Dry January: deux Flamandes s’imposent comme les reines du «sans-alcool»
([Economie, Sorties] 2026-01-01 (Het Nieuwsblad))
- Reference: 2026-01_Oprichtsters-The-Mocktail-Club-255x170
- News link: https://daardaar.be/rubriques/economie/dry-january-deux-flamandes-simposent-comme-les-reines-du-sans-alcool/
- Source link: https://www.nieuwsblad.be/binnenland/zelfs-sterrenzaken-happen-toe-hoe-zussen-marie-32-en-kaat-34-de-belgische-horeca-veroverden-met-hun-alcoholvrije-cocktails/121516731.html
Ce qui n’était au départ qu’un blog étudiant proposant des recettes de cocktails sans alcool est devenu, dix ans plus tard, une entreprise avoisinant les deux millions d’euros de chiffre d’affaires. Depuis leur village de Flandre-Orientale, Marie et Kaat Claessens ont conquis la Belgique avec leur [1]Mocktail Club . Les deux sœurs se tournent désormais vers les Pays-Bas et la France.
Bien souvent, les meilleures idées d’entreprise naissent d’une frustration personnelle. L’itinéraire de Marie Claessens ne fait pas exception à la règle. Visage qui vire au violet, sensation de brûlure : à dix-huit ans, cette jeune Flamande découvre son intolérance à l’alcool. À l’époque, les alternatives sont soit inexistantes, soit franchement imbuvables. « C’est comme si mon intolérance avait décuplé ma créativité », explique Marie, qui décide de fonder The Mocktail Club en 2019. « La plupart des boissons sans alcool étaient terriblement décevantes. Résultat ? Les gens devaient se rabattre sur les sodas ou les jus de fruits. Un peu triste. »
Aussi sa contrariété se mue-t-elle rapidement en opportunité. Dès 2015, alors qu’elle étudie encore le marketing digital, Marie lance un blog consacré aux cocktails sans alcool. Au menu : idées créatives et recettes originales. « Très vite, sa famille, des amis et des connaissances l’invitent à venir préparer ses mocktails à diverses occasions », se souvient sa sœur Kaat, qui rejoint rapidement l’aventure. « Marie a racheté une remorque à hamburgers aux Pays-Bas qu’elle a transformé en bar itinérant ! En mode étudiante-entrepreneuse, elle s’est mise à sillonner le pays pour servir ses mocktails. »
A relire
[2]La cuisine flamande est-elle différente de la cuisine belge ?
Une fois diplômée, Marie est sollicitée par des cafés et des restaurants qui lui demandent de livrer ses mocktails prêts à l’emploi. « Avec ses économies, elle a acheté un pasteurisateur pour prolonger la durée de conservation de ses créations et a commencé à les embouteiller une par une dans le garage de nos parents ! », se rappelle Kaat. « L’activité a pris une telle ampleur que j’ai moi-même fini par quitter mon boulot dans une société de production. » Depuis, Kaat gère les opérations, ce qui permet à Marie de se concentrer sur la création, du développement de nouvelles saveurs à l’élaboration des campagnes marketing.
Puis le Covid est arrivé. Pour la jeune entreprise, c’est à la fois une malédiction et une bénédiction : les événements sont annulés, les cafés et restaurants ferment. « Nous avons alors misé à fond sur les épiceries fines et les concept stores pour positionner notre produit dans la catégorie premium, explique Kaat. Ce succès nous a ouvert les portes de la grande distribution : d’abord Colruyt, puis Carrefour et Delhaize en 2024, et l’an dernier Albert Heijn. Entre-temps, les restaurants sont évidemment revenus passer commande. »
Leurs mocktails sans colorants ni arômes artificiels, sans conservateurs, aux noms évocateurs comme Basil Breeze , Sparkling Yuzu ou Grapefruit Grace , sont servis aujourd’hui dans une vingtaine de restaurants étoilés. « Au début, on se faisait littéralement mettre à la porte, s’amuse Kaat. On nous disait : ‘Comme si le végétarisme et le véganisme ne suffisaient pas, voilà maintenant les cocktails sans alcool !’ » Puis, les mentalités ont changé. Les clients demandent de plus en plus d’options sans alcool. Et les chefs comme les sommeliers peuvent sublimer nos boissons avec une huile de basilic ou une espuma. »
Aujourd’hui, l’entreprise emploie huit personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel avoisinant les deux millions d’euros, en hausse de 30 % en 2025. « Nous venons de traverser la période la plus importante de l’année, celle des fêtes, explique Kaat. Les clients achètent nos mocktails pour l’apéritif, pour accompagner le repas de fête, ou comme cadeau. »
Mais pas question de souffler. « Le deuxième pic arrive, avec Dry January, puis en février la Tournée Minérale », pour laquelle Kaat a d’ailleurs conçu à plusieurs reprises le mocktail officiel. Ensuite, place au printemps : « Les Flamands adorent les verres en terrasse. Nos mocktails rafraîchissants se vendent comme des petits pains ! ».
