Projet Ventilus : quand l’intérêt général l’emporte (enfin)
([Economie, Environnement, Politique, Société] 2026-04-01 (Het Nieuwsblad))
- Reference: 2026-04_sunset-7368547_1280-255x170
- News link: https://daardaar.be/rubriques/societe/projet-ventilus-quand-linteret-general-lemporte-enfin/
- Source link: https://www.nieuwsblad.be/binnenland/mocht-brouns-wat-sneller-de-knoop-hebben-doorgehakt-dan-op-de-laatste-dag-dan-had-ventilus-al-verder-gestaan-dan-nu/149799863.html
Le ministre flamand de l’Environnement, Jo Brouns (CD&V), vient — enfin — de donner son feu vert au projet Ventilus. Ce chantier d’intérêt général, dont le blocage, dû à de vives protestations, a été l’un des plus longs de l’histoire, a surtout cristallisé les tensions à un niveau sans précédent.
Petit rappel des faits, à toutes fins utiles. La construction d’une nouvelle ligne à haute tension et le renforcement de tronçons existants ont été annoncés il y a sept ans. Un projet justifié par deux impératifs. D’abord, l’acheminement de l’électricité verte produite par les parcs éoliens en mer. Ensuite, pour ceux que l’argument écologique ne convaincrait pas : l’absence de solution de secours en cas de surcharge du réseau actuel. Toute la côte se retrouverait alors plongée dans le noir. Autant dire que le dossier pèse lourd — plus encore que ceux de la liaison Oosterweel ou des terminaux à conteneurs qui ont englouti toute la commune de Doel.
Le chantier concerne finalement vingt kilomètres de lignes à haute tension et le renforcement partiel du réseau existant. Intendants, experts et professeurs se sont succédé pour expliquer qu’aucune autre solution ne permettait d’assurer la stabilité de l’approvisionnement énergétique à l’avenir. Citoyens et entreprises de Flandre-Occidentale se sont farouchement opposés au projet, soutenus par des administrations locales pourtant acquises de longue date au CD&V. Leurs griefs ? Les risques pour la santé des câbles à haute tension (qui n’ont jamais été prouvés) et la dépréciation des biens immobiliers (qui a été compensée à un niveau jamais vu).
[1]Ventilus, le parfait exemple des maux de la culture organisationnelle belge
Les intérêts privés et l’intérêt général s’opposent toujours. Ainsi, la construction d’une nouvelle prison à proximité d’habitations ne donne lieu à aucune indemnisation. Pas plus que l’édification d’une tour de police qui vient obstruer une belle vue sur la campagne. Il en va ainsi de la primauté de l’intérêt collectif. C’est certes difficile à vivre pour les riverains. Mais il faut bien, à un moment, lorsque les objections légitimes ont été entendues, que la contestation cesse.
« La situation géopolitique souligne une fois de plus l’importance des investissements stratégiques dans le réseau électrique », affirme Jo Brouns. Si le ministre n’avait pas attendu le dernier moment pour trancher la question, le projet aurait déjà bien plus avancé. Les conditions les plus strictes sont appliquées pour que Ventilus ait le moins de répercussions possible. La crise de l’énergie actuelle confirme, s’il le fallait encore, que ce projet est une nécessité absolue. Que cherche-t-on encore à obtenir, au juste, si ce n’est de défendre son pré carré ? Vouloir retarder ce projet encore davantage, c’est ne penser qu’à son nombril.
[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/ventilus-le-parfait-exemple-des-maux-de-la-culture-organisationnelle-belge/
Petit rappel des faits, à toutes fins utiles. La construction d’une nouvelle ligne à haute tension et le renforcement de tronçons existants ont été annoncés il y a sept ans. Un projet justifié par deux impératifs. D’abord, l’acheminement de l’électricité verte produite par les parcs éoliens en mer. Ensuite, pour ceux que l’argument écologique ne convaincrait pas : l’absence de solution de secours en cas de surcharge du réseau actuel. Toute la côte se retrouverait alors plongée dans le noir. Autant dire que le dossier pèse lourd — plus encore que ceux de la liaison Oosterweel ou des terminaux à conteneurs qui ont englouti toute la commune de Doel.
Le chantier concerne finalement vingt kilomètres de lignes à haute tension et le renforcement partiel du réseau existant. Intendants, experts et professeurs se sont succédé pour expliquer qu’aucune autre solution ne permettait d’assurer la stabilité de l’approvisionnement énergétique à l’avenir. Citoyens et entreprises de Flandre-Occidentale se sont farouchement opposés au projet, soutenus par des administrations locales pourtant acquises de longue date au CD&V. Leurs griefs ? Les risques pour la santé des câbles à haute tension (qui n’ont jamais été prouvés) et la dépréciation des biens immobiliers (qui a été compensée à un niveau jamais vu).
[1]Ventilus, le parfait exemple des maux de la culture organisationnelle belge
Les intérêts privés et l’intérêt général s’opposent toujours. Ainsi, la construction d’une nouvelle prison à proximité d’habitations ne donne lieu à aucune indemnisation. Pas plus que l’édification d’une tour de police qui vient obstruer une belle vue sur la campagne. Il en va ainsi de la primauté de l’intérêt collectif. C’est certes difficile à vivre pour les riverains. Mais il faut bien, à un moment, lorsque les objections légitimes ont été entendues, que la contestation cesse.
« La situation géopolitique souligne une fois de plus l’importance des investissements stratégiques dans le réseau électrique », affirme Jo Brouns. Si le ministre n’avait pas attendu le dernier moment pour trancher la question, le projet aurait déjà bien plus avancé. Les conditions les plus strictes sont appliquées pour que Ventilus ait le moins de répercussions possible. La crise de l’énergie actuelle confirme, s’il le fallait encore, que ce projet est une nécessité absolue. Que cherche-t-on encore à obtenir, au juste, si ce n’est de défendre son pré carré ? Vouloir retarder ce projet encore davantage, c’est ne penser qu’à son nombril.
[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/ventilus-le-parfait-exemple-des-maux-de-la-culture-organisationnelle-belge/