La Flandre, nouveau laboratoire du vin européen
([Economie] 2026-04-01 (De Tijd))
- Reference: 2026-04_663918-086-26-banner-vin_F-da1aff-original-1774633615-255x170
- News link: https://daardaar.be/rubriques/economie/la-flandre-nouveau-laboratoire-du-vin-europeen/
- Source link: https://www.tijd.be/ondernemen/voeding-drank/belgische-wijn-breekt-alle-records-we-zitten-in-een-soort-hype/10654744.html
Après une récolte décevante due aux mauvaises conditions météorologiques, le secteur viticole belge s’est admirablement redressé l’an dernier : la production a augmenté de 25 % par rapport à l’année record précédente, en 2023, pour atteindre 4,3 millions de litres, selon les chiffres du [1]SPF Économie . Cela reste moins d’un millième de la production française ou italienne. Il n’empêche : jamais autant de vin n’avait été produit en Belgique et en Flandre.
La superficie plantée en vignes a, pour la première fois, dépassé les 1 000 hectares. Le chardonnay reste de loin le cépage le plus répandu, suivi du pinot noir. « Ces chiffres confirment la forte croissance de notre secteur. Nous sommes un jeune pays viticole, mais nous pouvons rivaliser avec la France, l’Italie et l’Espagne, affirme Lodewijk Waes, président de l’ASBL Belgische Wijnbouwers et lui-même viticulteur.
Dans les pays de tradition viticole, la production de vin s’inscrit dans la durée, sur plusieurs générations. « Nous n’avons pas cette tradition, reconnaît Lodewijk Waes. Notre force réside dans l’innovation et la qualité. Et nous y parvenons. Les vins belges obtiennent des résultats de plus en plus probants lors de concours internationaux. »
L’essentiel
La production de vin belge a augmenté de 25 % par rapport à l’année record 2023, pour atteindre 4,3 millions de litres.
Le secteur attire de plus en plus de producteurs et mise fortement sur l’innovation, la qualité et de nouveaux cépages.
La majorité de la production est vendue localement, mais les acteurs du secteur se tournent de plus en plus vers l’export.
Si les vins rouges gagnent du terrain, la Belgique reste surtout connue pour ses vins blancs et ses vins effervescents. Par ailleurs, le pays se forge une réputation de « laboratoire pour de nouveaux cépages hybrides », poursuit Waes. Dans un climat plus humide et plus frais, les viticulteurs cherchent des variétés plus résistantes. « Avec le changement climatique et le durcissement des règles européennes sur les pesticides, c’est là que se situe l’avenir. »
Parallèlement à la production, le nombre de viticulteurs augmente. Ils sont désormais 350, parmi lesquels des professionnels, mais aussi de nombreux amateurs. La majorité se trouve en Flandre, mais les plus grands domaines sont situés en Wallonie. Alors qu’un viticulteur flamand dispose en moyenne de 2 à 3 hectares, les exploitations wallonnes atteignent souvent 10 hectares ou plus.
« De plus en plus de personnes disposant des moyens nécessaires comprennent qu’il n’est plus indispensable de se rendre en France ou en Espagne pour créer un domaine viticole. On peut aussi le faire dans son propre jardin », observe Lodewijk Waes. Il met toutefois en garde contre une certaine naïveté : « Nous sommes dans une forme d’engouement. Beaucoup veulent se lancer, mais c’est un métier exigeant. Je pense que la croissance se poursuivra encore cinq ans, avant de se stabiliser. »
Kathy Declercq a fondé en 2017, avec son partenaire, le domaine Cruysem dans les Ardennes flamandes. En trois ans, ils sont passés de 3 000 pieds de vigne à 10 hectares. Le domaine est aujourd’hui exploité de manière entièrement professionnelle. « 2025 a été une bonne année, sans être exceptionnelle. Mais nous constatons que le secteur progresse. »
Cruysem se spécialise dans les vins effervescents et vend sa production via des cavistes et des négociants. Le domaine organise également des événements, qui constituent une source de revenus complémentaire. La production dure en moyenne trois ans, notamment en raison d’un élevage prolongé en cave, afin de développer un style propre.
