Aide à la jeunesse : la Flandre condamnée pour non-assistance à un mineur
([Politique, Société] 2026-04-01 (Het Nieuwsblad))
- Reference: 2026-04_justice-2060093_1280-255x170
- News link: https://daardaar.be/rubriques/societe/aide-a-la-jeunesse-la-flandre-condamnee-pour-non-assistance-a-un-mineur/
- Source link: https://www.nieuwsblad.be/binnenland/investeren-in-de-jeugdhulp-is-niet-zomaar-een-vervelende-kostenpost-in-de-begroting.-het-gaat-over-de-toekomst-van-jongeren/149176093.html
Pour la première fois, la Communauté flamande a écopé d’une condamnation pour non-assistance à un mineur souffrant de troubles émotionnels graves. Espérons que face à ce verdict, le politique agira sérieusement cette fois-ci.
Le diagnostic posé était le bon : troubles émotionnels graves. Les parents savaient quelle était la solution pour leur fils. Mais coup sur coup, ils se sont heurtés à un mur de faux-fuyants administratifs. La vérité, c’est que la Flandre manque de personnel et de places d’accueil pour pouvoir s’occuper du garçon. Et cela a duré des années entières. En désespoir de cause, les parents ont engagé un avocat, et le tribunal leur a donné raison. La sentence fut accablante : la politique de la Communauté flamande en matière de jeunesse est défaillante.
Nul besoin de connaître le secteur dans les moindres détails pour comprendre que le juge a mille fois raison. Dans une région aussi prospère que la Flandre, les autorités publiques ne parviennent pas à mettre sur pied une structure d’aide à la jeunesse digne de ce nom. Dans la capitale, le problème est encore plus grave : le procureur bruxellois Julien Moinil ne cesse de crier son désespoir face au manque récurrent de places.
La situation est particulièrement fâcheuse. Prenons le cas de ces parents qui ont traîné la Flandre devant le tribunal. Pour leur fils, tout est allé de mal en pis. Ils ont dû faire intervenir la police et un juge de la jeunesse. Les avocats de la Communauté flamande les ont décrits comme des parents « gâtés » qui cherchaient, par la voie judiciaire, à bénéficier d’une « assistance de luxe ». Un peu d’humilité aurait été la bienvenue dans cette affaire.
« Les ministres flamands ont coutume d’affirmer que « ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ». C’est le moment de le prouver. »
Investir dans l’aide à la jeunesse, ce n’est pas qu’une simple donnée encombrante dans une équation budgétaire. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de ces jeunes. Le but, c’est d’éviter dans la mesure du possible tout un tas de problèmes personnels et sociétaux à l’avenir. C’est une mission essentielle. Et quitte à parler de sous : il est difficile de soutenir que l’argent manque alors que le gouvernement flamand trouve des centaines de milliers d’euros pour subventionner des projets de plantation d’arbres dans les prairies pour éviter que les vaches ne doivent rester en plein soleil. Bien sûr, cet argent ne suffirait pas à résoudre les nombreux problèmes du secteur de l’aide à la jeunesse, mais cela trahit malgré tout une certaine insensibilité.
Nous pouvons imaginer que l’exécutif flamand prendra ce verdict au sérieux et qu’il se retroussera les manches. Ce serait rafraîchissant en tout cas. Car pendant ce temps, leurs collègues du fédéral se moquent royalement de ce que les juges pensent de leur politique en matière d’asile et d’incarcération. Les ministres flamands ont coutume d’affirmer que « ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ». C’est le moment de le prouver.
[1]Calendriers scolaires : une pétition veut remettre Flamands et francophones au même rythme
[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/calendriers-scolaires-une-petition-veut-remettre-flamands-et-francophones-au-meme-rythme/
Le diagnostic posé était le bon : troubles émotionnels graves. Les parents savaient quelle était la solution pour leur fils. Mais coup sur coup, ils se sont heurtés à un mur de faux-fuyants administratifs. La vérité, c’est que la Flandre manque de personnel et de places d’accueil pour pouvoir s’occuper du garçon. Et cela a duré des années entières. En désespoir de cause, les parents ont engagé un avocat, et le tribunal leur a donné raison. La sentence fut accablante : la politique de la Communauté flamande en matière de jeunesse est défaillante.
Nul besoin de connaître le secteur dans les moindres détails pour comprendre que le juge a mille fois raison. Dans une région aussi prospère que la Flandre, les autorités publiques ne parviennent pas à mettre sur pied une structure d’aide à la jeunesse digne de ce nom. Dans la capitale, le problème est encore plus grave : le procureur bruxellois Julien Moinil ne cesse de crier son désespoir face au manque récurrent de places.
La situation est particulièrement fâcheuse. Prenons le cas de ces parents qui ont traîné la Flandre devant le tribunal. Pour leur fils, tout est allé de mal en pis. Ils ont dû faire intervenir la police et un juge de la jeunesse. Les avocats de la Communauté flamande les ont décrits comme des parents « gâtés » qui cherchaient, par la voie judiciaire, à bénéficier d’une « assistance de luxe ». Un peu d’humilité aurait été la bienvenue dans cette affaire.
« Les ministres flamands ont coutume d’affirmer que « ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ». C’est le moment de le prouver. »
Investir dans l’aide à la jeunesse, ce n’est pas qu’une simple donnée encombrante dans une équation budgétaire. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de ces jeunes. Le but, c’est d’éviter dans la mesure du possible tout un tas de problèmes personnels et sociétaux à l’avenir. C’est une mission essentielle. Et quitte à parler de sous : il est difficile de soutenir que l’argent manque alors que le gouvernement flamand trouve des centaines de milliers d’euros pour subventionner des projets de plantation d’arbres dans les prairies pour éviter que les vaches ne doivent rester en plein soleil. Bien sûr, cet argent ne suffirait pas à résoudre les nombreux problèmes du secteur de l’aide à la jeunesse, mais cela trahit malgré tout une certaine insensibilité.
Nous pouvons imaginer que l’exécutif flamand prendra ce verdict au sérieux et qu’il se retroussera les manches. Ce serait rafraîchissant en tout cas. Car pendant ce temps, leurs collègues du fédéral se moquent royalement de ce que les juges pensent de leur politique en matière d’asile et d’incarcération. Les ministres flamands ont coutume d’affirmer que « ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ». C’est le moment de le prouver.
[1]Calendriers scolaires : une pétition veut remettre Flamands et francophones au même rythme
[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/calendriers-scolaires-une-petition-veut-remettre-flamands-et-francophones-au-meme-rythme/