Melissa Depraetere retrouve son poste dans un gouvernement flamand en sale état
([Rubriques] 2024-03-01 (Het Laatste Nieuws))
- Reference: 2024-03_Belgaimage-80285516-255x170
- News link: https://daardaar.be/rubriques/melissa-depraetere-retrouve-son-poste-dans-un-gouvernement-flamand-en-sale-etat/
- Source link: https://www.hln.be/opinie/timmie-van-diepen-de-vlaamse-regering-die-moet-rebooten-dat-klinkt-als-het-advies-van-de-it-afdeling-heeft-u-al-herstart-een-garantie-op-succes-is-dat-nooit~a5ea4744/?referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F
« She’s back, bitches », comme dirait Conner Rousseau. Difficile de passer à côté de l’information du week-end : Melissa Depraetere (Vooruit) fait son retour au gouvernement flamand. L’offensive médiatique avait été préparée avec soin. La vice-ministre-présidente est revenue sur sa grossesse difficile dans les journaux et à la télévision. Et elle a fustigé, à juste titre, les torrents de boue qui s’étaient déversés sur elle au début de l’année, lorsqu’elle avait dû s’arrêter de travailler plus tôt que prévu pour sauver la vie de son enfant.
Melissa Depraetere restera dans les annales comme la première ministre remplacée pendant son congé de maternité. En l’absence d’un cadre — on l’attend toujours —, Vooruit a réglé la situation de façon peu orthodoxe : Hans Bonte est devenu ministre et Depraetere, qui n’avait alors plus aucun portefeuille, s’est vu accorder une indemnité spéciale. On s’en réjouit évidemment pour elle. Mais Vooruit se serait grandi en communiquant plus tôt sur le sujet. Car les cachotteries avec l’argent du contribuable nourrissent le rejet de la politique que le parti ne cesse justement de dénoncer.
[1]Une ministre en congé de maternité remplacée : on est sur la bonne voie
Mais surtout, Depraetere retrouve le gouvernement flamand dans un sale état. Cette équipe, qui ne brillait déjà guère par son allant, a pris de sacrés coups ces dernières semaines. La réduction du budget alloué au transport scolaire dans l’enseignement spécialisé n’en finit pas de provoquer des remous. Sur le départ, Hans Bonte a affirmé, dimanche, dans l’émission De zevende dag , que le temps était venu d’une remise à plat, d’une réinitialisation. On aurait cru entendre un informaticien, au bureau, quand l’ordinateur plante : « Vous avez déjà essayé de le redémarrer ? » Ce n’est pas la solution à tous les problèmes.
Ce blocage du gouvernement flamand est avant tout un souci pour la N-VA. Car le gouvernement régional devrait être le moteur de l’autodétermination de la Flandre. Mais Matthias Diependaele (N-VA) n’est pas homme à taper du poing sur la table. Il se démène pour sortir de l’ombre que projette sur son équipe, depuis son perchoir fédéral, le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA). Cet effacement n’est pas problématique en soi, mais il le devient lorsque, fait rare dans ce parti, l’unité est rompue par des tirs venus de l’intérieur.
Annick De Ridder, Ben Weyts et Zuhal Demir ont ainsi été visés, à la suite du dossier des bus scolaires, par de petites phrases assassines en off . Effarement à la N-VA : on n’y lave pas son linge sale en public. Le traumatisme de la Volksunie, qui a sombré dans des luttes intestines, est encore trop récent. De Wever avait juré de ne jamais laisser pareille chose se reproduire. En ce sens, le 16 rue de la Loi est à la fois une bénédiction et une malédiction. Le poste de Premier ministre rend De Wever immensément populaire, mais il était le seul homme dont l’autorité permettait d’assurer la paix au sein du parti, et il n’en a désormais plus le temps.
De Wever doit de nouveau mettre pleins gaz pour assainir les finances publiques fédérales. Le comité de monitoring présentera les nouveaux chiffres du budget la semaine prochaine. La chasse aux milliards pourra alors vraiment commencer. Car ces derniers mois, le gouvernement De Wever n’a fait que reporter tous les dossiers importants. Résultat : il est débordé. Et l’échéance du 21 juillet, dont il rêvait autrefois pour son finish, n’est plus qu’un lointain mirage dans une Belgique en proie à la canicule.
