« Venusberg für la België »: l’Eurovision comme déclaration d’amour à la Belgique
([Culture et Médias] 2026-01-01 (DaarDaar))
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- News link: https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/venusberg-fur-la-belgie-leurovision-comme-declaration-damour-a-la-belgique/
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Et si la Belgique était enfin représentée à l’Eurovision par ses trois communautés linguistiques ? C’est le défi, un peu fou et volontairement absurde, que s’est lancé un groupe de quarantenaires. Un pitch original pour « Venusberg für la België », un concert-spectacle festif, drôle et engagé, qui détourne le concours musical le plus regardé d’Europe en déclaration d’amour à la Belgique.
Cette idée farfelue germe dans la tête des personnages le lendemain de la fête nationale, après le refus de Bart de Wever et Theo Francken de célébrer l’unité nationale. Ensemble, la bande d’artistes décide alors de créer un projet fédérateur rassemblant leurs passions (la musique, l’Eurovision et la Belgique) à travers un répertoire de morceaux originaux composés dans les trois langues nationales.
Venusberg , c’est à l’origine d’une bande d’amis qui se retrouve regulièrement pour jouer ensemble. C’est ainsi qu’est né le groupe en 2007. Des débuts rock à des sonorités plus pop aujourd’hui, leurs compositions est évolué jusqu’à donner naissance à « Venusberg pour la Belgique ». DaarDaar est allé à la rencontre de Geneviève Voisin et Pieter Dedoncker, qui assurent respectivement la direction artistique et la production de cette création insolite.
[1]Cultuurculture : quel bilan après 10 ans de projets qui brisent la barrière linguistique?
L’Eurovision est une source d’inspiration indéniable : « François de Bruxelles, qui a écrit les chansons, est un fan du concours au second degré : c’est surtout pour lui un prétexte pour se déguiser ! », s’amuse Geneviève. Piotr Paluch, le compositeur, a représenté la Belgique avec son groupe en 2007. Il a vu donc les coulisses du show, ce qui a pu guider la mise en scène.
« On s’est rendu compte que les germanophones sont vraiment les grands oubliés, ils ne vont jamais à l’Eurovision ! » Pieter Dedoncker, chargé de production de Venusberg für la België
Tout le monde connaît l’Eurovision, l’année dernière le concours a rassemblé 166 millions de téléspectateurs. C’est un véritable tremplin vers la gloire, comme l’a prouvé le succès fulgurant rencontré par Sandra Kim. Mais à l’instar du concours de Miss, la sélection des candidats déclenche régulièrement son lot de rivalités entre francophones et néerlandophones.
[2]Eurovision: Francken loupe une occasion de se taire, et ce n’est pas un hasard
« Dans un climat politique où les divisions s’affichent fièrement, on voulait clamer notre amour pour la Belgique, telle qu’elle est. C’est pourquoi, on a voulu mettre les trois communautés linguistiques sur un pied d’égalité. C’était aussi l’occasion de s’amuser de nos travers et de tous ces préjugés et stéréotypes que les communautés nourrissent les unes envers les autres » nous raconte Geneviève.
En effet, l’humour et l’autodérision règnent sur scène. On s’amuse d’un groupe qui n’a aucune prétention de gagner, d’autant que la dernière victoire du pays remonte à 1986. Les personnages n’ont ni l’apparence, ni l’âge ou même les moyens de participer à un tel événement. « Ils n’en possèdent pas non plus les codes, et c’est justement ce qui crée un décalage amusant », précise Geneviève.
Les malentendus, francophones et néerlandophones ont parfois plus en commun qu’ils ne le pensent. Elle nous confie : « On a par exemple une chanson qui est dédiée aux belgicismes, ces mots français utilisé en néerlandais. C’est fascinant, il y en a une liste énorme ! J’y ai pensé parce qu’une fois une collègue flamande a utilisé le mot « gênant » et ça m’a fait sourire ». « C’est la même chose pour le « joint de culasse ». La plupart des Flamands utilisent le mot français car le terme néerlandais est quasi inconnu ! » poursuit Pieter.
Les différences communautaires, ce n’est pas nouveau. « En discutant avec Pieter, j’ai découvert plein d’artistes très connus en Flandre mais totalement inconnus chez nous », constate Geneviève. Si la troupe prévoit une tournée nationale, s’exporter en Flandre reste plus complexe : une date est néanmoins prévue à Anvers. Elle poursuit : « Le fait que la culture soit une compétence communautaire crée, selon moi, une frontière opaque entre les deux communautés. La Flandre fonctionne différement sur ce plan, elle plébiscite davantage ses artistes ». La région germanophone devrait elle aussi bientôt accueillir la troupe.
[3]« Burn-out pour les débutants » : le spectacle pour rire en néerlandais et en français !
À la fois, concert et pièce de théâtre, « Venusberg für la België » se veut accessible et entraînant. Comme son titre, le spectacle est un savant mélange de français, de néerlandais et d’allemand. Pas besoin d’être trilingue pour comprendre : les comédiens et comédiennes jonglent avec les langues, et le pouvoir unificateur de la musique fait le reste.
« Venusberg für la België » invite à (re)découvrir son pays sous un nouvel angle. On retrouve, par exemple, un remix des plus célèbres titres belges ou une chanson sur les spécialités locales, de la gaufre au New Beat. Quand musique et rires brisent les frontières !