Le changement climatique joue en faveur du secteur, souligne Kathy Declercq. « Nous avons aujourd’hui le climat qu’avait la Champagne il y a trente ans. Cela nous permet de produire des vins effervescents frais, très recherchés par les consommateurs. »
La majorité des vins belges est écoulée sur le marché local. Mais avec 4,3 millions de litres pour 11 millions d’habitants, la nécessité d’exporter se fait sentir. Kathy Declercq y voit des opportunités : « Nous voulons d’abord poursuivre notre croissance régionale, mais nous comptons clairement nous inscrire aussi dans une logique d’exportation. »
[2]À Knokke, les prairies cèdent la place aux terrains de golf : « Il y aura encore plus de dikke nek »
[1] https://news.economie.fgov.be/263748-2025-annee-petillante-pour-le-vin-belge/
[2] https://daardaar.be/rubriques/economie/knokke-ou-les-prairies-cedent-la-place-aux-terrains-de-golf-il-y-aura-encore-plus-de-dikke-nek/
La superficie plantée en vignes a, pour la première fois, dépassé les 1 000 hectares. Le chardonnay reste de loin le cépage le plus répandu, suivi du pinot noir. « Ces chiffres confirment la forte croissance de notre secteur. Nous sommes un jeune pays viticole, mais nous pouvons rivaliser avec la France, l’Italie et l’Espagne, affirme Lodewijk Waes, président de l’ASBL Belgische Wijnbouwers et lui-même viticulteur.
Dans les pays de tradition viticole, la production de vin s’inscrit dans la durée, sur plusieurs générations. « Nous n’avons pas cette tradition, reconnaît Lodewijk Waes. Notre force réside dans l’innovation et la qualité. Et nous y parvenons. Les vins belges obtiennent des résultats de plus en plus probants lors de concours internationaux. »
L’essentiel
La production de vin belge a augmenté de 25 % par rapport à l’année record 2023, pour atteindre 4,3 millions de litres.
Le secteur attire de plus en plus de producteurs et mise fortement sur l’innovation, la qualité et de nouveaux cépages.
La majorité de la production est vendue localement, mais les acteurs du secteur se tournent de plus en plus vers l’export.
Si les vins rouges gagnent du terrain, la Belgique reste surtout connue pour ses vins blancs et ses vins effervescents. Par ailleurs, le pays se forge une réputation de « laboratoire pour de nouveaux cépages hybrides », poursuit Waes. Dans un climat plus humide et plus frais, les viticulteurs cherchent des variétés plus résistantes. « Avec le changement climatique et le durcissement des règles européennes sur les pesticides, c’est là que se situe l’avenir. »
Parallèlement à la production, le nombre de viticulteurs augmente. Ils sont désormais 350, parmi lesquels des professionnels, mais aussi de nombreux amateurs. La majorité se trouve en Flandre, mais les plus grands domaines sont situés en Wallonie. Alors qu’un viticulteur flamand dispose en moyenne de 2 à 3 hectares, les exploitations wallonnes atteignent souvent 10 hectares ou plus.
« De plus en plus de personnes disposant des moyens nécessaires comprennent qu’il n’est plus indispensable de se rendre en France ou en Espagne pour créer un domaine viticole. On peut aussi le faire dans son propre jardin », observe Lodewijk Waes. Il met toutefois en garde contre une certaine naïveté : « Nous sommes dans une forme d’engouement. Beaucoup veulent se lancer, mais c’est un métier exigeant. Je pense que la croissance se poursuivra encore cinq ans, avant de se stabiliser. »
Kathy Declercq a fondé en 2017, avec son partenaire, le domaine Cruysem dans les Ardennes flamandes. En trois ans, ils sont passés de 3 000 pieds de vigne à 10 hectares. Le domaine est aujourd’hui exploité de manière entièrement professionnelle. « 2025 a été une bonne année, sans être exceptionnelle. Mais nous constatons que le secteur progresse. »
Cruysem se spécialise dans les vins effervescents et vend sa production via des cavistes et des négociants. Le domaine organise également des événements, qui constituent une source de revenus complémentaire. La production dure en moyenne trois ans, notamment en raison d’un élevage prolongé en cave, afin de développer un style propre.
Le changement climatique joue en faveur du secteur, souligne Kathy Declercq. « Nous avons aujourd’hui le climat qu’avait la Champagne il y a trente ans. Cela nous permet de produire des vins effervescents frais, très recherchés par les consommateurs. »
La majorité des vins belges est écoulée sur le marché local. Mais avec 4,3 millions de litres pour 11 millions d’habitants, la nécessité d’exporter se fait sentir. Kathy Declercq y voit des opportunités : « Nous voulons d’abord poursuivre notre croissance régionale, mais nous comptons clairement nous inscrire aussi dans une logique d’exportation. »
[2]À Knokke, les prairies cèdent la place aux terrains de golf : « Il y aura encore plus de dikke nek »
[1] https://news.economie.fgov.be/263748-2025-annee-petillante-pour-le-vin-belge/
[2] https://daardaar.be/rubriques/economie/knokke-ou-les-prairies-cedent-la-place-aux-terrains-de-golf-il-y-aura-encore-plus-de-dikke-nek/