Les deux sœurs regardent désormais au-delà des frontières. « Nous voulons être présentes dans les épiceries fines et concept stores aux Pays-Bas d’ici l’été, avant de suivre la même trajectoire que chez nous : cafés et restaurants, puis supermarchés. Ensuite, cap sur la France. »
A relire
[3]38 millions d’euros pour un « centre culinaire »: la Flandre dépense mal son argent
[1] https://themocktailclub.com/fr
[2] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/la-cuisine-flamande-est-elle-differente-de-la-cuisine-belge/
[3] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/38-millions-deuros-pour-un-centre-culinaire-la-flandre-depense-mal-son-argent/
Bien souvent, les meilleures idées d’entreprise naissent d’une frustration personnelle. L’itinéraire de Marie Claessens ne fait pas exception à la règle. Visage qui vire au violet, sensation de brûlure : à dix-huit ans, cette jeune Flamande découvre son intolérance à l’alcool. À l’époque, les alternatives sont soit inexistantes, soit franchement imbuvables. « C’est comme si mon intolérance avait décuplé ma créativité », explique Marie, qui décide de fonder The Mocktail Club en 2019. « La plupart des boissons sans alcool étaient terriblement décevantes. Résultat ? Les gens devaient se rabattre sur les sodas ou les jus de fruits. Un peu triste. »
Aussi sa contrariété se mue-t-elle rapidement en opportunité. Dès 2015, alors qu’elle étudie encore le marketing digital, Marie lance un blog consacré aux cocktails sans alcool. Au menu : idées créatives et recettes originales. « Très vite, sa famille, des amis et des connaissances l’invitent à venir préparer ses mocktails à diverses occasions », se souvient sa sœur Kaat, qui rejoint rapidement l’aventure. « Marie a racheté une remorque à hamburgers aux Pays-Bas qu’elle a transformé en bar itinérant ! En mode étudiante-entrepreneuse, elle s’est mise à sillonner le pays pour servir ses mocktails. »
A relire
[2]La cuisine flamande est-elle différente de la cuisine belge ?
Tables étoilées
Une fois diplômée, Marie est sollicitée par des cafés et des restaurants qui lui demandent de livrer ses mocktails prêts à l’emploi. « Avec ses économies, elle a acheté un pasteurisateur pour prolonger la durée de conservation de ses créations et a commencé à les embouteiller une par une dans le garage de nos parents ! », se rappelle Kaat. « L’activité a pris une telle ampleur que j’ai moi-même fini par quitter mon boulot dans une société de production. » Depuis, Kaat gère les opérations, ce qui permet à Marie de se concentrer sur la création, du développement de nouvelles saveurs à l’élaboration des campagnes marketing.
Puis le Covid est arrivé. Pour la jeune entreprise, c’est à la fois une malédiction et une bénédiction : les événements sont annulés, les cafés et restaurants ferment. « Nous avons alors misé à fond sur les épiceries fines et les concept stores pour positionner notre produit dans la catégorie premium, explique Kaat. Ce succès nous a ouvert les portes de la grande distribution : d’abord Colruyt, puis Carrefour et Delhaize en 2024, et l’an dernier Albert Heijn. Entre-temps, les restaurants sont évidemment revenus passer commande. »
Leurs mocktails sans colorants ni arômes artificiels, sans conservateurs, aux noms évocateurs comme Basil Breeze , Sparkling Yuzu ou Grapefruit Grace , sont servis aujourd’hui dans une vingtaine de restaurants étoilés. « Au début, on se faisait littéralement mettre à la porte, s’amuse Kaat. On nous disait : ‘Comme si le végétarisme et le véganisme ne suffisaient pas, voilà maintenant les cocktails sans alcool !’ » Puis, les mentalités ont changé. Les clients demandent de plus en plus d’options sans alcool. Et les chefs comme les sommeliers peuvent sublimer nos boissons avec une huile de basilic ou une espuma. »
Trois pics annuels
Aujourd’hui, l’entreprise emploie huit personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel avoisinant les deux millions d’euros, en hausse de 30 % en 2025. « Nous venons de traverser la période la plus importante de l’année, celle des fêtes, explique Kaat. Les clients achètent nos mocktails pour l’apéritif, pour accompagner le repas de fête, ou comme cadeau. »
Mais pas question de souffler. « Le deuxième pic arrive, avec Dry January, puis en février la Tournée Minérale », pour laquelle Kaat a d’ailleurs conçu à plusieurs reprises le mocktail officiel. Ensuite, place au printemps : « Les Flamands adorent les verres en terrasse. Nos mocktails rafraîchissants se vendent comme des petits pains ! ».
Les deux sœurs regardent désormais au-delà des frontières. « Nous voulons être présentes dans les épiceries fines et concept stores aux Pays-Bas d’ici l’été, avant de suivre la même trajectoire que chez nous : cafés et restaurants, puis supermarchés. Ensuite, cap sur la France. »
A relire
[3]38 millions d’euros pour un « centre culinaire »: la Flandre dépense mal son argent
[1] https://themocktailclub.com/fr
[2] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/la-cuisine-flamande-est-elle-differente-de-la-cuisine-belge/
[3] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/38-millions-deuros-pour-un-centre-culinaire-la-flandre-depense-mal-son-argent/