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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Au-delà des manœuvres électorales, voici les véritables défis qui attendent la Belgique…

([Opinions, Politique] 2023-12-01 (De Morgen))


Certains esprits frondeurs — voire hautains — comparent parfois la politique à une course de chevaux (et le journalisme politique au journalisme sportif). Et pourtant… Il arrive que la politique évoque davantage le billard à trois bandes. Comme aujourd’hui, lorsqu’on considère les campagnes curieusement parallèles que mènent Bart De Wever (N-VA) et Georges-Louis Bouchez (MR) pour faire passer leur message dans l’autre communauté du pays.

Dans les deux cas, on peut s’interroger sur les chances de succès de leur mission communautaire. Si on y réfléchit bien, leurs efforts visent surtout à attirer l’attention de leurs propres électeurs. Aux Flamands, Bart De Wever veut donner l’impression que son idée confédérale est effectivement prometteuse, tandis qu’aux électeurs francophones, Georges-Louis Bouchez veut montrer que lui aussi joue dans la politique nationale un rôle déterminant. On appelle cela du billard politique à trois bandes : cibler un public pour en atteindre un autre.

Ces manœuvres méritent d’être jugées sévèrement : une fois de plus, ces pré-campagnes extravagantes montrent qu’on donne aux partis trop d’argent pour mener leur propagande. Que sont ces manœuvres, sinon des manifestations de rapport de forces entre partis ?

[1]Fact-checking : non, un vote flamand ne vaut pas « moins » qu’un vote francophone

Va-t-on mener une énième réforme de l’État ? Ce serait un luxe, inaccessible pour le prochain gouvernement. D’ores et déjà, et quel que soit son plumage, on sait que celui-ci devra se colleter à des défis majeurs, quasiment inévitables. Et bien plus internationaux plutôt que régionaux.

On sait depuis longtemps que le vieillissement de la population pose un grave problème de financement. Déjà, le coût des pensions légales, de l’aide sociale et des soins de santé augmente, et bientôt viendra le temps où cette facture augmentera encore davantage et encore plus vite.

Ce n’est pas tout. Le changement climatique porte en germe une deuxième crise budgétaire. C’est une certitude. Au-delà de la transition économique, le coût supplémentaire lié à l’impératif de protection de la population et d’adaptation du pays à un autre climat se chiffrera en milliards. Là aussi, l’époque de la planification théorique à long terme est révolue. Les années cruciales arrivent maintenant.

À tout cela s’ajoute une nouvelle réalité géopolitique avec la guerre aux frontières de l’Europe. Outre que la guerre en Ukraine pourrait durer encore longtemps, il nous faut de toute façon tenir compte de la menace permanente en provenance de Russie. Une chose est sûre : les États-Unis ne vont pas indéfiniment régler la note. Comme l’a rappelé le général en chef Marc Thys dans l’émission télévisée De Afspraak, de nombreux pays, dont le nôtre, vont devoir consentir pour la défense nationale des investissements d’une ampleur qu’on n’a plus vue chez nous depuis longtemps.

« Tous les pays d’Europe sont confrontés à des problèmes similaires, mais la Belgique semble particulièrement vulnérable. »

Et nous n’évoquons là que les crises que nous savons inéluctables. Tous les pays d’Europe sont confrontés à des problèmes similaires, mais la Belgique semble particulièrement vulnérable. Car notre situation budgétaire précaire ne permet que très peu de ces investissements nécessaires. C’est la raison pour laquelle le futur gouvernement devra ériger la discipline budgétaire en priorité absolue, peu importe qui sera le Premier ministre.

Tout ceci n’est évidemment pas un appel à geler le débat politique. Au besoin de sérieux dans la gouvernance, il existe des réponses tant de gauche que de droite, tant du centre que radicales. Que le débat s’amorce ! Mais de grâce, qu’il s’amorce sur ce sujet-là.

]

Un an avant des élections qui s’annoncent cruciales pour l’avenir du pays, [2]les présidents de partis flamands se sont dévoilés dans une série d’interviews inédites pour DaarDaar . Retrouvez la bande-annonce:



[1] https://daardaar.be/rubriques/politique/fact-checking-non-un-vote-flamand-ne-vaut-pas-moins-quun-vote-francophone/

[2] https://daardaar.be/rubriques/politique/les-presidents-des-partis-flamands-se-devoilent-dans-une-serie-video-made-in-daardaar/




Brief History Of Linux (#13)
Wanted: Eunuchs programmers

Everything you know about the creation of the Unix operating system is
wrong. We have uncovered the truth: Unix was a conspiracy hatched by
Ritchie and Thompson to thwart the AT&T monopoly that they worked for. The
system, code-named EUNUCHS (Electronic UNtrustworthy User-Condemning
Horrible System), was horribly conceived, just as they had planned.

The OS, quickly renamed to a more respectable "Unix", was adopted first by
Ma Bell's Patent Department and then by the rest of the monopoly. AT&T saw
an inexpensive, multi-user, portable operating system that it had all
rights to; the authors, however, saw a horrible, multi-crashing system
that the Evil Ma Bell Empire would become hopelessly dependent on. AT&T
would go bankrupt trying to maintain the system and eventually collapse.

That didn't happen. Ritchie and Thompson were too talented to create a
crappy operating system; no matter how hard they tried the system was too
good. Their last ditch effort to sabotage the system by recoding it
obfuscated C was unsuccessful. Before long Unix spread outside of Bell
Labs and their conspiracy collapsed.