[2]Le 8 novembre : la date idéale de la N-VA pour des élections anticipées ?
[1] https://daardaar.be/rubriques/politique/une-ministre-en-conge-de-maternite-remplacee-on-est-sur-la-bonne-voie/
[2] https://daardaar.be/rubriques/politique/le-8-novembre-la-date-ideale-de-la-n-va-pour-des-elections-anticipees/
Melissa Depraetere restera dans les annales comme la première ministre remplacée pendant son congé de maternité. En l’absence d’un cadre — on l’attend toujours —, Vooruit a réglé la situation de façon peu orthodoxe : Hans Bonte est devenu ministre et Depraetere, qui n’avait alors plus aucun portefeuille, s’est vu accorder une indemnité spéciale. On s’en réjouit évidemment pour elle. Mais Vooruit se serait grandi en communiquant plus tôt sur le sujet. Car les cachotteries avec l’argent du contribuable nourrissent le rejet de la politique que le parti ne cesse justement de dénoncer.
[1]Une ministre en congé de maternité remplacée : on est sur la bonne voie
Mais surtout, Depraetere retrouve le gouvernement flamand dans un sale état. Cette équipe, qui ne brillait déjà guère par son allant, a pris de sacrés coups ces dernières semaines. La réduction du budget alloué au transport scolaire dans l’enseignement spécialisé n’en finit pas de provoquer des remous. Sur le départ, Hans Bonte a affirmé, dimanche, dans l’émission De zevende dag , que le temps était venu d’une remise à plat, d’une réinitialisation. On aurait cru entendre un informaticien, au bureau, quand l’ordinateur plante : « Vous avez déjà essayé de le redémarrer ? » Ce n’est pas la solution à tous les problèmes.
Ce blocage du gouvernement flamand est avant tout un souci pour la N-VA. Car le gouvernement régional devrait être le moteur de l’autodétermination de la Flandre. Mais Matthias Diependaele (N-VA) n’est pas homme à taper du poing sur la table. Il se démène pour sortir de l’ombre que projette sur son équipe, depuis son perchoir fédéral, le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA). Cet effacement n’est pas problématique en soi, mais il le devient lorsque, fait rare dans ce parti, l’unité est rompue par des tirs venus de l’intérieur.
Annick De Ridder, Ben Weyts et Zuhal Demir ont ainsi été visés, à la suite du dossier des bus scolaires, par de petites phrases assassines en off . Effarement à la N-VA : on n’y lave pas son linge sale en public. Le traumatisme de la Volksunie, qui a sombré dans des luttes intestines, est encore trop récent. De Wever avait juré de ne jamais laisser pareille chose se reproduire. En ce sens, le 16 rue de la Loi est à la fois une bénédiction et une malédiction. Le poste de Premier ministre rend De Wever immensément populaire, mais il était le seul homme dont l’autorité permettait d’assurer la paix au sein du parti, et il n’en a désormais plus le temps.
De Wever doit de nouveau mettre pleins gaz pour assainir les finances publiques fédérales. Le comité de monitoring présentera les nouveaux chiffres du budget la semaine prochaine. La chasse aux milliards pourra alors vraiment commencer. Car ces derniers mois, le gouvernement De Wever n’a fait que reporter tous les dossiers importants. Résultat : il est débordé. Et l’échéance du 21 juillet, dont il rêvait autrefois pour son finish, n’est plus qu’un lointain mirage dans une Belgique en proie à la canicule.
[2]Le 8 novembre : la date idéale de la N-VA pour des élections anticipées ?
[1] https://daardaar.be/rubriques/politique/une-ministre-en-conge-de-maternite-remplacee-on-est-sur-la-bonne-voie/
[2] https://daardaar.be/rubriques/politique/le-8-novembre-la-date-ideale-de-la-n-va-pour-des-elections-anticipees/