Duchâtelet invité surprise de G.-L. Bouchez: premier pas vers un MR flamand?
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Duchâtelet : « Je suis surtout fan de Bouchez. Je le connais depuis longtemps, de l’époque où il n’était pas encore parlementaire mais conseiller communal à Mons, lorsqu’Elio Di Rupo était bourgmestre. »
Votre mission en politique était d’introduire le revenu de base universel. Que pense Bouchez de cette idée ?
« Bouchez est depuis longtemps un grand partisan du revenu universel, parce que cela permettrait de nettoyer le fatras de mesures actuel. Cependant, d’autres collègues du MR ne l’ont pas suivi sur cette voie. »
C’est pourtant le seul patron du MR ?
« Mais il n’est pas encore patron depuis longtemps. C’est un défenseur du revenu universel parce qu’il estime que la sécurité sociale actuelle permet trop d’abus. Pour lui, la sécurité sociale, c’est une question de droits mais aussi de devoirs, ce que beaucoup semblent avoir oublié. Avec un revenu universel, tout le monde toucherait la même somme, malades comme chômeurs, avec certains suppléments dans des cas bien précis, pour les personnes handicapées par exemple. L’administration et les contrôles de tous les systèmes actuels, y compris dans les CPAS, coûtent aujourd’hui 160 euros par habitant. Cet argent, Bouchez préfère le donner aux gens plutôt qu’à des médecins-contrôle, à des avocats et à des juges qui doivent intervenir dans les dossiers. Le problème, c’est qu’à l’heure actuelle, il n’a pas de majorité sur ce sujet au sein du MR. »
Quoi qu’il en soit, avant de lancer sa tournée de Nouvel An, il avait clairement annoncé un invité surprise. Pourquoi vous a-t-il demandé de venir ? Un Flamand, qui plus est.
« Probablement parce qu’il voulait un orateur issu du monde de l’industrie. Je pense qu’il s’adresse à de très nombreux entrepreneurs, dont moi. Pourquoi ? Eh bien, pour le dire brutalement : parce qu’un salarié, actuellement, reste même chez lui lorsque son chien est malade, sans prévenir. »
Mais ces deux jours d’absence sans certificat médical ont été introduits pour soulager les médecins. Puis, ces jours de maladie sont limités à deux par an.
« Et c’est la raison pour laquelle j’étais pour, au départ. Mais le problème, c’est que les gens pensent maintenant qu’ils ont le droit de rester chez eux quand ils en ont envie. »
A relire
[1]Quel avenir pour l’Open VLD ? « Bouchez est la figure libérale la plus crédible en Flandre aujourd’hui »
Croyez-vous en un MR Vlaanderen ? Ce genre de parti pourrait-il décoller ici ?
« Avant, la Belgique possédait un parti libéral, un parti socialiste et un parti catholique. Avec la fédéralisation, nous avons assisté à la scission de toutes ces formations. C’était une erreur. La division des idéologies en fonction du groupe linguistique, c’est tout simplement dépassé. Les partis doivent défendre des idées, du contenu, plutôt qu’une langue, non ? »
Donc pas de MR Vlaanderen, mais un seul et unique parti libéral pour tout le pays. L’Open VLD doit-il dès lors se laisser absorber par le MR ?
« C’est aux membres de l’Open VLD de se prononcer à ce sujet. Je pense que du côté des entrepreneurs, on juge qu’il y a déjà trop de partis en Belgique. Les entreprises sont actives au niveau européen, et de plus en plus à l’échelle mondiale. Elles ne trouvent pas normal qu’un seul pays puisse compter deux partis libéraux. Un État fédéral comme l’Allemagne ne possède qu’un seul parti libéral, le FDP, dans toutes les régions du pays. »
La fusion des partis n’est pas à l’ordre du jour actuellement. En revanche, on parle bien d’un MR qui ferait son apparition en Flandre.
« Si l’Open VLD est malin, il se joindra au MR. Aujourd’hui, le MR est clairement un parti qui compte au niveau du pays. En tant qu’entrepreneurs, nous nous réjouissions d’avoir enfin un parti de centre-droite, puis on voit que les députés Open VLD, lors de la déclaration de gouvernement, votent contre leurs collègues libéraux. C’est tout bonnement insensé. »
Après tant d’années passées dans la majorité, l’Open VLD est devenu si petit qu’il a peut-être bien besoin d’une cure d’opposition pour grandir à nouveau.
« C’est la logique d’une particratie. Mais moi, je suis totalement contre la particratie, qui est un système pernicieux. À l’époque, j’avais dit à la présidente de l’Open VLD, Eva De Bleeker (aujourd’hui remplacée par Frédéric De Gucht, NDLR), que pour moi, entrepreneur, les intérêts de l’Open VLD n’ont aucune espèce d’importance. Pour moi, c’est l’intérêt général et celui de notre économie qui comptent. Le nombre de voix ne doit pas être l’objectif principal d’un président de parti, c’est une question secondaire. Bien entendu, Bouchez reste attentif aux intérêts de son parti, mais ce n’est pas sa première préoccupation. Pour un politique visionnaire, c’est l’intérêt général qui doit primer, puis seulement l’intérêt de son parti. »
Si Bouchez vous le demandait, vous présenteriez-vous comme membre du MR Vlaanderen ?
« J’ai pris congé de la politique. J’ai l’âge de Trump, et même si je suis plus jeune que Biden, ce temps est révolu pour moi. Nos entreprises ont aussi besoin qu’on leur prête attention. »
A relire
[2]Georges-Louis Bouchez coche toutes les cases du populisme de droite radicale
[1] https://daardaar.be/rubriques/politique/quel-avenir-pour-lopen-vld-bouchez-est-la-figure-liberale-la-plus-credible-en-flandre-aujourdhui/
[2] https://daardaar.be/rubriques/politique/georges-louis-bouchez-coche-toutes-les-cases-du-populisme-de-droite-radicale/