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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

La Flandre interdit l’adoption internationale, une décision douloureuse mais inévitable

([Opinions, Société] 2026-04-01 (Het Belang Van Limburg))


La nouvelle annoncée début mars planait depuis un certain temps. Vendredi, le gouvernement flamand l’a entérinée : la Flandre met un terme à l’adoption internationale. Une décision douloureuse pour près d’un millier de candidats flamands à l’adoption encore sur liste d’attente, mais inévitable au regard d’années de révélations sur de graves dérives entachant les dossiers d’adoption. Seuls les personnes dont la démarche est déjà bien avancée pourront poursuivre le parcours. Pour les autres, l’histoire s’arrête là.

L’idée semblait louable au départ : offrir à des enfants issus de pays pauvres la perspective d’un avenir meilleur dans un Occident prospère. Les parents candidats ne manquaient pas. Entretenue par le désir d’enfant inaccompli ou la volonté d’offrir un foyer chaleureux à un enfant en situation vulnérable : en Belgique aussi, la demande d’adoption internationale est restée élevée.

Et, dans bien des cas, ces adoptions ont été réussies. Nombre d’enfants adoptés en Belgique auraient sans doute grandi dans des conditions nettement moins favorables dans leur pays d’origine. Mais, trop souvent, le système a aussi gravement dérapé. Dès 2021, un rapport d’experts flamand épinglait des adoptions davantage dictées par la demande soutenue que par les besoins réels des enfants. Ni les recommandations ni le plan d’action politique n’ont suffi à enrayer les abus.

« Enlèvements, traite d’êtres humains, origines et âges impossibles à vérifier, parents biologiques soumis à des pressions — parfois même sans savoir qu’ils ne reverraient jamais leur enfant — : les dérives sont multiples. »

Enlèvements, traite d’êtres humains, origines et âges impossibles à vérifier, parents biologiques soumis à des pressions — parfois même sans savoir qu’ils ne reverraient jamais leur enfant — : les dérives sont multiples. Et en Belgique, l’accompagnement après l’adoption s’est révélé largement insuffisant.

La ministre flamande du Bien-être Caroline Gennez (Vooruit) dit à présent vouloir miser sur cet accompagnement. Un enjeu de taille. Si la Belgique ne pouvait évidemment tolérer des pratiques illégales à l’étranger, comme les rapts, elle a aussi, pendant des années, négligé sur son propre sol l’impact de l’adoption sur le bien-être des enfants concernés. Arrachés souvent jeunes à leurs parents, certains en gardent de profondes blessures. Le passé ne se réécrit pas ; en revanche, le monde politique peut aujourd’hui offrir aux personnes en souffrance un soutien psychologique, juridique et financier.

[1]Conner Rousseau envisage de devenir papa solo: est-ce réaliste et que dit la loi?



[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/conner-rousseau-envisage-de-devenir-papa-solo-est-ce-realiste-et-que-dit-la-loi/



Linus: I guess it's wrong always to be worrying about tomorrow. Maybe
we should think only about today.
Charlie Brown:
No, that's giving up. I'm still hoping that yesterday will get
better.