Distribution des subsides flamands : favoritisme ou pratique légale?
([Opinions, Politique] 2026-01-01 (Het Belang Van Limburg))
- Reference: 2026-01_Belgaimage-155848368-255x170
- News link: https://daardaar.be/rubriques/politique/distribution-des-subsides-flamands-favoritisme-ou-pratique-legale/
- Source link: https://www.hbvl.be/politiek/storm-binnen-de-vlaamse-meerderheid-over-drie-ministers-drie-subsidies-en-stuntelige-communicatie/123843042.html
La majorité flamande a été secouée par une tempête politique la semaine dernière. Censé tenir le gouvernail, le capitaine Matthias Diependaele n’a pas réussi à maintenir le cap, précipitant le navire dans une zone de forte perturbation. Au cœur de l’affaire : les dossiers de subventions de trois ministres flamands et la façon pour le moins malhabile dont ils ont communiqué à ce sujet.
On a d’abord appris que la ministre de l’Enseignement, Zuhal Demir (N-VA), avait accordé une subvention à la haute école Thomas More, alors même qu’un marché public avait été lancé pour le même objet précédemment. Après s’être fait taper sur les doigts par l’Inspection des Finances, la ministre a été emportée dans des discussions houleuses avec des députés Vooruit et CD&V au Parlement. Loin d’apaiser les tensions, une opération de représailles savamment orchestrée a fait ensuite éclater au grand jour, dans la presse, deux autres affaires, impliquant cette fois Jo Brouns (CD&V) et Caroline Gennez (Vooruit), chacun avec un dossier de subvention tout aussi douteux. Tous trois ont été accusés de favoritisme.
Pas vraiment de quoi honorer la politique, même si aucune irrégularité n’a pour autant été commise. Les ministres ont attribué une subvention à des organisations proches, qu’ils estimaient à même de mener à bien les projets concernés. C’est leur prérogative, même lorsque leur décision contredit un avis officiel. Mais en politique, il ne suffit pas à un ou une ministre de prendre la bonne décision : encore faut-il pouvoir l’expliquer clairement, au Parlement comme devant les électeurs. Car ce que les citoyens attendent, ce n’est pas seulement une action volontariste et efficace, mais une action menée en toute transparence.
« En politique, il ne suffit pas à un ou une ministre de prendre la bonne décision : encore faut-il pouvoir l’expliquer clairement, au Parlement comme devant les électeurs. »
Combiné à des fuites dans la presse, ce manque de clarté a nourri le soupçon d’irrégularités. Aussi, lors du débat parlementaire, l’opposition a-t-elle suggéré de rendre plus accessibles les justifications des ministres dans les dossiers de subvention. L’idée n’est pas mauvaise. Chaque année, la Flandre distribue plus de 18 milliards d’euros de subventions. L’immense majorité est octroyée dans le respect des procédures, à la faveur d’avis favorables. Dans les quelques cas où les ministres décident de passer outre, la transparence est essentielle : elle permet de lever tout soupçon et d’éviter que le gouvernement ne se retrouve à naviguer en eaux troubles.
[1]Tordons le cou au mythe des « sangsues à subsides »
[1] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/tordons-le-cou-au-mythe-des-sangsues-a-subsides/
On a d’abord appris que la ministre de l’Enseignement, Zuhal Demir (N-VA), avait accordé une subvention à la haute école Thomas More, alors même qu’un marché public avait été lancé pour le même objet précédemment. Après s’être fait taper sur les doigts par l’Inspection des Finances, la ministre a été emportée dans des discussions houleuses avec des députés Vooruit et CD&V au Parlement. Loin d’apaiser les tensions, une opération de représailles savamment orchestrée a fait ensuite éclater au grand jour, dans la presse, deux autres affaires, impliquant cette fois Jo Brouns (CD&V) et Caroline Gennez (Vooruit), chacun avec un dossier de subvention tout aussi douteux. Tous trois ont été accusés de favoritisme.
Pas vraiment de quoi honorer la politique, même si aucune irrégularité n’a pour autant été commise. Les ministres ont attribué une subvention à des organisations proches, qu’ils estimaient à même de mener à bien les projets concernés. C’est leur prérogative, même lorsque leur décision contredit un avis officiel. Mais en politique, il ne suffit pas à un ou une ministre de prendre la bonne décision : encore faut-il pouvoir l’expliquer clairement, au Parlement comme devant les électeurs. Car ce que les citoyens attendent, ce n’est pas seulement une action volontariste et efficace, mais une action menée en toute transparence.
« En politique, il ne suffit pas à un ou une ministre de prendre la bonne décision : encore faut-il pouvoir l’expliquer clairement, au Parlement comme devant les électeurs. »
Combiné à des fuites dans la presse, ce manque de clarté a nourri le soupçon d’irrégularités. Aussi, lors du débat parlementaire, l’opposition a-t-elle suggéré de rendre plus accessibles les justifications des ministres dans les dossiers de subvention. L’idée n’est pas mauvaise. Chaque année, la Flandre distribue plus de 18 milliards d’euros de subventions. L’immense majorité est octroyée dans le respect des procédures, à la faveur d’avis favorables. Dans les quelques cas où les ministres décident de passer outre, la transparence est essentielle : elle permet de lever tout soupçon et d’éviter que le gouvernement ne se retrouve à naviguer en eaux troubles.
[1]Tordons le cou au mythe des « sangsues à subsides »
[1] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/tordons-le-cou-au-mythe-des-sangsues-a-subsides/