Envie d’y assister ? La troupe se produira le 21, 22, 23, 26 et 27 janvier à Anderlecht et le 05 février 2026 à Anvers.
►►► [4]Plus d’informations ici
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Cette idée farfelue germe dans la tête des personnages le lendemain de la fête nationale, après le refus de Bart de Wever et Theo Francken de célébrer l’unité nationale. Ensemble, la bande d’artistes décide alors de créer un projet fédérateur rassemblant leurs passions (la musique, l’Eurovision et la Belgique) à travers un répertoire de morceaux originaux composés dans les trois langues nationales.
Venusberg , c’est à l’origine d’une bande d’amis qui se retrouve regulièrement pour jouer ensemble. C’est ainsi qu’est né le groupe en 2007. Des débuts rock à des sonorités plus pop aujourd’hui, leurs compositions est évolué jusqu’à donner naissance à « Venusberg pour la Belgique ». DaarDaar est allé à la rencontre de Geneviève Voisin et Pieter Dedoncker, qui assurent respectivement la direction artistique et la production de cette création insolite.
[1]Cultuurculture : quel bilan après 10 ans de projets qui brisent la barrière linguistique?
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L’Eurovision est une source d’inspiration indéniable : « François de Bruxelles, qui a écrit les chansons, est un fan du concours au second degré : c’est surtout pour lui un prétexte pour se déguiser ! », s’amuse Geneviève. Piotr Paluch, le compositeur, a représenté la Belgique avec son groupe en 2007. Il a vu donc les coulisses du show, ce qui a pu guider la mise en scène.
« On s’est rendu compte que les germanophones sont vraiment les grands oubliés, ils ne vont jamais à l’Eurovision ! » Pieter Dedoncker, chargé de production de Venusberg für la België
Tout le monde connaît l’Eurovision, l’année dernière le concours a rassemblé 166 millions de téléspectateurs. C’est un véritable tremplin vers la gloire, comme l’a prouvé le succès fulgurant rencontré par Sandra Kim. Mais à l’instar du concours de Miss, la sélection des candidats déclenche régulièrement son lot de rivalités entre francophones et néerlandophones.
[2]Eurovision: Francken loupe une occasion de se taire, et ce n’est pas un hasard
« Dans un climat politique où les divisions s’affichent fièrement, on voulait clamer notre amour pour la Belgique, telle qu’elle est. C’est pourquoi, on a voulu mettre les trois communautés linguistiques sur un pied d’égalité. C’était aussi l’occasion de s’amuser de nos travers et de tous ces préjugés et stéréotypes que les communautés nourrissent les unes envers les autres » nous raconte Geneviève.
L’humour comme lien
En effet, l’humour et l’autodérision règnent sur scène. On s’amuse d’un groupe qui n’a aucune prétention de gagner, d’autant que la dernière victoire du pays remonte à 1986. Les personnages n’ont ni l’apparence, ni l’âge ou même les moyens de participer à un tel événement. « Ils n’en possèdent pas non plus les codes, et c’est justement ce qui crée un décalage amusant », précise Geneviève.
Les malentendus, francophones et néerlandophones ont parfois plus en commun qu’ils ne le pensent. Elle nous confie : « On a par exemple une chanson qui est dédiée aux belgicismes, ces mots français utilisé en néerlandais. C’est fascinant, il y en a une liste énorme ! J’y ai pensé parce qu’une fois une collègue flamande a utilisé le mot « gênant » et ça m’a fait sourire ». « C’est la même chose pour le « joint de culasse ». La plupart des Flamands utilisent le mot français car le terme néerlandais est quasi inconnu ! » poursuit Pieter.
Les différences communautaires, ce n’est pas nouveau. « En discutant avec Pieter, j’ai découvert plein d’artistes très connus en Flandre mais totalement inconnus chez nous », constate Geneviève. Si la troupe prévoit une tournée nationale, s’exporter en Flandre reste plus complexe : une date est néanmoins prévue à Anvers. Elle poursuit : « Le fait que la culture soit une compétence communautaire crée, selon moi, une frontière opaque entre les deux communautés. La Flandre fonctionne différement sur ce plan, elle plébiscite davantage ses artistes ». La région germanophone devrait elle aussi bientôt accueillir la troupe.
[3]« Burn-out pour les débutants » : le spectacle pour rire en néerlandais et en français !
À la fois, concert et pièce de théâtre, « Venusberg für la België » se veut accessible et entraînant. Comme son titre, le spectacle est un savant mélange de français, de néerlandais et d’allemand. Pas besoin d’être trilingue pour comprendre : les comédiens et comédiennes jonglent avec les langues, et le pouvoir unificateur de la musique fait le reste.
« Venusberg für la België » invite à (re)découvrir son pays sous un nouvel angle. On retrouve, par exemple, un remix des plus célèbres titres belges ou une chanson sur les spécialités locales, de la gaufre au New Beat. Quand musique et rires brisent les frontières !
Envie d’y assister ? La troupe se produira le 21, 22, 23, 26 et 27 janvier à Anderlecht et le 05 février 2026 à Anvers.
►►► [4]Plus d’informations ici