu-des-restaurants-aujourdhui/

[3] https://daardaar.be/rubriques/societe/julius-persoone-le-chocolatier-qui-rend-heureux/



But I find the old notions somehow appealing. Not that I want to go back
to them -- it is outrageous to have some outer authority tell you what is
proper use and abuse of your own faculties, and it is ludicrous to hold
reason higher than body or feeling. Still there is something true and
profoundly sane about the belief that acts like murder or theft or
assault violate the doer as well as the done to. We might even, if we
thought this way, have less crime. The popular view of crime, as far as
I can deduce it from the movies and television, is that it is a breaking
of a rule by someone who thinks they can get away with that; implicitly,
everyone would like to break the rule, but not everyone is arrogant
enough to imagine they can get away with it. It therefore becomes very
important for the rule upholders to bring such arrogance down.
-- Marilyn French, "The Woman's Room"